Indicateurs de performance et cibles : Une nouvelle vision de la science et de la recherche

 Emplois et innovation : Évaluation des progrès et des résultats

Objectif

  • Faire en sorte que le Canada figure parmi les dix premiers pays de l'OCDE pour l'impact relatif des citations (IRC) en sciences naturelles, génie et sciences de la vie d'ici 2025.

La science et la recherche permettent de découvrir des solutions aux difficultés sociétales, qu'il s'agisse de changement climatique en passant par les changements démographiques et la faible croissance économique. La recherche stimule l'innovation par la découverte et aide à constituer le vivier canadien de talents. Une entreprise scientifique solide profite aux générations actuelles et futures de Canadiens. Le Canada produit de la recherche de grande qualité et il est à l'avant-garde dans des domaines stratégiques comme l'apprentissage automatique, mais son rendement en matière de recherche dans d'autres domaines tire de l'arrière.

Les points forts du Canada en matière de recherche ne se sont pas traduits en résultats de recherche, de technologie ou d'innovation appliqués. Les investissements dans la recherche fondamentale ont diminué au cours des dix dernières années et les infrastructures scientifiques vieillissantes dans l'ensemble du pays ont limité certains domaines de recherche. Le gouvernement a fait appel à des chefs de file de la communauté de la recherche pour mener un examen des sciences fondamentales et, en réponse aux résultats de cet examen, le gouvernement a fait des investissements historiques dans la recherche fondamentale, les sciences et les infrastructures. Le budget 2018 a attribué 4 milliards de dollars en soutien du travail des chercheurs et à l'acquisition d'outils et d'installations de pointe. Le budget 2018 a également annoncé la plus importante augmentation à ce jour du financement de la recherche fondamentale par l'entremise des conseils subventionnaires du Canada, soit près de 1,7 milliard de dollars sur cinq ans.

En 2016, le Canada détenait plus de 3 % des publications parmi les 10 % les plus citées dans le monde, ce qui le place au 7e rang parmi les économies de l'OCDE avec un large volume de publications les plus citées dans le monde (figure 9.1). Le Canada est le quatrième producteur de documents scientifiques les plus cités sur l'apprentissage automatique (Machine learning) après les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Italie. Selon Element AI, le Canada dispose du troisième plus grand nombre d'experts en IA au monde, soit près de 1 500 chercheurs titulaires d'un doctorat. Le Canada représente également 2 % de l'ensemble des brevets d'apprentissage automatique délivrés à l'échelle mondiale, soit au 6e rang à l'échelle internationale. Ces résultats illustrent l'excellence scientifique du Canada.

La fréquence à laquelle un pays produit des publications fréquemment citées et cosignées avec un auteur à l'international représente un autre indicateur de l'excellence scientifique. Les publications qui font l'objet d'une collaboration internationale paraissent en général dans les revues les plus prestigieuses et sont citées plus souvent. Selon le Conseil des académies canadiennes, un taux de collaboration internationale élevé témoigne de la compétitivité en matière de recherche. Une autre analyse faite par l'OCDE se concentre sur l'excellence et l'origine de l'auteur principal de l'article appartenant au top 10% des plus cités. Ainsi, le Canada se classe dans le top 20 des pays de cette organisation en termes du top 10% des articles les plus cités, rédigés dans le cadre d'une collaboration internationale et dirigés par des auteurs locaux ou bien étrangers.

Figure 9.1 : Pourcentage des publications parmi les 10 % les plus citées dans le monde

Version textuelle
OCDE Pourcentage des publications parmi les 10 % les plus citées dans le monde dirigées par un auteur local Dirigées par un auteur étranger Total Classement
Luxembourg 5,8 3,4 9,2 1
Suisse 5,0 3,4 8,3 2
Pays-Bas 4,1 2,7 8,3 3
Islande 3,9 4,4 6,8 4
Belgique 3,9 2,7 6,8 5
Danemark 3,8 3,0 6,6 6
Suède 3,6 2,5 6,1 7
Royaume-Unis 3,5 2,3 5,8 8
Australie 3,3 2,0 5,7 9
Autriche 3,2 2,4 5,4 10
Allemagne 3,1 1,9 5,3 11
Finlande 3,0 2,3 5,2 12
Italie 3,0 1,7 5,0 13
Norvège 2,9 2,3 4,9 14
Canada 2,8 1,9 4,8 15
France 2,7 2,1 4,8 16
Irlande 2,7 2,2 4,7 17
Nouvelle-Zélande 2,6 1,9 4,6 18
Estonie 2,6 2,2 4,5 19
Espagne 2,6 1,6 4,4 20
Israël 2,6 1,9 4,2 21
États-Unis 2,6 1,3 3,8 22
Portugal 2,4 1,4 3,8 23
Grèce 1,9 1,7 3,6 24
Chili 1,8 1,6 3,3 25
Slovénie 1,7 1,5 3,2 26
Hongrie 1,4 1,4 2,8 27
République Tchèque 1,3 0,9 2,3 28
Corée 1,2 0,6 1,8 29
Japon 1,0 0,7 1,8 30
Lettonie  1,0 0,9 1,8 31
Pologne 0,9 0,8 1,7 32
République slovaque 0,9 0,9 1,7 33
Mexique 0,8 0,8 1,6 34
Turquie 0,5 0,5 1,0 35
Moyenne OCDE 2,6 1,9 4,5 n/d

Source:

Science, technologie et industrie : Tableau de bord de l'OCDE 2017

Les répercussions de la recherche canadienne ne cessent de prendre de l'importance par rapport à la moyenne mondiale. Le facteur de l'impact relatif des citations (IRC) mesure les répercussions des publications des établissements canadiens en fonction de la fréquence des citations. Le facteur de l'IRC canadien en sciences naturelles, en génie et en sciences de la vie a augmenté, passant de 1,35 en 2014 à 1,42 en 2017 (figure 9.2). Cependant, les résultats de l'IRC dans ces mêmes domaines ont également augmenté dans la plupart des économies avancées au cours de la même période, laissant le Canada ex aequo avec un autre pays à la 15e place du classement de l'OCDE.

Figure 9.2 : Publications mondiales – Facteur de l'impact relatif des citations (IRC) en sciences naturelles et génie, classement de l'OCDE en fonction des pays sélectionnés.

Version textuelle
Année Canada Suisse Royaume-Uni États-Unis
2003 10 1 7 4
2004 10 1 7 5
2005 11 1 7 5
2006 11 2 7 5
2007 10 2 7 6
2008 13 1 6 7
2009 12 2 6 8
2010 14 2 6 10
2011 14 2 6 11
2012 16 2 8 15
2013 16 2 9 15
2014 16 2 7 14
2015 14 3 10 17
2016 16 3 10 20
2017 15 4 9 20

Sources :

Observatoire des sciences et des technologies