Des histoires qui inspirent

Laissez-vous inspirer par les histoires d'entreprises qui ont bénéficié du service du Carrefour de la croissance propre et qui sont à la pointe de l'innovation dans le domaine des technologies propres.

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Aspire Food Group

« Il pourrait être avantageux pour toute entreprise ayant un mandat environnemental et les ressources nécessaires pour investir dans l'innovation d'avoir une conversation avec le Carrefour de la croissance propre. »

Anne Waddell, directrice des affaires gouvernementales

Aspire Food Group (Aspire) a été fondée à Montréal, au Québec, en 2013 pour donner suite simultanément à la question pressante de la sécurité alimentaire et aux répercussions environnementales de l'agriculture traditionnelle en misant sur l'élevage responsable d'insectes – plus précisément les grillons. À l'époque, les protéines d'insectes étaient encore en marge du marché nordaméricain, bien qu'elles soient ailleurs dans le monde une source de subsistance courante.

Aspire savait que pour que la protéine de grillon soit considérée comme une option viable sur le marché traditionnel, il fallait relever deux défis :

  • l'expérience de la consommation d'insectes doit être améliorée pour s'adapter au palais des NordAméricains;
  • le coût de production des protéines de grillons doit être abaissé pour qu'elles deviennent une solution de rechange intéressante aux sources traditionnelles de protéines.

Pour relever ces deux défis, l'entreprise a recueilli un impressionnant montant de 4,25 millions de dollars américains dans le cadre d'un tour de financement de série A et de 9 millions de dollars américains lors d'un tour de financement de série B afin de mettre sur pied une installation pilote à Austin, au Texas.

C'est là que l'équipe a passé cinq ans à étudier les conditions nécessaires au développement des grillons et à explorer l'intégration de l'automatisation dans le processus de production. Par conséquent, l'entreprise a compilé la plus grande base de données sur les grillons au monde, réalisé près de 400 découvertes scientifiques uniques, déposé 11 brevets, recensé plus d'une vingtaine de secrets commerciaux et mis au point cinq technologies. Mais surtout, le processus conçu par Aspire a permis à l'entreprise de réduire de 64,7 % ses émissions de gaz à effet de serre (par rapport à la production de référence de protéines de qualité à base de viande).

En 2019, Aspire a décidé de mettre à contribution ses années de recherche dans une installation d'envergure commerciale. L'entreprise a ainsi profité de l'occasion pour revenir à ses racines et transférer ses activités au Canada. L'une des principales raisons de ce transfert était le large éventail de programmes de soutien offerts par le gouvernement du Canada. Selon Anne Waddell, directrice des affaires gouvernementales chez Aspire, l'ardeur dont le gouvernement fédéral a fait preuve pour stimuler la croissance des petites entreprises grâce à des initiatives comme les supergrappes et à des organismes comme Technologies du développement durable du Canada (TDDC) a été un facteur important dans la décision de rapatrier Aspire au Canada.

Toutefois, l'importance de l'aide fournie par le gouvernement fédéral peut être une arme à double tranchant. Le simple volume des programmes de financement offerts par des ministères et des organismes quasi gouvernementaux qui semblent innombrables peut être écrasant pour les petites entreprises comme Aspire. C'est pour cette raison que l'entreprise a immédiatement demandé l'aide du Carrefour de la croissance propre (le Carrefour) lorsqu'elle a tenté en 2019 de s'y retrouver dans le paysage complexe du financement fédéral au Canada.

Le Carrefour a donné un aperçu inestimable de la nature des programmes de financement qui était à la disposition d'Aspire et a fourni des conseils utiles pour choisir les programmes convenant le mieux à l'entreprise. En orientant Aspire dans la bonne direction, le Carrefour a permis à l'entreprise de gagner du temps et d'économiser de l'argent, deux aspects qui font défaut aux petites entreprises qui cherchent à prendre de l'expansion.

Par conséquent, Aspire a pu se concentrer uniquement sur ses possibilités les plus prometteuses. Elle a depuis reçu 10 millions de dollars canadiens de TDDC et 16,8 millions de dollars canadiens de financement de la supergrappe de la fabrication de pointe du Canada pour construire la première installation de fabrication de protéines d'insectes de qualité alimentaire entièrement automatisée au monde à London, en Ontario. Il s'agira du système de production de protéines le plus dense d'Amérique du Nord. Aspire collabore avec Telus Agriculture, A&L Canada Laboratories, Swiftlabs et DarwinAI sur ce projet de pointe, qui devrait être achevé d'ici la fin de 2021.

HTEC

« Notre personne-ressource au Carrefour a pris le temps de bien comprendre ce que nous faisons à HTEC, ainsi que notre vision de l'avenir de l'hydrogène au Canada. Alors que nous continuons de sensibiliser le gouvernement fédéral, le Carrefour constitue une ressource essentielle pour notre entreprise en raison de l'expertise sectorielle de son personnel, de sa vision générale des programmes fédéraux et de l'intérêt sincère qu'il a manifesté à l'égard des objectifs de notre entreprise. »

Colin Armstrong, président et chef de la direction

Les véhicules électriques à pile à combustible (VEPAC) pourraient réduire considérablement les émissions atmosphériques produites par les automobiles au Canada. Alimentés par la réaction chimique qui se produit lorsqu'on combine de l'hydrogène et de l'oxygène, ces véhicules ne produisent qu'une seule émission, à savoir de l'eau. Offrant une plus grande autonomie et un ravitaillement plus rapide comparativement à leurs équivalents électriques à batterie, les VEPAC représentent la solution idéale pour les camions à longue distance et à forte charge utile, qui sont essentiels au transport des marchandises dans le vaste territoire canadien.

Les VEPAC offrent également l'avantage intéressant sur le plan environnemental d'être carboneutres, à condition que l'hydrogène utilisé pour les alimenter soit bleu (produit à partir de combustibles fossiles en combinaison avec des technologies de capture du carbone) ou vert (produit par électrolyse alimentée par des sources d'énergie renouvelable).

Toutefois, pour que le Canada puisse exploiter efficacement le potentiel des VEPAC, il faut une infrastructure de l'hydrogène, de la première source jusqu'à la vente finale; c'est pour profiter de cette occasion que HTEC Hydrogen Technology & Energy Corporation (HTEC) a été fondée en 2005. À une époque où il n'y avait pratiquement pas de VEPAC sur la route, l'entreprise s'est efforcée de libérer le potentiel de l'hydrogène en créant des solutions d'approvisionnement et des réseaux de postes de ravitaillement à l'appui du déploiement des VEPAC.

En 2018, l'entreprise a ouvert son premier poste de ravitaillement en hydrogène au détail du Canada à Vancouver, en ColombieBritannique. HTEC construit, possède et exploite désormais des installations de production d'hydrogène, des systèmes de distribution et des postes de ravitaillement en ColombieBritannique, en Alberta, au Québec et en Californie.

Étant à la fine pointe d'un secteur d'activité perturbateur, HTEC a été témoin des fluctuations de l'aide gouvernementale offerte dans le domaine de l'hydrogène au fil des ans.

Par conséquent, l'entreprise ne sait que trop bien à quel point il peut être difficile d'obtenir du financement du gouvernement fédéral, et combien il est important d'être au courant des changements de politique qui affectent son secteur d'activité. Pour aider des entreprises canadiennes comme HTEC à surmonter de telles difficultés, on a créé le Carrefour de la croissance propre (le Carrefour) en 2018.

u cours des dernières années, le Carrefour a apporté à HTEC un soutien inestimable, alors que l'entreprise continue de chercher du financement pour développer son réseau de postes de ravitaillement dans tout le pays. Grâce à des communications régulières, le Carrefour travaille en étroite collaboration avec HTEC pour discuter des projets et trouver de nouvelles occasions de financement, ainsi que pour fournir des mises à jour sur l'état des propositions en cours d'examen.

En fin de compte, la mobilisation du Carrefour a permis à l'entreprise de prendre des décisions plus judicieuses concernant les possibilités de financement à exploiter, et d'obtenir un financement de quatre millions de dollars dans le cadre de l'Initiative pour le déploiement d'infrastructures pour les véhicules électriques et les carburants de remplacement, lancée par Ressources naturelles Canada.

Cette aide du gouvernement fédéral a depuis été transformée par HTEC en deux importantes prises de participation : un investissement de 20 millions de dollars de l'entreprise américaine Chart Industries Inc., l'un des principaux fabricants mondiaux d'équipement de liquéfaction et de cryogénie pour les marchés de l'énergie et du gaz industriel, suivi d'un investissement de 217 millions de dollars dans l’entreprise par Chart et I Squared Capital (ISQ). ISQ est un gestionnaire indépendant d'investissements en infrastructure mondiale qui se concentre sur les énergies propres, les services publics, les télécommunications et les transports en Amérique, en Europe et en Asie.

General Fusion

« Le Carrefour est un intermédiaire essentiel dans le processus de financement, facilitant la communication entre les entreprises et les ministères du gouvernement fédéral. Son rôle est particulièrement important pour les entreprises qui exercent leurs activités dans des secteurs transformationnels, comme la fusion. »

Jay Brister, directeur du développement des affaires

Le monde a besoin d'une source d'énergie propre et abondante. Une source en mesure d'offrir la stabilité des infrastructures énergétiques traditionnelles, de répondre rapidement aux pics de la demande, tout en étant respectueuse de l'environnement. La fusion nucléaire (la fusion) peut satisfaire à ces trois critères.

La fusion consiste à utiliser une chaleur extrêmement élevée pour fusionner ensemble deux isotopes stables de l'hydrogène. Le processus de fusion libère une grande quantité d'énergie, qui est ensuite utilisée pour créer de l'électricité. Contrairement à sa cousine plus courante, la fission nucléaire, qui exige la fission d'éléments lourds pour obtenir des noyaux plus petits, la fusion ne crée pas de déchets radioactifs à longue durée de vie comme sousproduit. De plus, la fusion est considérée comme un complément écologique aux sources d'énergie renouvelable intermittentes et au stockage par batterie.

Malgré ses avantages, l'utilisation de la fusion pour produire de l'énergie n'a pas encore été pleinement commercialisée. Cette situation est attribuable à la complexité inhérente, et au coût subséquent, du maintien de la température extrême et de la pression exacte requises pour que les molécules d'hydrogène se combinent.

Dans le but de créer une énergie de fusion économiquement viable, General Fusion a été fondée en 2002 à Burnaby, en ColombieBritannique. Depuis, l'entreprise a passé des décennies à peaufiner son approche à l'égard de la fusion à cible magnétisée, qui maximise l'utilisation des technologies industrielles actuelles. Il en découle une approche plus rentable et plus pratique de la fusion, ce qui, en fin de compte, accélérera la commercialisation et la mise en œuvre généralisée de la technologie pour produire de l'énergie.

Aujourd'hui, General Fusion se prépare à construire son usine de démonstration de la fusion, qui assemblera des composants éprouvés dans une version à l'échelle de sa machine commerciale. Le financement de l'usine de démonstration de la fusion provient de sources publiques et privées.

Dans les efforts déployés par l'entreprise pour recueillir des fonds, l'un des éléments importants était une demande présentée au Fonds stratégique pour l'innovation (FSI). En raison de l'importance du financement disponible par le biais du FSI, le processus pour obtenir les fonds est à la fois long et complexe. General Fusion s'est tournée vers le Carrefour de la croissance propre (le Carrefour) pour obtenir des conseils tout au long du processus.

Comme le raconte Jay Brister, directeur du développement des affaires chez General Fusion, le Carrefour a joué un rôle déterminant pour permettre à l'entreprise de conclure une entente de contribution de 50 millions de dollars par le biais du FSI. Le Carrefour a fourni à General Fusion des conseils pour l'aider à comprendre à la fois les subtilités du processus de demande et les objectifs du programme du FSI. Il s'est également efforcé de faire mieux connaître la fusion aux administrateurs du FSI pour s'assurer que le projet proposé soit bien compris par les agents de programme.

La contribution de 50 millions de dollars du gouvernement fédéral a fait prendre conscience au secteur privé de la viabilité d'un investissement dans l'usine de démonstration de la fusion; elle a finalement aidé l'entreprise à conclure un tour de financement de série E de 86 millions de dollars en 2019.

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