Conformément à la Directive du Cabinet sur l'évaluation environnementale et économique stratégique, une évaluation selon l'Optique de climat, de nature et d'économie (OCNE) a été réalisée pour le projet de 200 millions de dollars de Delpharm Boucherville Canada Inc. visant la modernisation et l'agrandissement de ses installations à Boucherville, au Québec. L'initiative vise à accroître la capacité de production de médicaments injectables stériles. Le 18 mars 2025, le gouvernement du Canada a annoncé une contribution de 60 millions de dollars pour appuyer le projet par l'intermédiaire du Fonds de réponse stratégique, anciennement le Fonds stratégique pour l'innovation.
L'expansion comprend la construction d'un nouveau bâtiment de 28 000 pieds carrés adjacent à l'installation existante et la modernisation des opérations actuelles. Une fois l'expansion terminée, la capacité de production annuelle de Delpharm passera de 67 millions à environ 130 millions d'unités de médicaments injectables stériles. Cet investissement permet d'assurer les activités de Delpharm au Canada, de maintenir 450 emplois et de renforcer l'approvisionnement national en médicaments essentiels pour les systèmes de santé canadiens. Le projet cadre avec la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à établir une base industrielle durable et à améliorer l'état de préparation aux pandémies.
En fonction des conclusions de l'évaluation selon l'OCNE, les émissions de gaz à effet de serre augmenteront temporairement pendant la construction et légèrement avec l'accroissement de la production. Toutefois, on intégrera à l'installation des systèmes éconergétiques afin d'atténuer les répercussions à long terme. Il ne devrait y avoir aucune incidence importante sur la biodiversité, car le site se trouve à l'intérieur d'une zone industrielle existante et le projet ne comporte pas de changements dans l'utilisation des terres. Le site est situé près du fleuve Saint-Laurent, qui sert d'habitat à des espèces en péril comme le chevalier cuivré. À l'heure actuelle, aucune autorisation de Pêches et Océans Canada, de Transports Canada ou de l'Agence d'évaluation d'impact du Canada n'est requise, car les activités de Delpharm n'engendrent pas de déversement dans le fleuve. Bien qu'il soit possible que la construction suscite à court terme du bruit, de la pollution atmosphérique et des déchets, l'adoption de technologies écoénergétiques devrait réduire l'empreinte carbone globale de l'installation au fil du temps.