Questions et Réponses

Qu'est-ce que l'infrastructure de recherche numérique?

L'infrastructure de recherche numérique (IRN) est l'ensemble d'outils et de services qui permet aux chercheurs de transformer les données massives en percées scientifiques. Les quatre composantes de base de l'IRN sont la gestion des données, un réseau numérique pour la recherche, les logiciels de recherche et le calcul informatique de pointe pour la recherche. Ces composantes sont appuyées par la cybersécurité et un personnel hautement qualifié.

Pourquoi l'IRN est-elle importante?
  • Les nouvelles technologies et données numériques ont transformé la façon dont sont effectuées les recherches scientifiques.
  • L'IRN permet d'effectuer le traitement, la modélisation, la simulation et la visualisation de données complexes qui facilitent les recherches scientifiques dans des domaines tels que l'intelligence artificielle, la climatologie, la génomique/les thérapies et la physique, pour n'en nommer que quelques-uns.
  • En d'autres mots, l'IRN est désormais une nécessité pour la majorité des activités de recherche universitaire.
Qu'est-ce que la Stratégie pour l'IRN?
  • Dans son budget de 2018, le gouvernement du Canada a prévu un investissement de 572,5 millions de dollars sur cinq ans en vue de doter le Canada de la meilleure infrastructure de recherche numérique. L'objectif du gouvernement du Canada est de fournir aux scientifiques et aux chercheurs canadiens tous les outils numériques dont ils ont besoin pour effectuer de la recherche de calibre mondial afin de favoriser l'innovation au Canada.  
Quels sont les objectifs à long terme de cette initiative?
  • Les chercheurs canadiens disposent des outils nécessaires pour mener de la recherche de pointe.
  • Des chercheurs seront mieux équipés et seront en mesure d'optimiser les données de recherche en vue de générer des connaissances et des idées d'avant-garde
  • Des services et des outils numériques de calibre mondial pour encourager la collaboration et tirer parti des données de recherche afin d'acquérir de nouvelles connaissances scientifiques
  • Une vision nationale cohérente pour de futurs investissements, misant sur les contributions venant des gouvernements fédéral et provinciaux, des établissements et du secteur privé
  • Un écosystème de l'IRN adaptable et réceptif, capable de répondre de façon efficiente et efficace aux nouveaux besoins et de saisir les occasions qui se présentent dans le milieu de la recherche
Que se passe-t-il si nous n'appuyons pas l'IRN au Canada?
  • La demande d'IRN est en hausse et continuera de croître. L'IRN est désormais une nécessité pour la majorité des activités de recherche universitaire. 
  • De plus, sans une IRN adéquate, le gouvernement du Canada ne peut pas pleinement obtenir les résultats escomptés en matière de sciences et d'innovation, tels que l'acquisition de nouvelles connaissances, le recrutement de travailleurs qualifiés, la propriété intellectuelle et les innovations en vue d'obtenir des avantages économiques, environnementaux, sociaux et de santé.
  • Sans une IRN prévisible et suffisante, les chercheurs canadiens sont moins en mesure d'être des chefs de file dans les domaines de la recherche scientifique et de l'innovation qui reposent sur l'accès à l'IRN, y compris dans des domaines clés comme la recherche sur le cerveau, l'astronomie et l'astrophysique, et les changements climatiques. Cela a de même un impact négatif sur les possibilités pour les chercheurs canadiens de s'engager et de contribuer dans ces domaines clés à l'échelle internationale.
Pourquoi veut-on augmenter la capacité en calcul informatique de pointe (CIP) pour la recherche?
  • Au Canada, la capacité de traitement par superordinateur est limitée. Les chercheurs canadiens sont désavantagés comparativement à ceux d'autres pays.
  • Le gouvernement du Canada passe aux actes en investissant 50 millions de dollars pour étendre l'infrastructure de superinformatique nationale hébergée par des établissements postsecondaires à cinq emplacements au pays.       
  • Cette capacité accrue va permettre au Canada de continuer à exceller en sciences et en recherche et de demeurer concurrentiel à l'échelle mondiale.
Comment les 50 millions de dollars consacrés à l'expansion de la capacité en CIP seront-ils répartis entre les cinq emplacements?
  • Les 50 millions de dollars sont répartis de manière optimale en fonction du rapport qualité-prix pour maximiser et accroître le plus rapidement possible la capacité offerte aux chercheurs. 
  • La contribution financière des partenaires permettra de tirer le maximum des fonds consacrés à l'augmentation de la capacité de calcul mise à la disposition des chercheurs dans l'ensemble du Canada.
  • Le financement fédéral est réparti comme suit (les montants sont approximatifs) :
    • 16,7 millions de dollars à l'Université McGill pour un projet d'une valeur totale de 28,1 millions de dollars;
    • 18,1 millions de dollars à l'Université Simon Fraser pour un projet d'une valeur totale de 39,7 millions de dollars;
    • 5,2 millions de dollars à l'Université de Victoria pour un projet d'une valeur totale de 9,6 millions de dollars;
    • 6 millions de dollars à l'Université de Toronto pour un projet d'une valeur totale de 11 millions de dollars;
    • 4 millions de dollars à l'Université de Waterloo pour un projet d'une valeur totale de 5,6 millions de dollars.
Pourquoi certaines universités obtiennent-elles des fonds pour une expansion immédiate de la capacité en CIP, alors que d'autres n'obtiennent rien?
  • Cet investissement va combler un fossé immédiat en matière de capacité informatique pour la recherche. La plateforme informatique nationale va également recevoir une mise à niveau dont la communauté de recherche a grandement besoin.
  • Pour assurer un déploiement efficace et répondre rapidement aux besoins non comblés des chercheurs dans toutes les régions du pays, l'investissement est limité aux cinq emplacements nationaux actuels de CIP qui fournissent des services informatiques généraux aux chercheurs universitaires.
  • Ces emplacements ont déjà fait l'objet d'un examen approfondi par les pairs. Leurs systèmes sont déjà fonctionnels et intégrés à la plateforme nationale de CIP. Les emplacements ont également conclu des ententes d'approvisionnement et d'exploitation qui permettront une mise en œuvre rapide de la nouvelle capacité.
  • La stratégie en matière de CIP devrait donner lieu à des concours futurs qui seront ouverts à un plus grand nombre de demandeurs.    
Quelle sera l'augmentation approximative de la capacité de calcul informatique du système national à la suite de l'expansion de la capacité en CIP?
  • Cet investissement va permettre d'augmenter de 50 % la capacité de traitement globale et de doubler les capacités de traitement graphique spécialisé. 
  • 70 % de la nouvelle capacité devrait être à la disposition des chercheurs d'ici l'hiver 2020.
Que fait le personnel hautement qualifié (PHQ)?
  • Le PHQ travaille dans les quatre piliers du système d'IRN et comprend des informaticiens qui travaillent sur des calculs informatiques de pointe pour la recherche, des bibliothécaires de données qui travaillent en gestion de données, des développeurs de logiciels qui travaillent sur des logiciels de recherche et des ingénieurs de réseaux qui gèrent des réseaux numériques.
  • La majorité du personnel travaille dans des établissements postsecondaires et applique leurs compétences et leurs connaissances à l'une des fonctions suivantes, ou aux deux :
    • 1) élaborer ou maintenir une infrastructure ou des services numériques;
    • 2) appuyer directement des chercheurs dans l'utilisation de cette infrastructure ou des services afin d'améliorer leurs projets de recherche.
  • Il est tout aussi nécessaire que l'infrastructure physique pour assurer que les chercheurs peuvent utiliser et maximiser l'IRN.
Comment le personnel hautement qualifié bénéficiera-t-il de la stratégie pour l'IRN?
  • L'un des objectifs de la Stratégie pour l'IRN consiste à assurer une stabilité et à réduire au minimum les perturbations pour le personnel hautement qualifié et les chercheurs, raison pour laquelle la stratégie pour l'IRN clarifie la responsabilité du financement pour les investissements réalisés dans l'écosystème de l'IRN, y compris le personnel.
  • Cette mesure soutiendra les postes à plus long terme et favorisera une plus grande stabilité professionnelle pour ce personnel aux niveaux local, régional et national.
  • Vu le financement accru et prévisible, la Stratégie devrait soutenir un nombre accru de PHQ et d'emplois dans l'avenir.
Y aura-t-il une organisation nationale?
  • Oui.
  • La Stratégie financera une organisation nationale à but non lucratif qui fera avancer les activités nationales de l'IRN liées au CIP, à GD et aux LR, et y investira.
  • D'autres précisions telles que le nouveau nom et les membres du comité exécutif suivront au cours des prochains mois.
  • CANARIE continuera de jouer son rôle de gestionnaire du réseau numérique pour la recherche et l'éducation du Canada.
Quel rôle le gouvernement du Canada jouera-t-il auprès de cette organisation?
  • Le gouvernement du Canada jouera un rôle direct dans la nomination des responsables de cette nouvelle organisation indépendante à but non lucratif.
  • Comme pour tous les bénéficiaires tiers du programme de contribution, les représentants d'ISDE surveilleront régulièrement la prestation des services et des programmes des bénéficiaires afin de s'assurer qu'elle répond aux objectifs énoncés dans l'Entente de contribution et qu'elle est exercée dans l'intérêt national de tous les chercheurs canadiens, peu importe leur emplacement ou leur discipline.
Qu'est-ce que cela signifie pour Calcul Canada et la Fondation canadienne pour l'innovation? Est-ce qu'il y aura des pertes d'emplois?
  • Aucune perte d'emploi n'est à prévoir.
  • Il n'y aura sans doute pas de conséquences négatives pour le personnel hautement qualifié. Ces personnes possèdent des compétences spécialisées qui vont demeurer très demandées.
  • Afin d'assurer une stabilité des activités et de minimiser les perturbations touchant le personnel hautement qualifié et les chercheurs, la Fondation canadienne pour l'innovation va continuer de financer la fédération Calcul Canada jusqu'au 31 mars 2022. Le nouvel organisme national chargé de l'infrastructure de recherche numérique (IRN) prendra ensuite la relève.
  • La Fondation canadienne pour l'innovation va continuer de financer les projets admissibles liés à l'IRN à l'échelon régional ou local par l'entremise de ses autres programmes de financement, dont le Fonds des leaders John-R.-Evans et le Fonds d'innovation.
  • Calcul Canada appuie pleinement cette approche. Calcul Canada est prêt à appuyer la transition des activités qui seront désormais financées par le nouvel organisme sans but lucratif.
Qu'est-ce que cette nouvelle stratégie représente pour CANARIE?
  • Nous investissons 137 millions de dollars dans notre Réseau national de recherche et d'éducation par l'entremise du financement renouvelé de CANARIE pour la période de 2020 à 2024.
  • CANARIE gère le réseau numérique ultrarapide de recherche et d'éducation du Canada, qui connecte les chercheurs, les enseignants et les innovateurs du pays, et leur permet d'accéder à leurs homologues, aux données et aux technologies de la planète entière.
  • CANARIE va continuer à gérer le réseau de recherche du Canada. L'organisme va également obtenir un mandat accru en matière de cybersécurité.
Que signifie cette nouvelle stratégie pour Données de recherche Canada?
  • Les responsabilités en matière de gestion de données de recherche (GDR) seront transférées de Donnés de recherche Canada/CANARIE à la nouvelle organisation à but non lucratif une fois que la stratégie sera pleinement opérationnelle et prête à entreprendre des programmes de gestion de données.
  • Pendant la phase de transition, CANARIE continuera à assumer ses responsabilités pour la GDR, de même que Données de recherche Canada.
Que signifie cette nouvelle stratégie pour l'Association des bibliothèques de recherche du Canada?
  • L'Association des bibliothèques de recherche du Canada (ABRC) continuera d'exister et de fournir un soutien de première ligne en matière de GDR à ses établissements, comme elle le fait actuellement.
  • La nouvelle organisation à but non lucratif aura un mandat explicite pour les normes, les politiques, les services et les outils de GDR au niveau national pour l'IRN. On s'attend, par conséquent, à ce que l'organisation collabore avec l'ABRC afin d'assurer des responsabilités et des rôles clairs et complémentaires pour soutenir l'ensemble de l'écosystème de recherche.
Quelles mesures sont en place pour protéger l'infrastructure de recherche numérique (IRN) du Canada et atténuer les risques à son égard?
  • La sécurité de l'IRN et des données de recherche est une priorité clé. 
  • C'est pour cela que toutes les ententes de financement de l'IRN comprennent des exigences exécutoires de cybersécurité. Mon ministère va coordonner une vérification de la cybersécurité du système d'IRN afin d'assurer son intégrité continue.
  • Le nouvel organisme canadien chargé de l'IRN sera demandé d'adopter des mesures pour protéger les ressources canadiennes de recherche numérique.
  • À l'heure actuelle, nous fournissons à CANARIE un financement particulier à des fins de cybersécurité. CANARIE conçoit et diffuse des outils qui contribuent à renforcer la sécurité du réseau national de recherche et d'éducation.
  • Ensemble, ces deux organismes vont s'assurer que les enjeux de sécurité sont pris en considération dans tous les domaines de l'IRN du Canada.
  • Nous continuerons de travailler avec les établissements postsecondaires pour améliorer la protection des activités de recherche et des innovations au Canada.