Fracture numérique : le coût en temps, en argent et en complexité d'être un consommateur non internaute

Auteur

Geneviève Grenier; Maryse Guénette

Organisation

Option consommateurs

Publié

2013

Résumé

De plus en plus d’observateurs croient qu’un écart s’est creusé entre les personnes qui naviguent sur le Web et les autres ; c’est ce qu’on appelle la fracture numérique. Est‐ce le cas? Cette étude a permis Option consommateurs (OC) de conclure que le facteur socio‐économique joue un bien plus grand rôle que le facteur géographique lorsqu'on réfléchit à la fracture numérique canadienne actuelle. En effet, il faut cesser de se borner aux questions d'infrastructures et de disponibilité de la bande passante – des questions techniques qui, avec l'avancement de la technologie et le développement de l'industrie, sont réglées ou en voie de l'être. Vaut mieux poser la question en termes humains : qui sont les personnes qui ne sont pas encore branchés? Pourquoi ne le sont‐elles pas?

Selon OC ce qui est le plus alarmant est que les personnes les plus touchées par la fracture numérique sont, pour la plupart des gens a priori démunis dans nos sociétés du savoir et de la consommation – les analphabètes, les personnes âgées, les ménages à faible revenu. La seule exception étant les personnes récalcitrantes à cette technologie et, de ce qu'on peut en comprendre, ces personnes ne sont pas branchées par choix et sont prêtes à assumer la perte de temps et d'énergie reliée à ce choix.

OC a aussi remarqué que même les entités gouvernementales comme l'assurance emploi n'acceptent plus que les demandes par voies électroniques, ce qui peut évidemment désavantager les consommateurs faiblement alphabétisés ou peu versés dans la navigation Web, et ce, même si on offre des postes informatiques dans les postes de services gouvernementaux.

Ces nouveaux désavantages pour les non internautes s’ajoutent à ceux déjà observés. C'est pour cette raison qu’OC a recherché des solutions possibles à la fracture numérique canadienne. Selon les observations d’OC, malgré l'immense territoire qu'est le Canada, il demeure qu'au moins un type de service Internet haute vitesse est disponible aux consommateurs désirant se brancher – soit‐ce à un coût plus élevé dans certaines régions. En revanche, il semble manquer d'initiative concrète et de solutions tangibles pour remédier à la fracture numérique et stimuler l'adoption – étant donné que l'offre est visiblement là.

Ce document est disponible dans la (les) langue(s) suivante(s) :

Énoncé de désistement de responsabilité concernant l'information provenant de tiers

Une partie des informations de ce site Web à été fournie par des sources externes. Le gouvernement du Canada n'assume aucune responsabilité concernant la précision, l'actualité ou la fiabilité des informations fournies par les sources externes. Les utilisateurs qui désirent employer cette information devraient consulter directement la source des informations. Le contenu fournit par les sources externes n'est pas assujetti aux exigences sur les langues officielles, la protection des renseignements personnels et l'accessibilité.

anglais et français

Recherche subventionnée par le BC
Cette recherche a reçu du soutien financier dans le cadre du Programme de contributions du Bureau de la consommation.

Renseignements

Adresse
50, rue Ste Catherine Ouest, buerau 440
Montréal (Québec)
H2X 3V4
Téléphone
(514) 598-7288
Téléc
(514) 598-8511

Source: Répertoire de la recherche sur les politiques en consommation