Le Moniteur du capital de risque - Premier trimestre de 2009

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Les petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes innovatrices à forte croissance qui commercialisent les résultats de la recherche sont en grande partie tributaires de l'industrie du capital de risque (CR) pour assurer leur financement. C'est pourquoi la vigueur de cette industrie revêt de l'importance pour ce segment des PME. La présente série de bulletins a pour but de fournir de l'information à jour sur l'industrie du capital de risque au Canada. À cette fin, elle fait état des tendances observées au chapitre de l'investissement, rend compte de la recherche sur des sujets touchant le capital de risque et examine les principales grappes technologiques où est investi le capital de risque.


Introduction

Le présent numéro rend compte des tendances qui caractérisent les activités en matière de capital de risque au cours du premier trimestre de 2009; il décrit aussi les nombreux programmes relatifs au capital de risque que les gouvernements ont annoncés durant ce trimestre. Vous y trouverez par ailleurs un article sur les mécanismes de certains concours de démarrage d'entreprises au Canada, qui démontre comment les programmes peuvent aider les petites entreprises qui méritent l'investissement.

Aperçu des activités en matière de capital de risque

Investissement et mobilisation de fonds

Investissement et mobilisation de fonds

L'investissement en capital de risque au Canada s'est chiffré à 275 millions de dollars (102 transactions) au premier trimestre de 2009, ce qui représente le montant le plus faible inscrit depuis le troisième trimestre de 2003, et une baisse de 25 % par rapport au premier trimestre de 2008. Près de 48 % de cette baisse est attribuable à un ralentissement des activités d'investissements privés indépendants. Il est important de souligner que le Régime de retraite des employés municipaux de l'Ontario (OMERS) a réalisé 18 % des investissements totaux (50 millions de dollars) en une transaction de début de croissanceNote de bas de page 1 unique (BMV Holdings). Sans cette transaction particulière, la baisse des investissements aurait été de 38 % par rapport au niveau d'investissement du premier trimestre de 2008. Au premier trimestre de 2009, la mobilisation de fonds a subi une baisse de 64 %, alors que les sommes engagées n'étaient que de 149 millions de dollars (tableau 1).

Tableau 1
Investissement en capital de risque et mobilisation de fonds, premiers trimestres de 2008 et de 2009
T1 de 2008T1 de 2009Variation (en %)
(millions de dollars)
Source : Thomson Reuters Canada, 2009.
Investissement367275-25
Mobilisation de fonds418149−64

Valeur des transactions

La baisse des transactions de grande valeur se poursuit au premier trimestre de 2009

Si l'on exclut la transaction particulière réalisée par OMERS, la valeur moyenne des transactions s'élevait à 2,2 millions de dollars, soit une valeur légèrement inférieure à la valeur moyenne de 2,5 millions de dollars enregistrée au premier trimestre de 2008. La tendance relative aux transactions de moindre valeur s'est poursuivie au premier trimestre de 2009. En fait, les transactions inférieures à un million de dollars ont augmenté, passant de 22 % de toutes les transactions au premier trimestre de 2008 à 31 % au trimestre correspondant de 2009. La valeur moyenne des transactions au Canada demeure inférieure à celles des États-Unis, où la valeur moyenne des transactions pour les entreprises soutenues par du capital de risque s'élève à 5,4 millions de dollars américains (figure 1).

Figure 1
Répartition des investissements en capital de risque selon la valeur des transactions, premiers trimestres de 2008 et de 2009

Figure 1 : Répartition des investissements en capital de risque selon la valeur des transactions, premiers trimestres de 2008 et de 2009
Source : Thomson Reuters Canada 2009.
Description de la figure 1
Figure 1 : Répartition des investissements en capital de risque selon la valeur des transactions, premiers trimestres de 2008 et de 2009
Valeur des transactionsT1 de 2008T1 de 2009
(%)
Moins de 1 M$2231
De 1 M$ à 4,9 M$5246
5 M$ et plus2623

Étape du développement

Augmentation des activités d'investissement de prédémarrage et de démarrage

Les activités d'investissement de prédémarrage et de démarrage ont augmenté au cours du premier trimestre de 2009 par rapport au premier trimestre de 2008, en raison de l'investissement exceptionnel de 50 millions de dollars pour BMV Holdings effectué par OMERS. Les investissements aux « autres étapes préliminaires » et aux « étapes ultérieures » ont poursuivi leur chute, en baisse respective de 51 % et de 38 % par rapport au premier trimestre de 2008 (figure 2).

Figure 2
Investissement en capital de risque selon l'étape du développement, premiers trimestres de 2008 et de 2009

Figure 2 : Investissement en capital de risque selon l'étape du développement, premiers trimestres de 2008 et de 2009
Source : Thomson Reuters Canada, 2009.
Description de la figure 2
Figure 2 : Investissement en capital de risque selon l'étape du développement, premiers trimestres de 2008 et de 2009
Étape du développementT1 de 2008T1 de 2009
(millions de dollars)
Prédémarrage et démarrage5697
Autres étapes préliminaires9546
Étapes ultérieures216132

Nouveaux investissements et investissements subséquents

Le nombre de nouvelles entreprises qui ont bénéficié d'un investissement en capital de risque au cours du premier trimestre de 2009 a chuté, passant de 53 (T1 de 2008) à 35. Plus de la moitié de ces entreprises franchissait l'étape avancée du développement et seulement 22 % d'entre elles étaient aux étapes de prédémarrage et de démarrage. Le nombre d'entreprises qui ont bénéficié de transactions subséquentes a diminué pour passer de 84 au premier trimestre de 2008 à 67 au trimestre correspondant de 2009. Il est important de noter que le nombre d'entreprises qui ont bénéficié de transactions subséquentes représente 66 % du total, soit une hausse de 5 points de pourcentage par rapport au pourcentage enregistré (61 %) au premier trimestre de 2008 (tableau 2).

Tableau 2
Nombre d'entreprises ayant bénéficié de nouveaux investissements et d'investissements subséquents, premiers trimestres de 2008 et de 2009
T1 de 2008T2 de 2008T3 de 2008T4 de 2008T1 de 2009
Source : Thomson Reuters Canada, 2009.
NouveauxToutes5322454635
Prédémarrage et démarrage19814138
Autres étapes préliminaires182636
Étapes ultérieures1612253021
SubséquentsToutes8485788667
Prédémarrage et démarrage1615101211
Autres étapes préliminaires2720272825
Étapes ultérieures4150414631

Type d'investisseur

Fort recul des activités d'investissements privés indépendants

Le déclin du niveau des investissements réalisés par les fonds indépendants privés et par les fonds de détail s'est poursuivi au premier trimestre de 2009, comptant respectivement pour 48 % et 12 % de l'ensemble du déclin en investissement de capital de risque par rapport au premier trimestre de 2008. Le niveau d'activités des fonds étrangers a enregistré un léger recul par rapport au premier trimestre de 2008 (figure 3).

Figure 3
Répartition des investissements en capital de risque selon le type d'investisseur, premiers trimestres de 2008 et de 2009

Figure 3 : Répartition des investissements en capital de risque selon le type d'investisseur, premiers trimestres de 2008 et de 2009
Source : Thomson Reuters Canada, 2009.
Description de la figure 3
Figure 3 : Répartition des investissements en capital de risque selon le type d'investisseur, premiers trimestres de 2008 et de 2009
Type d'investisseurT1 de 2008T1 de 2009
(millions de dollars)
SCRT et fonds de détail6757
Fonds indépendants privés8440
Fonds étrangers8479

Mobilisation de fonds

Baisse marquée des engagements en capital pour l'industrie du capital de risque au Canada

La mobilisation de fonds était en baisse de 64 % au premier trimestre de 2009 par rapport au premier trimestre de 2008Note de bas de page 2. Les fonds indépendants privés n'ont mobilisé que 42 millions de dollars, alors que les sociétés à capital de risque de travailleurs/fonds de détail ont mobilisé les 107 autres millions de dollars.

Répartition régionale

Forte baisse des investissements en capital de risque en Ontario

À l'exception de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan, du Québec et de la Nouvelle-Écosse, les investissements en capital de risque ont affiché un repli dans la plupart des provinces. L'Ontario a particulièrement écopé avec une baisse de 85 millions de dollars du niveau des investissements en capital de risque, suivi de l'Alberta qui a enregistré une baisse de 37 millions de dollars. Si l'investissement exceptionnel d'OMERS avait été exclu, les investissements en capital de risque au Québec auraient chuté de 11 millions de dollars (figure 4). Le nombre d'entreprises qui ont bénéficié d'un financement en Ontario a diminué de 30 %, passant de 40 entreprises au premier trimestre de 2008 à 28 au trimestre correspondant de 2009 (tableau 3).

Tableau 3
Nombre d'entreprises recevant du capital de risque par province, premiers trimestres de 2008 et de 2009
ProvinceT1 de 2008T1 de 2009Variation (en %)
Source : Thomson Reuters Canada 2009.
Colombie-Britannique159−40
Alberta156−60
Saskatchewan2350
Manitoba10−100
Ontario4028−30
Québec50500
Nouveau-Brunswick62−67
Nouvelle-Écosse74−43
Île-du-Prince-Édouard000
Terre-Neuve-et-Labrador000
Territoires000

Figure 4
Répartition régionale des investissements en capital de risque au Canada, premiers trimestres de 2008 et de 2009

Figure 4 : Répartition régionale des investissements en capital de risque au Canada, premiers trimestres de 2008 et de 2009
Source : Thomson Reuters Canada, 2009.
Description de la figure 4
Figure 4 : Répartition régionale des investissements en capital de risque au Canada, premiers trimestres de 2008 et de 2009
ProvinceT1 de 2008T1 de 2009
(millions de dollars)
Colombie-Britannique4644
Alberta458
Saskatchewan24
Manitoba00
Ontario13853
Québec117156
Nouveau-Brunswick111
Nouvelle-Écosse89
Île-du-Prince-Édouard00
Terre-Neuve-et-Labrador00
Territoires00

Répartition selon le secteur

Déclin prononcé en technologies énergétiques et environnementales

Le niveau des investissements en capital de risque a diminué dans tous les autres secteurs d'activités au premier trimestre de 2009 par rapport au trimestre correspondant de 2008, à l'exception du niveau des investissements dans les secteurs traditionnels. La baisse a été la plus importante dans les secteurs de l'énergie et de l'environnement (avec un recul de 80 %), suivi des sciences de la vie, avec un déclin de 40 % (figure 5). Sans l'investissement exceptionnel d'OMERS, les investissements dans le secteur des technologies de l'information et des communications (TIC) auraient chuté de 38 % au premier trimestre de 2009 par rapport au trimestre correspondant de 2008.

Figure 5
Investissement en capital de risque selon le secteur d'activité, premiers trimestres de 2008 et de 2009

Figure 5 : Investissement en capital de risque selon le secteur d'activité, premiers trimestres de 2008 et de 2009
Source : Thomson Reuters Canada, 2009.
Description de la figure 5
Figure 5 : Investissement en capital de risque selon le secteur d'activité, premiers trimestres de 2008 et de 2009
Secteur d'activitéT1 de 2008T1 de 2009
(millions de dollars)
Sciences de la vie6237
Technologies de l'information173157
Technologies énergétiques et environnementales5511
Autres technologies180
Secteurs traditionnels5970

Activités gouvernementales

Au premier trimestre de 2009, la Banque de développement du Canada (BDC) a effectué des investissements en capital de risque dans 13 entreprises (tableau 4). La BDC a investi 15,5 millions de dollars et ses co-investisseurs ont investi un montant additionnel de 68,5 millions de dollars.

Tableau 4
Transactions de la BDC au premier trimestre de 2009
BDCCo-investisseursTotalNombre de transactions
(millions de dollars)
Source : Banque de développement du Canada, 2009.
Prédémarrage et démarrage4,56,511,04
Autres étapes préliminaires3,243,446,54
Étapes ultérieures7,818,626,55
Total15,568,584,013

Gouvernements provinciaux

En mars 2009, dans le cadre des annonces budgétaires annuelles, bon nombre de gouvernements provinciaux ont proposé des mesures pour soutenir les petites entreprises par des programmes d'investissements en capital de risque. Ces programmes incluent du financement par capital de risque, ainsi que de plus importants crédits d'impôt pour stimuler les investissements en capital de risque.

Financement gouvernemental par capital de risque

Le gouvernement du Québec a annoncé la création de fonds de prédémarrage, un important fonds de capital derisque, et un financement additionnel pour des fonds régionaux.

Le Québec a annoncé que trois fonds de prédémarrage auront pour mandat d'investir dans des entreprises technologiques à l'étape du prédémarrage basées au Québec. Le gouvernement du Québec, par l'intermédiaire d'Investissement Québec, investira 50 millions de dollars, le fonds de travailleurs investira un montant additionnel de 50 millions de dollars, et il est prévu que le secteur privé ajoute 25 millions de dollars.

De plus, le gouvernement du Québec a annoncé la création d'un fonds destiné au financement des fonds d'investissement par capital de risque. Investissement Québec versera 200 millions de dollars, tandis que laCaisse de dépôt et placement du Québec et le Fonds de solidarité du Québec investiront 250 millions de dollars chacun. Il est aussi prévu que des investisseurs institutionnels privés fournissent un montant supplémentairede 125 millions de dollars, ce qui portera le total de ce fonds à 825 millions de dollars.

Pour terminer, Québec accordera plus de financement au programme régional FIER, lequel est composé de plusieurs fonds de développement régional conjointement financés par le gouvernement du Québec et par le secteur privé. Dans son budget de 2009, le gouvernement a proposé d'investir un montant de 40 millions de dollars pour créer de nouveaux fonds régionaux FIER, et d'ajouter une somme de 20 millions de dollars pour recapitaliser six des trente fonds existants.

Le gouvernement de l'Ontario a aussi annoncé la création d'un nouveau fonds pour investir dans des entreprises de haute technologie. Le fonds de technologies émergentes investira 250 millions de dollars au cours des cinqprochaines années, conjointement avec des fonds admissibles de capital de risque et des investisseurs du secteur privé.

Augmentation des crédits d'impôt pour encourager les investissements en capital de risque

Le gouvernement du Canada et bon nombre de gouvernements provinciaux soutiennent les fonds de travailleurs en accordant des crédits d'impôt aux personnes qui investissent dans ces fonds. Les fonds de travailleurs utilisent l'argent versé par ces personnes pour investir dans de petites entreprises. En mars, quelques provinces ont augmenté les crédits d'impôt pour les fonds de travailleurs.

  • Le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador ont augmenté les crédits d'impôt de 15 % à 20 %, ainsi que le montant maximal annuel que chaque personne peut investir, lequel est passé de 5 000 $ à 10 000 $.
  • Le Québec augmentera le crédit d'impôt pour le fonds de travailleurs « FondactionNote de bas de page 3 », qui passera de 15 % à 25 %, jusqu'à ce que ce fonds profite d'une capitalisation atteignant 1,25 milliard de dollars.
  • La Saskatchewan a augmenté les crédits d'impôt qu'elle offre pour les investissements dans le fonds nationaldes travailleurs, et la province a doublé le montant annuel maximal admissible aux fonds provinciaux.

Promotion de l'entrepreneuriat technologique par le biais des concours de démarrage d'entreprises

Les concours de démarrage d'entreprises donnent aux entrepreneurs la possibilité de proposer à des juges compétents des concepts de nouvelles entreprises, et de gagner des prix qui seront investis dans le lancement de la nouvelle entreprise. Bon nombre d'organismes qui détiennent des mandats de développement économique utilisent ces concours pour aider à lancer des entreprises qui offrent d'excellentes possibilités de réussite. Lesconcours de démarrage d'entreprises peuvent proposer aux entrepreneurs participants :

  • des commentaires sur l'entreprise potentielle provenant de gens d'affaires expérimentés, de comptables, d'avocats et d'investisseurs;
  • une précieuse couverture médiatique;
  • des possibilités de réseautage avec des investisseurs et des mentors potentiels;
  • des prix importants en argent et en services de professionnels pour les entreprises retenues, qui sont habituellement à l'étape critique du prédémarrage ou de l'avant prédémarrage.

Enterprize (en anglais seulement) est le plus important concours de démarrage d'entreprises au Canada dirigé par une université. Ce concours annuel a été instauré et est chapeauté par la Sauder School of Business en Colombie-Britannique : ses principaux commanditaires en 2008 étaient la BDC et le British Columbia Innovation Council. Contrairement aux concours présentés par des organismes de développement économique, qui sont habituellement ouverts à tous les types d'entrepreneurs, Entreprize cible directement les étudiants universitaires. Les gagnants de 2009, deux étudiants en doctorat à Ottawa, ont remporté un prix de 20 000 $ pour les aider à lancer leur entreprise de commercialisation d'un appareil médical sans fil.

Percée, mis sur pied par la Fondation de l'innovation du Nouveau-Brunswick (FINB) en 2007 et tenu tout récemment en 2009, est un des plus récents concours de démarrage d'entreprises. Les concurrents participent à un « atelier intensif » d'un jour sur la préparation et la présentation d'un plan d'affaires. L'équipe gagnante, qui a mis au point un procédé de fabrication du plastique respectueux de l'environnement, a reçu un prix de 125 000 $, soit un investissement en actions par la FINB et 25 000 $ en services professionnels pour aider à lancer l'entreprise.

Parmi les autres concours de démarrage d'entreprises, précisons le concours TEC VenturePrize (en anglais seulement), de l'Alberta, le NOVAcorp I-3 Technology Start-Up Competition en Nouvelle-Écosse, le Venture Forward en Saskatchewan, le concours Small Business BC Business Plan, pour les entreprises qui sont à l'étape de démarrage ou de croissance, le Advancing Canadian Entrepreneurship's Student Entrepreneur Competition (en anglais seulement) et le Great Canadian Innovation Competition du Canadian Business Magazine.

Les concours de démarrage d'entreprises peuvent aider les entrepreneurs en herbe à lancer de nouvelles entreprises par l'apprentissage de techniques entrepreneuriales, par des rencontres avec des gens d'affaires expérimentés, et par un accès à du capital de prédémarrage.

Notes

La présente publication fait partie d'une série de documents publiés par la Direction générale de la petite entreprise. Cette direction analyse le marché financier et l'incidence des tendances observées sur l'accès des petites entreprises au financement. La recherche actuelle met l'accent sur les entreprises à forte croissance,sur les aspects du capital de risque et de l'environnement commercial en général au Canada qui influent sur le succès de ces entreprises, ainsi que sur les principaux intervenants du marché du capital de risque (par exemple, les sociétés de capital de risque et les investisseurs providentiels).

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