Comparution devant le Comité permanent de l'Industrie, des Sciences et de la Technologie par le Ministre de l'Innovation, des Science et de l'Industrie – Le 04 février 2021

04 février 2021

Approvisionnement en vaccins et biofabrication

Message-clés

Stratégie d'approvisionnement en vaccins

  • Le gouvernement du Canada a agi rapidement pour garantir l'accès à des vaccins contre la COVID-19 et à des thérapies pour soigner les personnes qui en sont atteintes.
  • Le gouvernement a poursuivi activement toutes les avenues possibles et adopté une stratégie d'approvisionnement rigoureuse et axée sur des conseils scientifiques bien documentés.
  • Le gouvernement a créé le Groupe de Travail sur les vaccins contre la COVID-19 pour que celui-ci contribue, par ses recommandations, à orienter les décisions en matière d'investissement et d'approvisionnement en une gamme variée de vaccins.
  • Le Groupe de travail est formé des meilleurs chercheurs et experts au Canada dans le domaine des vaccins et de la biofabrication; ils formulent des recommandations qui permettent au gouvernement de prendre des décisions éclairées en matière d'investissements stratégiques.
  • La stratégie du gouvernement porte ses fruits. Le Canada a maintenant accès à l'une des gammes de vaccins les plus diversifiées au monde. De tous les pays, le Canada est celui qui a réservé le plus grand nombre de doses par habitant.

Investissements stratégiques axés sur la recherche et la capacité de biofabrication

  • Le gouvernement a alloué 792 millions de dollars au Fonds stratégique pour l'innovation (FSI) pour soutenir le développement de vaccins et la tenue d'essais cliniques de thérapies en lien avec la COVID-19, et pour améliorer la capacité future du secteur canadien de la biofabrication.
  • Jusqu'à maintenant, le gouvernement a annoncé des investissements au titre du FSI dans trois entreprises canadiennes de production de vaccins et dans deux entreprises canadiennes qui mettent au point des thérapies.
  • Le Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC) fournit un soutien financier et des services consultatifs à six petites et moyennes entreprises (PME) innovatrices pour qu'elles mettent au point des candidats-vaccins contre la COVID-19.
  • 170 millions de dollars ont été investis pour bonifier la capacité canadienne de biofabrication au site du CNRC sur l'avenue Royalmount, à Montréal. Une partie de ces fonds, soit 126 millions de dollars, servira à la construction d'une nouvelle installation de biofabrication. Une autre portion, soit 44 millions de dollars, servira à mettre en place une installation de matériel d'essai clinique conforme aux bonnes pratiques de fabrication (BPF).

Résultats pour les canadiens

  • Nous avons conclu sept ententes bilatérales pour pouvoir disposer d'une plus grande latitude en ce qui concerne les chaînes d'approvisionnement.
  • Santé Canada a approuvé deux vaccins contre la COVID-19, celui de Pfizer-BioNTech et celui de Moderna. D'autres vaccins, celui d'AstraZeneca et celui de Janssen, font l'objet en ce moment d'un processus d'examen réglementaire par Santé Canada.
  • Le gouvernement du Canada prend toutes les mesures nécessaires pour confirmer l'innocuité des vaccins.

Biofabrication

Question :

Quelle est la stratégie de bioproduction du gouvernement et pourquoi n'a-t-il pas agi plus tôt pour soutenir la réponse de bioproduction?

Réponses suggérées :

  • Le gouvernement du Canada a reconnu, au début de la pandémie, que les capacités de biofabrication étaient essentielles pour sécuriser l'accès à l'équipement, aux fournitures, aux médicaments et aux vaccins, et a agi promptement.
  • Premièrement, nous avons entrepris une analyse complète du paysage canadien de la biofabrication, avec l'aide d'experts du secteur. Ce travail a permis de repérer les composantes qui devraient bénéficier de mesures supplémentaires pour combler les lacunes.
  • Deuxièmement, nous avons fait appel aux groupes de travail sur les médicaments et les vaccins contre la COVID-19 pour former un sous-comité mixte sur la biofabrication, regroupant des experts canadiens en vaccins et en immunologie et des chefs de file du secteur ayant une capacité prouvée de développer et de commercialiser des vaccins et des thérapies.
  • Ils ont fourni des conseils éclairés, aidé à façonner notre stratégie et examiné de prometteuses propositions de biofabrication. Ces efforts se poursuivent.
  • Troisièmement, écoutant les conseils éclairés et sécurisant l'accès à plus de 350 millions de doses de vaccin, nous avons investi immédiatement pour accroître la capacité intérieure de biofabrication.
    • Nous avons pris l'engagement de renforcer la capacité de l'installation du Conseil national de recherches Canada située sur l'avenue Royalmount, qui pourrait produire jusqu'à 2 millions de doses de vaccin par mois.
    • Nous avons accordé rapidement des fonds à des chefs de file du secteur, comme AbCellera, pour des thérapies à base d'anticorps, et Medicago, pour le développement de son vaccin à particule pseudo-virale produit à base de plante et en soutien à sa capacité de biofabrication en vue de la production.
    • Nous étudions la possibilité de plusieurs autres investissements qui aideront à accroître notre capacité.
  • Quatrièmement, dans l'Énoncé économique de l'automne, nous avons pris l'engagement de bien positionner le Canada en vue de répondre à de futures urgences sanitaires et d'étudier les meilleures façons de favoriser une croissance durable à long terme du secteur canadien de la biofabrication. Nous mobiliserons activement les intervenants au cours des prochains mois.
  • Le gouvernement maintiendra son objectif ciblé d'une stratégie de biofabrication nationale qui :
    • continuera à mobiliser la capacité existante;
    • accroîtra la capacité et le potentiel des sites actuels;
    • mènera à la conclusion de partenariats internationaux;
    • évaluera les solutions à long terme qui assureront notre biosécurité en cas d'urgences sanitaires.

Messages supplémentaires

Calendrier et complexité des investissements dans la biofabrication.

  • La conception et la mise en œuvre de projets d'expansion de la biofabrication exigent des processus pluridimensionnels complexes.
  • Les projets pour accroître la capacité de biofabrication doivent être élaborés avec la plus grande souplesse possible pour répondre aux besoins des utilisateurs potentiels. Une partie de ce processus consiste à recruter des partenaires, depuis les entreprises de conception et de génie jusqu'aux fabricants de matériel et aux sociétés biopharmaceutiques.
  • Comme les Canadiens s'y attendent, nous ne compromettrons pas leur sûreté et leur sécurité. Par conséquent, la fabrication de vaccins continuera d'être fortement réglementée afin de garantir la sécurité des produits.
  • Les installations de biofabrication respecteront les bonnes pratiques de fabrication (BPF), définies par Santé Canada.
  • Toute nouvelle installation doit démontrer qu'elle répond à ces exigences et doit être validée par Santé Canada après sa construction et l'installation de nouvelles pièces d'équipement.

Investissements dans l'écosystème canadien des sciences de la vie

  • Avant la pandémie, le gouvernement a effectué un certain nombre d'investissements importants pour renforcer l'empreinte des sciences de la vie au pays.
  • En 2018, l'agence de développement régional FedDev et l'Ontario ont accordé un financement allant jusqu'à 70 M$ à Sanofi Pasteur pour son projet d'installation pour produits biologiques en vrac de 150 000 pieds carrés, dont la valeur s'élevait à 500 M$, sur le campus Connaught à Toronto.
  • En 2019, le gouvernement a annoncé une contribution de 37,5 M$, également par le biais du Fonds stratégique pour l'innovation, à la société de biotechnologie BioVectra de Charlottetown.
  • Dans le contexte de la pandémie actuelle, le gouvernement a réagi rapidement et investi dans le renforcement des capacités de fabrication de l'installation de l'avenue Royalmount du Conseil national de recherches du Canada. Il a également effectué des investissements dans Medicago et AbCellera, deux chefs de file mondiaux qui mettent au point des vaccins et des candidats thérapeutiques prometteurs.

Tendance à la baisse dans le secteur canadien de la biofabrication

  • À partir du début des années 2000, les grandes multinationales pharmaceutiques ont commencé à modifier leurs opérations et leurs chaînes d'approvisionnement à l'échelle mondiale, concentrant souvent leurs investissements dans des sites mondiaux dans le but d'en maximiser l'efficacité.
  • Les pays qui ont réussi à attirer ces investissements ont encouragé la construction d'installations au moyen de mesures incitatives afin de renforcer leur présence à l'échelle nationale.
  • Le Canada a mis en place un certain nombre de programmes visant à soutenir les industries canadiennes dans tous les secteurs, mais ceux-ci ne visaient pas spécifiquement le secteur de la biofabrication, offrant plutôt des incitatifs fiscaux pour la recherche et le développement, ainsi que d'autres types d'aide indirecte.
  • Au cours des 20 dernières années environ, un certain nombre d'entreprises ont quitté le pays, ce qui explique la position actuelle du Canada :
    • En 2007, AstraZeneca a mis fin à ses activités de fabrication au Canada pour les consolider dans ses installations de fabrication en Suède dans le but de pallier les faibles taux d'utilisation de ses installations dans ce pays.
    • En 2010, Johnson & Johnson a fermé son centre de recherche à Montréal.
    • En 2011, Teva a fermé l'une de ses installations de fabrication à Montréal en raison d'un double emploi découlant d'une acquisition effectuée en 2010.
    • En 2012, Sanofi a annoncé la mise à pied de 100 personnes à son centre de R-D de Laval.
    • En 2013, Boehringer Ingelheim a fermé son centre de R-D de Laval qui se concentrait sur l'hépatite C et le VIH (170 employés).
  • Grâce aux mesures décisives que notre gouvernement a prises jusqu'à présent et qu'il continuera de prendre, le Canada sera mieux placé pour réagir aux futures pandémies et urgences sanitaires.

Comparaisons avec d'autres pays

  • L'écosystème des sciences de la vie et le système de santé du Canada sont reconnus à l'échelle mondiale pour leurs points forts dans les domaines de la recherche, de la collaboration et de l'innovation — y compris un historique de percées scientifiques.
  • Cet écosystème comprend des supergrappes de l'innovation, 27 centres d'excellence pour la recherche en sciences de la vie, plus d'une centaine d'hôpitaux universitaires et instituts de recherche, et les meilleurs diplômés en sciences de la vie.
  • Dans le contexte de la pandémie actuelle, plusieurs entreprises canadiennes ont participé à la mise au point de vaccins et de médicaments de pointe contre la COVID 19, par exemple des systèmes d'administration de nanoparticules lipidiques pour les vaccins à base d'ARNm et les thérapies à base d'anticorps.
  • Malgré ces atouts concurrentiels, le Canada accuse un certain retard en tant que producteur de produits biologiques parmi les économies avancées.
  • La faible production de vaccins au Canada s'est traduite par une empreinte internationale restreinte. Aujourd'hui, l'Irlande, l'Allemagne et la Belgique effectuent la majorité des exportations dans ce domaine.
  • Les importations permettent de répondre à la majeure partie de la demande canadienne de produits biologiques, ce qui met en lumière la nécessité d'agir dans une optique de sécurité d'approvisionnement.
  • Notre gouvernement s'est engagé à prendre les mesures qui s'imposent pour renverser la vapeur en apportant son soutien à la croissance durable à long terme de la biofabrication au Canada.

Mesures prises par d'autres gouvernements pour accroître la capacité de biofabrication.

  • La mise sur pied du Vaccine Innovation and Manufacturing Centre du Royaume-Uni, qui avait été annoncée avant la pandémie de COVID 19, a été accélérée.
  • Ce centre a été créé grâce à un financement public de 66 M£, et une somme supplémentaire de 38 M£ a été investie pour déployer rapidement l'installation en réponse à la pandémie.
  • Aux États-Unis, le Texas A&M Center for Innovation in Advanced Development and Manufacturing a été fondé pour renforcer la réponse américaine aux maladies infectieuses.
  • Le gouvernement américain a soutenu cette installation en investissant une somme initiale de 177 M$ (USD), le reste étant financé par des partenaires commerciaux et universitaires.

Facteurs affectant les investissements du secteur privé dans la capacité de biofabrication

  • L'expansion de la capacité de biofabrication coûte cher.
  • L'expansion s'effectue sur le plan technique, et les fabricants doivent respecter des normes de sécurité élevées, qui garantissent la sécurité des Canadiens. De plus, les médicaments biologiques sont sensibles aux changements dans les matières premières et les processus de fabrication.
  • Il est donc difficile de produire de manière stable des substances médicamenteuses en vrac. C'est pourquoi la biofabrication exige des investissements initiaux substantiels.
  • L'existence d'un écosystème de biofabrication bien établi peut créer les conditions nécessaires à la croissance de nouvelles entreprises.
  • Les entreprises d'ancrage et les centres de fabrication cimentent les chaînes d'approvisionnement nationales, réduisant ainsi les obstacles à l'accès aux marchés nationaux et internationaux.
  • En règle générale, les partenaires internationaux les plus productifs du Canada utilisent conjointement la structure de marché d'ancrage et de plaque tournante.

Faits et chiffres à l'appui

  • Le ministère de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique (ISDE) a fait appel à des experts externes pour faciliter l'établissement d'un diagnostic approfondi des capacités nationales de biofabrication, ce qui comprend notamment un sondage sur le paysage de la biofabrication au Canada et la sensibilisation des organisations ayant une capacité de biofabrication.
  • Ce travail a permis de mettre en évidence un certain nombre de lacunes dans les chaînes d'approvisionnement canadiennes de fabrication de vaccins et de médicaments. Il est important de prendre note que le Canada a besoin d'une plus grande capacité en matière de bioréacteurs pour fabriquer un certain nombre de vaccins et de produits thérapeutiques en cours de développement pour la COVID 19.
  • Le Groupe de travail sur les vaccins, le Groupe de travail sur les thérapeutiques et le sous-comité conjoint de la bioproduction ont examiné de manière cumulative les propositions relatives aux possibilités de biofabrication au Canada. Les groupes de travail et leur sous-comité continuent de fournir des conseils au gouvernement du Canada, notamment en ce qui concerne les investissements possibles dans la biofabrication.
  • En mai 2020, le gouvernement a annoncé une contribution pouvant atteindre 175,6 M$ à AbCellera Biologics. AbCellera a mis sur pied un partenariat avec Eli Lilly, une société pharmaceutique mondiale, pour fabriquer et distribuer rapidement un traitement pour la COVID 19. En octobre 2020, le premier ministre a annoncé un investissement pouvant aller jusqu'à 173 M$ dans Medicago, une entreprise québécoise, par le biais du Fonds stratégique pour l'innovation dans le cadre de la réponse du Canada à la COVID 19 dans le but d'améliorer la préparation à une future pandémie.
  • Dans l'Énoncé économique de l'automne, le gouvernement s'est engagé à faire en sorte que le Canada soit bien placé pour réagir aux futures urgences sanitaires, et il étudie les moyens qu'il peut prendre pour promouvoir une croissance durable à long terme du secteur de la biofabrication au Canada. À cette fin, ISDE et des ministères partenaires mobiliseront activement des intervenants pour explorer des moyens qui pourraient permettre au gouvernement de soutenir la préparation future à des pandémies, ce qui comprend la fabrication de vaccins au Canada. Des travaux sont également en cours pour évaluer les besoins actuels et permanents du secteur, et pour trouver des façons de compléter les investissements effectués récemment par le gouvernement.
  • Selon les plus récentes données disponibles, la valeur de la production de vaccins et de produits thérapeutiques et immunologiques du Canada, ajustée en fonction de la population, est inférieure à celle de nos partenaires du G7. En raison de ce fossé persistant entre le Canada et ses pairs internationaux, il est difficile de réagir rapidement aux situations qui surviennent en matière de santé publique.
  • La capacité nationale de biofabrication est essentielle pour relever les défis en matière de santé publique et pour stimuler l'innovation dans le secteur des sciences de la vie. À l'échelle internationale, les investissements dans le secteur de la biofabrication sont généralement effectués dans les pays où de grandes entreprises ou des centres de fabrication sont déjà établis et où les gouvernements agissent en tant que partenaires d'investissement publics.
  • Les investissements à l'échelle mondiale dans les produits biopharmaceutiques ont augmenté en réponse à la pandémie de COVID 19. Au cours des six derniers mois, des fonds communs de placement des secteurs public et privé ont consacré des milliards de dollars à l'expansion ou au développement d'installations de biofabrication.
  • Il existe d'importants centres/grappes de biofabrication en Europe, aux États Unis et en Corée du Sud. Selon le Genetic Engineering & Biotechnology News (GEN), Copenhague, Zurich/Bâle, New York, Paris et Frankfort sont, dans l'ordre, les principaux centres mondiaux de biofabrication selon leurs coûts d'exploitation annuels. En outre, le groupe a laissé entendre que Montréal était un centre biopharmaceutique en plein essor en raison de ses points forts dans les domaines des produits biopharmaceutiques, des diagnostics, des dispositifs médicaux et des technologies de la santé, ainsi que dans le secteur en plein essor de l'intelligence artificielle.

CanSino

Question :

Pourquoi le Canada n'avait-il pas de plan de secours?

Réponses suggérées

  • Le gouvernement du Canada a exploré de nombreuses possibilités en matière de candidats vaccins, tant par l'entremise de recherche collaborative que par des possibilités d'approvisionnement, au pays et à l'étranger, car il ne savait pas quels candidats vaccins seront finalement retenus.
    • Tout en collaborant avec CanSino Biologics, le Conseil national de recherches du Canada a poursuivi activement sa collaboration pour d'autres candidats vaccins (VBI Vaccines et VIDO Inter-Vac de l'Université de la Saskatchewan)
  • Depuis le début de la pandémie, le gouvernement a investi dans des vaccins et des traitements canadiens :
    • Le 23 mars, le gouvernement a annoncé un financement pour AbCellera (pour le développement de traitements), Medicago (pour le développement et la capacité de production de vaccins), et VIDO-InterVac (pour l'amélioration des installations de production de vaccins)
    • Le 23 avril, le gouvernement a annoncé un financement supplémentaire pour VIDO-InterVac (pour le développement de vaccins), et le Réseau canadien de recherche sur l'immunisation pour la recherche et les essais cliniques liés aux vaccins
    • Le 3 mai, le gouvernement a annoncé un financement supplémentaire pour AbCellera pour le développement et la production d'une installation de thérapie par anticorps.
  • Au moment où l'entente a été conclue, CanSino était l'un des deux seuls candidats vaccins au monde à avoir atteint la phase 2 des essais cliniques. Compte tenu de ce fait, nous avons estimé qu'il était de notre devoir d'explorer cette option.
    • À aucun moment, la propriété intellectuelle canadienne n'a été « menacée » ou « divulguée à la Chine ». En revanche, l'entente aurait en fait donné au Canada l'accès à la technologie exclusive du vaccin contre la COVID-19 de CanSino.
    • Selon les modalités de l'entente, l'avantage pour CanSino aurait été d'entrer dans des essais cliniques avec son produit au Canada et en retour, le Canada aurait reçu, gratuitement, la licence lui permettant de produire le candidat vaccin CanSino pour les besoins d'une utilisation d'urgence en cas de pandémie.
  • Ni CanSino ni le gouvernement chinois n'ont reçu de financement du gouvernement canadien pour cette collaboration.
  • Le bien-fondé scientifique et technique de ce candidat vaccin a été examiné par le Groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19 mis en place par le gouvernement du Canada, qui l'a recommandé au gouvernement comme candidat vaccin prometteur à développer, entre autres.
  • Compte tenu des longs retards dans l'envoi des doses de vaccin au Canada et du fait que le candidat vaccin de CanSino était déjà à la phase d'essais avancés dans d'autres pays, la possibilité de mener des essais cliniques au Canada avec le vaccin candidat de CanSino n'était plus opportune. C'est pourquoi le gouvernement a décidé de se concentrer sur des candidats plus prometteurs

Messages supplémentaires

Si l'on demande pourquoi le CNRC s'est associé à CanSino Biologics, une entreprise chinoise, malgré les implications que cela pouvait soulever sur le plan de la sécurité nationale.

  • Le Canada entretenait déjà des relations avec CanSino. En effet, en 2013, le Conseil national de recherches du Canada avait conclu une entente avec l'entreprise en vue de collaborer à la création d'un vaccin contre la tuberculose.
  • Sachant qu'il pourrait y avoir des implications sur le plan de la sécurité nationale, le CNRC avait cherché à obtenir des conseils auprès des professionnels canadiens de la sécurité et du renseignement avant de ratifier l'entente.

Contexte

Évaluation des risques et diligence appropriée de la part du CNRC

  • La propriété intellectuelle (PI) associée au vaccin potentiel contre la COVID 19 appartient à CanSino, pas au CNRC. CanSino a accordé gratuitement au CNRC le droit de fabriquer le vaccin face à l'urgence de la situation engendrée par la pandémie.
  • Avant de conclure l'entente, le CNRC avait demandé conseil au milieu canadien du renseignement, qui l'avait aidé à concrétiser cette collaboration scientifique.

Collaborations du CNRC dans la recherche sur les vaccins

  • Outre CanSino Biologics, le Conseil national de recherches du Canada a activement collaboré au développement d'autres vaccins prometteurs contre la COVID-19, au Canada.
  • Avec VBI Vaccines (entreprise du Massachusetts qui effectue des recherches à Ottawa) d'abord, pour développer un vaccin contre la COVID-19 et d'autres maladies. L'annonce en a été faite le 7 avril 2020.
  • Avec VIDO-InterVac de l'Université de la Saskatchewan ensuite, pour accélérer l'élaboration d'un vaccin éventuel. L'annonce en a été faite le 12 mai 2020.
  • Le CNRC a entamé des pourparlers sur d'autres vaccins potentiels avec des partenaires différents et annoncera ces collaborations une fois qu'elles auront été confirmées.

Financement de la collaboration avec CanSino par le gouvernement du Canada

  • Ni CanSino ni le gouvernement chinois n'ont reçu de fonds du gouvernement canadien dans le cadre de cette collaboration.
  • Le Conseil national de recherches du Canada a dépensé environ 650 000 $ en vertu de ce projet.
  • Environ 250 000 $ ont été versés au Canadian Centre for Vaccinology de l'Université Dalhousie afin qu'il crée les protocoles destinés aux essais cliniques sur les vaccins à venir. Bien que le projet ne soit pas allé plus loin, l'équipe clinique appliquera ce qu'elle a appris aux futurs vaccins potentiels.
  • Le CNRC a utilisé les fonds restants (400 000 $ environ) pour acheter le matériel scientifique et les consommables nécessaires à cette collaboration en recherche. Une grande partie du matériel que l'on s'est procuré servira à d'autres projets.

Expédition de matériel de la Chine au Canada

  • CanSino devait expédier les doses du futur vaccin de ses installations, en Chine, au Canada, pour les essais cliniques.
  • Les douanes chinoises ont interdit l'envoi du matériel de CanSino au Canada.
  • À cause des retards de livraison et parce que CanSino a procédé à ses essais cliniques ailleurs, les essais cliniques de la phase I, qui devaient être réalisés au Canada, sont devenus superflus.
  • Ce vaccin ou traitement éventuel n'était pas le seul dans la mire du gouvernement du Canada. Le CNRC a affecté son équipe et ses installations à d'autres priorités liées à la COVID-19.

Groupe de travail sur les vaccins — Processus de sélection des candidats vaccins avant de conclure des contrats

Question:

Le Groupe de Travail sur les Vaccins Contre la COVID-19 (GTVCC) a fourni des conseils au gouvernement du Canada sur les candidats vaccins anti-COVID-19 nationaux et internationaux. Il a posé deux questions fondamentales : 1. Le vaccin sera-t-il sûr et efficace? Et 2. Le vaccin pourra-t-il être mis à la disposition de la population canadienne le plus rapidement possible en réponse à la pandémie?

Réponses suggérées :

  • Pour évaluer les propositions nationales de vaccins contre la COVID-19, le GTVCC a tenu compte du bien-fondé scientifique et technique, de la solidité du plan de projet et de la gestion des risques, des antécédents, du calendrier, de l'état d'avancement ainsi que de la contribution au portefeuille de technologies du Canada.
  • Le GTVCC a mis à profit son expérience et son expertise collectives pour évaluer les candidats vaccins internationaux les plus avancés et a examiné les résultats scientifiques ainsi que la faisabilité de la mise en disponibilité et de la production au Canada.
  • Pour les propositions nationales et internationales, les entreprises intéressées ont été invitées à présenter leurs données au GTVCC, ce qui lui a permis de poser des questions et d'expliciter des points essentiels. Les conseils fournis par le GTVCC étaient révisés si de nouvelles informations étaient mises en évidence.
  • Sur la base de ces informations, le GTVCC a fourni des conseils aux ministres. À partir de là, les ministères ont fait preuve de diligence raisonnable et le gouvernement du Canada a pris les mesures qui s'imposaient.
  • Ces mesures comprenaient généralement un examen minutieux par un certain nombre de comités interministériels composés de hauts fonctionnaires, qui conseillaient directement les ministres sur la question de savoir si les contrats étaient dans l'intérêt du Canada. Les ministres ont pris les décisions définitives sur tous les contrats relatifs aux vaccins.

Messages supplémentaires

  • Le Groupe de travail a suivi l'ensemble des procédures qui devaient garantir l'équité et l'efficacité du processus, mais aussi sa souplesse et sa rapidité.
  • Le Groupe de travail n'a pas eu accès à la même somme de données pour les projets de vaccin de l'étranger que pour ceux du Canada. Il a donc tablé sur l'expérience collective de ses membres et sur leur expertise pour évaluer les candidats internationaux, prenant en compte divers critères comme les résultats scientifiques, la probabilité que l'on dispose du vaccin en temps voulu au Canada et la faisabilité de sa production au pays.

Contexte

Création du Groupe de travail

  • Le 5 août 2020, les ministres Bains et Anand annonçaient la création du Groupe de Travail sur les Vaccins Contre la COVID-19 et en dévoilaient la composition.
  • Le Groupe de travail compte 11 membres, dont deux coprésidents. S'y ajoutent les quatre hauts fonctionnaires fédéraux qui en sont membres d'office.
  • Le groupe de travail restera en place au moins douze mois. Son mandat peut être prolongé à la discrétion du gouvernement canadien.

Marche suivie pour les propositions venant du Canada

  • Le groupe de travail a examiné 24 projets d'origine canadienne concernant la création d'un vaccin contre la COVID-19. Les propositions avaient été soumises par le truchement du Fonds stratégique pour l'innovation (FSI) d'ISDE.
  • Le GTVCC a groupé les propositions du FSI en deux catégories générales : celles très prometteuses et très solides et celles qui l'étaient peu et en étaient à un stade trop précoce pour servir dans la réponse nationale à la pandémie.
  • Ceux dont la proposition s'est retrouvée dans le premier groupe ont été conviés à faire le point avec le GTVCC. Un examinateur puis un second ont été choisis au sein du groupe pour poser des questions et mener la discussion. Les examinateurs se sont concentrés sur les aspects suivants : mérite scientifique et technique du projet, solidité du plan et gestion des risques, antécédents, échéancier/progrès, contribution au portefeuille des technologies canadiennes.
  • Le groupe de travail s'est penché sur la documentation scientifique et technique remise et a donné son avis par écrit au ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie ainsi qu'à la ministre de la Santé. Les ministères en question ont fait diligence en vérifiant les entreprises, si besoin était, et le gouvernement canadien a agi comme il le devait.

Marche suivie pour les propositions qui émanent de l'étranger

  • Le groupe de travail n'avait pas accès à la même somme de données pour évaluer les propositions de l'étranger que pour celles du Canada. Le GTVCC a dressé une liste initiale des candidats les plus prometteurs à l'intention des ministres. Ses recommandations ont toutefois été modifiées à mesure qu'on obtenait de nouvelles données.
  • Pour mieux embrasser la situation des vaccins contre la COVID-19, le GTVCC a examiné les approches adoptées ailleurs dans le monde, notamment au R.-U., aux É. U. (opération Warp Speed), dans l'UE, en Allemagne et en France. Il s'est aussi penché sur la liste des vaccins internationaux potentiels qui en étaient au stade des essais cliniques, dressée par l'OMS.
  • Le GTVCC a tablé sur l'expérience collective de ses membres et sur leur expertise pour recenser les vaccins éventuels les plus avancés, prenant en compte divers critères (résultats scientifiques, probabilité qu'on dispose du vaccin en temps voulu au Canada, faisabilité de la production au pays).
  • Les entreprises jugées dignes d'intérêt ont été conviées à soumettre leurs données cliniques au Groupe de travail. Les membres de ce dernier ont eu l'occasion de poser des questions et de clarifier certains points importants.
  • Ce sont sur ces discussions que le Groupe de travail s'est fondé pour prodiguer des conseils au ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie et à la ministre de la Santé. Services publics et Approvisionnement Canada a ensuite fait preuve de la diligence requise, puis le gouvernement fédéral a procédé aux achats anticipés.

Processus interministériel d'examen et d'approbation

  • Sous la structure de régie qui avait été mise en place afin de garantir une saine intendance des sommes injectées dans les contre-mesures médicales (notamment l'achat des vaccins sur contrat), on a constitué des comités interministériels composés de hauts fonctionnaires afin qu'ils examinent les propositions et formulent des recommandations aux ministres.
  • Les comités en question comprenaient les sous-ministres adjoints et les sous-ministres de l'ASPC, d'ISDE, de Santé Canada, de SPAC et des organismes centraux (à savoir, BCP et ministère des Finances) ainsi que des ministères et organismes pertinents (p. ex., ministère de la Justice, CNRC). Les fonctionnaires qui épaulaient les comités ont fait preuve de la diligence voulue dans tous les dossiers.
  • Ces hauts fonctionnaires ont supervisé les négociations, les ententes de structuration et le reste, ainsi que dispensé leurs conseils afin de s'assurer que tous les contrats sur les vaccins allaient dans le sens des intérêts du Canada.

Accès aux vaccins COVID-19

Question :

Quelles mesures le gouvernement du Canada a-t-il prises pour s'assurer que les Canadiens bénéficient d'un vaccin COVID-19 dès que possible?

Réponses suggérées :

  • Le gouvernement du Canada a agi rapidement pour garantir l'accès aux vaccins et aux traitements expérimentaux.
  • Le gouvernement a mis sur pied le Groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19, afin de fournir des recommandations permettant d'orienter les décisions en matière d'approvisionnement et d'investissement pour divers vaccins, et ce, sur une base prioritaire.
  • Il a également investi dans des projets nationaux, appuyé des capacités de biofabrication et obtenu l'accès aux candidats-vaccins internationaux les plus prometteurs.
  • Par l'intermédiaire de ces efforts, le gouvernement a obtenu un accès à un portefeuille diversifié de vaccins, dont deux ont vu leur utilisation être approuvée au Canada.
  • Une somme de 170 millions de dollars a été investie dans la capacité de biofabrication, notamment au site Royalmount du Conseil national de recherches Canada (CNRC), y compris dans des installations de pointe pour le matériel nécessaire aux essais cliniques (44 millions de dollars) et de nouvelles installations de biofabrication (126 millions de dollars). La construction du nouveau Centre de production de produits biologiques devrait être achevée d'ici juillet 2021.

Messages supplémentaires :

L'accroissement de la capacité nationale pour produire des vaccins

  • Le gouvernement, souhaitant inverser la tendance à la baisse en ce qui concerne la capacité de biofabrication au pays que l'on observe depuis 30 ans, a agi rapidement pour déployer ses programmes et accroître la capacité de fabrication de vaccins à travers le Canada.
  • Le plan de relance du gouvernement prévoit des investissements dans nos industries et nos emplois, en ciblant des domaines comme la biofabrication, où il est dans l'intérêt du Canada, dès maintenant et pour l'avenir, d'avoir une telle capacité au pays.
  • Une somme de 170 millions de dollars a été investie pour se doter d'une capacité de biofabrication au site Royalmount du Conseil national de recherches du Canada (CNRC). Cela comprend la construction d'une installation de matériaux pour essais cliniques (44 millions de dollars) et une nouvelle installation de biofabrication (126 millions de dollars). La construction de la nouvelle installation de biofabrication (le Centre de production de produits biologiques ou CPPB) devrait être achevée d'ici à la fin juillet 2021. Cela comprend la conception et l'aménagement intérieur, la mise en service générale selon les bonnes pratiques de fabrication (BPF) et la qualification des équipements et de l'installation. Le calendrier définitif de la production au CPPB dépend de la conclusion d'un accord de production complet avec un producteur de vaccins agréé et de l'approbation par Santé Canada du procédé de fabrication du produit retenu. Les premières phases d'ingénierie potentielles au CPPB sont prévues pour décembre 2021, et les phases de production complètes suivront peu après. Les essais techniques initiaux sont des essais requis dans le cadre de l'étape de qualification du procédé lors de la demande d'approbation de la production de vaccins par Santé Canada. L'approbation de Santé Canada est requise avant que la production pour l'usage humain puisse commencer.
  • Une somme de 175,6 millions de dollars a été investie dans AbCellera, à Vancouver, dont des fonds destinés à renforcer la capacité de biofabrication d'anticorps monoclonaux.
  • Le gouvernement a également investi un montant de 173 millions de dollars dans Medicago pour la mise au point de son vaccin et l'agrandissement de ses installations de fabrication, certifiées conformes aux bonnes pratiques de fabrication, au Québec.
  • Le gouvernement est résolu à bien positionner le Canada en vue d'intervenir en cas d'urgences sanitaires futures, et il étudie des façons de favoriser une croissance durable à long terme dans le secteur canadien de la biofabrication.
  • Le gouvernement continuera de travailler avec d'autres entreprises sur des projets qui renforceront les capacités du Canada en matière de remplissage et de finition, ainsi que de traitements et vaccins en cours d'élaboration.
  • Le ministère de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, en collaboration avec des ministères partenaires, mobilisera activement diverses parties prenantes, afin de trouver des façons concrètes permettant au gouvernement de soutenir les activités de préparation à des pandémies futures, notamment la fabrication de vaccins au Canada.

Les investissements relatifs à l'approvisionnement en vaccins contre la COVID-19

  • Le gouvernement a agi promptement pour soutenir les projets de vaccins nationaux les plus prometteurs et garantir l'accès aux candidats internationaux les plus avancés.
  • Sur la scène nationale, le gouvernement a déployé des instruments stratégiques et des programmes pour soutenir la recherche, ainsi que la mise au point de vaccins et de produits thérapeutiques; il cherche également à améliorer la capacité de biofabrication au Canada. En tout, neuf projets nationaux de vaccins menés par le secteur privé ont été annoncés, et de nombreux autres sont en cours d'évaluation et font l'objet d'une diligence raisonnable.
  • Toutes ces décisions d'investissement ont été rendues sur la base des conseils d'experts du Groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19. Le Groupe de travail est composé d'éminents chercheurs et de grands experts canadiens spécialisés dans la production de vaccins et la biofabrication. Les membres du Groupe fournissent des conseils indépendamment de toute influence politique pour orienter les investissements stratégiques du gouvernement.
  • Le gouvernement travaille avec diligence dans le but d'obtenir l'accès aux meilleurs vaccins et médicaments candidats mis au point partout dans le monde.
  • Il a annoncé la signature d'ententes visant à acheter de grandes quantités de doses de vaccin auprès d'AstraZeneca, de Sanofi et de GlaxoSmithKline, de Novavax, de Johnson & Johnson, de Moderna, de Pfizer et de Medicago. Les résultats d'essais cliniques qui ont été diffusés valident les options de vaccins choisies par le gouvernement, alors que Santé Canada a autorisé l'utilisation des vaccins de Moderna et de Pfizer/BioNTech en décembre. Le gouvernement continue d'être résolu à poursuivre sa collaboration avec les provinces, les territoires et les chefs autochtones à l'appui des efforts de vaccination.
  • Le gouvernement s'est également procuré jusqu'à 26 000 doses de bamlanivimab, un médicament utilisé dans le traitement de la COVID-19, fabriqué par Eli Lilly.

Le site de production Royalmount du CNRC

  • Le gouvernement a investi 44 millions de dollars dans le Conseil national de recherches du Canada. Ce financement contribuera à la construction d'une installation de matériel pour les essais cliniques qui répondra aux exigences strictes des bonnes pratiques de fabrication (BPF).
  • L'installation de Royalmount à Montréal pourra ainsi produire du matériel d'essai clinique et éventuellement des doses de vaccin d'urgence.
  • Le gouvernement s'est également engagé à verser 126 millions de dollars dans la construction d'un nouveau centre de production de produits biologiques (CPPB) à Royalmount.
  • Ce nouveau centre pourrait produire à l'échelle nationale environ deux millions de doses de vaccins par mois une fois qu'il sera pleinement opérationnel, selon le candidat vaccin. Le CPPB garantira l'accès et l'approvisionnement au pays en vaccins cellulaires en réponse aux urgences pandémiques, et fera progresser la capacité de bioproduction du Canada dans l'avenir.

Faits et chiffres à l'appui

Les efforts déployés pour obtenir des vaccins et des thérapies prometteurs pour COVID-19 dans le monde entier sont complétés par des initiatives visant à mettre au point des vaccins et à renforcer la capacité de biofabrication au Canada. Ces initiatives comprennent :

  • le financement de fabricants de médicaments canadiens tels que Medicago, de Québec, qui travaille sur des vaccins à base de plantes, et AbCellera, de Vancouver, qui recherche des médicaments à base d'anticorps pour traiter et prévenir la COVID-19.
  • Le financement de centres de recherche publics et universitaires, tels que la Vaccine and Infectious Disease Organization-International Vaccine Centre (VIDO-InterVac) de l'Université de Saskatchewan — où le gouvernement a investi dans le développement d'un candidat vaccin contre la COVID-19 et dans une installation de fabrication améliorée pour produire des vaccins de qualité humaine — et la construction par le Conseil national de recherches du Canada du nouveau Centre de production de produits biologiques à Montréal, qui soutiendra la fabrication de vaccins et d'autres produits biologiques maintenant et à l'avenir.

Dans la mise à jour économique de l'automne, le 30 novembre 2020, il a été noté que 13,6 milliards de dollars seront utilisés pour soutenir les contre-mesures médicales canadiennes, notamment le renforcement de la capacité nationale de biofabrication, la garantie de l'accès aux vaccins et aux produits thérapeutiques, la préparation du déploiement à grande échelle des vaccins efficaces et les investissements dans la recherche et les technologies essentielles.

État de l'industrie canadienne des vaccins

Question :

Pourquoi le gouvernement a-t-il privilégié les entreprises internationales par rapport aux entreprises nationales?

Réponses suggérées :

  • Le gouvernement n'a pas privilégié les entreprises internationales au détriment des entreprises canadiennes. Le record d'investissements dans la lutte contre la COVID fait état de niveaux d'investissement historiques dans les entreprises canadiennes du secteur des sciences de la vie qui cherchent, de manière diligente, à trouver une solution pour contrer la COVID.
  • Dès le 23 mars, le gouvernement a adopté un éventail d'instruments stratégiques et de programmes à l'appui de la recherche, de l'élaboration de vaccins et de la création de thérapies au pays, ainsi que de la croissance de la capacité en matière de biofabrication du Canada.
  • En avril 2020, le premier ministre a dévoilé le Plan canadien de mobilisation des sciences, qui comprenait un financement de 600 millions de dollars réservé au Fonds stratégique pour l'innovation afin de lutter contre la COVID-19. Dans le cadre de différents outils de programme (FSI et CNRC/PARI), neuf projets de vaccins au pays, dirigés par le secteur privé, ont reçu du financement d'un total de plus de 265 millions de dollars :
    • Medicago, contribution de 173 millions de dollars;
    • Variation Biotechnologies Inc., contribution de 56 millions de dollars;
    • Precision Nanosystems Inc., contribution de 18,2 millions de dollars;
    • Immunovaccine Technologies Inc., 5,4 millions de dollars;
    • Entos Pharmaceuticals, 5 millions de dollars;
    • Providence Therapeutics COVID Inc. (Toronto, Ont.), 4,7 millions de dollars;
    • Symvivo (Burnaby, C.-B.), 2,8 millions de dollars;
    • Biodextris Inc. (Laval, Qc), financement (non divulgué);
    • Glycovax Pharma (Montréal, Qc), financement (non divulgué).
  • En plus de ces sommes, un montant de 35 millions de dollars a été investi dans VIDO-InterVac pour lui permettre d'accroître sa capacité et soutenir la création de vaccins.
  • L'un des investissements les plus importants a visé Medicago, une entreprise du Québec, qui a reçu une somme de 173 millions de dollars à l'appui de l'élaboration de son nouveau vaccin à particules pseudo-virales (PPV) de production sur plantes créé au Canada, ainsi que de la construction d'installations respectant les BPF.
  • Medicago élabore, jusqu'à maintenant, le vaccin le plus perfectionné au Canada. Ce vaccin semble tellement prometteur que le gouvernement s'est porté acquéreur d'un maximum de 76 millions de dollars, ce qui permettra de vacciner 38 millions de Canadiens.
  • Toutes ces décisions en matière d'investissement se sont appuyées sur des conseils spécialisés du Groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19, qui est constitué des meilleurs chercheurs et experts de l'industrie des vaccins et de la biofabrication au Canada.

Contexte :

Il existe actuellement dans le monde environ 234 vaccins candidats rendus à divers stades d'évaluation clinique et préclinique, qui font appel à plusieurs plateformes vaccinales différentes fondées sur des technologies éprouvées ou expérimentales. Tous ces candidats vaccins ne seront pas couronnés de succès. Depuis le début de la pandémie, on assiste à une course mondiale afin de prévoir quels seront les éventuels vaccins efficaces, en s'appuyant sur des renseignements limités et avec une immense incertitude.

L'approche recommandée par le Groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19 (le Groupe de travail), que le gouvernement a rapidement mise en œuvre, a consisté à investir dans un portefeuille diversifié de technologies vaccinales mises au point par des entreprises qui sont en tête des efforts déployés à l'échelle internationale et nationale. Ainsi, le portefeuille du Canada peut bénéficier d'une représentation technologique suffisante pour maximiser ses chances de succès au chapitre de l'accès à des vaccins sûrs et efficaces.

Dès le mois de juin 2020, le Groupe de travail a fourni des conseils sur les technologies vaccinales et les candidats vaccins qui se démarquaient sur la scène mondiale. En août 2020, le gouvernement a conclu des accords avec les principaux candidats à l'internationale; le Canada a ainsi été l'un des premiers pays à garantir l'accès à une variété de technologies et de candidats vaccins, ce qui lui a permis de prendre de l'avance.

  • L'approche du Canada en matière d'achat de vaccins couvre un sous-ensemble de technologies vaccinales viables et prometteuses, notamment les suivantes :
    • ARN/ARNm — Moderna, Pfizer/BioNtech;
    • vecteur viral — AstraZeneca, Janssen;
    • particule pseudo-virale — Medicago;
    • sous-unité protéique — Novavax, Sanofi Pasteur.

Les résultats d'essais cliniques qui ont été récemment publiés valident les choix de vaccins qu'a faits le Canada; Moderna et Pfizer/BioNTech ont reçu l'approbation de Santé Canada en décembre. À l'heure actuelle, le Canada a conclu 7 accords en vue d'acheter jusqu'à 400 millions de doses, ce qui est suffisant pour vacciner tous les Canadiens plusieurs fois. Jusqu'à maintenant, le gouvernement a distribué plus d'un demi-million de doses dans les provinces et territoires et, en se fondant sur les contrats et les hypothèses actuels, il prévoit d'en distribuer suffisamment pour que tous les Canadiens puissent être vaccinés d'ici le mois de septembre 2021.

Parallèlement, le gouvernement a investi massivement pour soutenir les projets nationaux de vaccins les plus avancés, en s'inspirant de la même approche stratégique qui consiste à investir dans un éventail de technologies vaccinales afin de développer les capacités canadiennes et de faire en sorte que les entreprises et les chercheurs innovants du Canada puissent participer à la mise au point d'une solution pour lutter contre la COVID-19.

  • Par l'intermédiaire du Fonds stratégique pour l'innovation (FSI), ISDE a versé une contribution de 247 millions de dollars pour financer les projets de vaccins suivants :
    • particule pseudo-virale — Medicago, Variation Biotechnologies Inc. (VBI) – 229 millions de dollars;
    • technologie de mise au point de vaccins fondée sur l'ARN — Precision Nanosystems, Vancouver — 18,2 millions de dollars.
  • De son côté, le gouvernement du Canada a fourni, par l'entremise du Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada, 23,2 millions de dollars de fonds supplémentaires afin de soutenir six candidats vaccins contre la COVID-19 à divers stades des essais cliniques. Ces technologies comprennent ce qui suit :
    • vaccin à base d'antigène peptidique — IMV Halifax — 5,4 millions de dollars;
    • technologie fondée sur l'ADN — Entos Pharmaceuticals, Edmonton — 5 millions de dollars;
    • Symvivo, Burnaby — 2,8 millions de dollars;
    • ARNm — Providence Therapeutics, Toronto — 4,7 millions de dollars;
    • vaccin glycoconjugué – Glycovax, Montréal — non divulgué;
    • plateforme de vaccination nasale — Biodextris, Laval — non divulgué.

Cet éventail de technologies canadiennes provient d'un ensemble réunissant plus de 24 projets nationaux que le Groupe de travail a examinés.

Grâce à ces investissements, les Canadiens continuent d'être parmi les premiers à avoir accès aux vaccins, et les entreprises biopharmaceutiques canadiennes ont la possibilité de bénéficier du soutien gouvernemental nécessaire pour appuyer notre effort national de lutte contre la COVID-19 et renforcer les capacités pour aujourd'hui et pour demain.

Ventilateurs fabriqués au Canada

Question :

Au milieu de la pandémie, le gouvernement du Canada a commandé près de 40 000 ventilateurs à des fournisseurs canadiens. Quelles mesures ont été prises pour s'assurer que ces contrats soient attribués équitablement et que les Canadiens en ont pour leur argent?

Réponses suggérées

  • Au début de la pandémie de COVID-19, le Canada avait un urgent besoin de ventilateurs. Les récits venant d'autres pays, comme l'Italie, soulignaient le rôle important que les ventilateurs joueraient dans le traitement des patients atteints de la COVID. Malgré cette situation, l'approvisionnement international en ce qui concerne ces appareils permettant de sauver des vies était très limité.
  • En réaction, le gouvernement du Canada s'est tourné vers l'industrie canadienne. Dans le cadre de l'appel à l'action élargi visant à mobiliser l'industrie canadienne, un certain nombre d'entreprises et de groupes se sont manifeste, offrant de concevoir et de fabriquer des ventilateurs pour le Canada.
  • Conscient de la nécessité de désigner rapidement les fournisseurs potentiels les mieux placés pour fournir un volume élevé de ventilateurs et combler les besoins du système de soins de santé au Canada, un groupe d'experts indépendants a été formé pour évaluer les propositions.
  • Ce groupe d'experts, constitué de cliniciens, de pneumologues, d'ingénieurs en biomécanique et de professionnels de la fabrication, a examiné 11 propositions de ventilateur différentes. Toutes les propositions devaient répondre à un ensemble commun de questions.
  • En fonction des conseils formulés par ce groupe d'experts, le gouvernement a choisi quatre ventilateurs fabriqués au Canada et a accordé des contrats pour la fabrication d'un maximum de 10 000 unités pour chaque modèle.
  • En tirant parti des connaissances collectives du groupe d'experts, le gouvernement s'est servi des meilleurs renseignements indépendants accessibles, afin de choisir des propositions qui permettraient de satisfaire les besoins immédiats et urgents du système de soins de santé au Canada.
  • Dans le cadre du processus de passation de marchés, le gouvernement a également été en mesure d'obtenir ces ventilateurs à un prix équitable et raisonnable qui tenait compte des conditions du marché à l'époque, ainsi que des coûts associés au fait de demander aux fournisseurs de concevoir, de bâtir et de fabriquer un appareil médical complexe de A à Z.
  • Au lieu de se procurer tout simplement des ventilateurs déjà sur le marché, le gouvernement du Canada demandait à ces fournisseurs de concevoir un appareil, de trouver des chaînes d'approvisionnement, de travailler avec les organismes de réglementation et de créer de nouvelles chaînes de fabrication. Tous ces facteurs augmentent les coûts.
  • Malgré tout, si l'on compare les coûts associés à des contrats semblables aux États-Unis, on constate que les ventilateurs fabriqués au Canada étaient concurrentiels et, dans de nombreux cas, moins coûteux.

Messages supplémentaires

  • Toute suggestion à savoir qu'il y a eu une influence indue lors de la sélection des fournisseurs de ventilateurs fabriqués au Canada est simplement fausse.
  • Tout d'abord, comme je l'ai décrit ci-dessus, le processus visant à désigner et à sélectionner des fournisseurs a été organisé et réalisé entièrement par des hauts fonctionnaires. Ces derniers ont formé un groupe indépendant d'experts externes chargé d'examiner les propositions et de formuler des recommandations.
  • Je sais que plusieurs se sont posé des questions sur le rôle de Baylis Medical à titre de sous-traitant de FTI Professional Group, la société de portefeuille créée par le consortium Ventilators for Canadians.
    • Puisqu'il s'agit de l'une des entreprises de production d'appareils médicaux les plus importantes au Canada, il n'est pas surprenant qu'elle soit un sous-traitant.
    • En fait, si les hauts fonctionnaires avaient refusé la proposition de FTI en raison de son choix de sous-traitant, je crois que plusieurs se poseraient des questions sur les raisons motivant le Canada à ne pas tirer parti de son expertise nationale, y compris un accès rapide à des salles propres et à d'autres infrastructures nécessaires pour commencer la production.
    • Cela dit, reconnaissant que certains pourraient percevoir un conflit, les hauts fonctionnaires ont soulevé la question auprès de FTI, dès que Baylis Medical s'est jointe au consortium. FTI a confirmé que M. Baylis ne participerait pas au projet et qu'il avait désigné d'autres cadres de la société pour gérer le projet.
  • De plus, toute suggestion voulant que le prix du ventilateur de FTI soit trop élevé est également fausse.
    • Les médias ont souligné que le prix de vente au détail du modèle Medtronic, sur lequel se fonde le ventilateur de FTI, atteint environ 10 000 $ US.
    • Évidemment, à l'époque, aucun ventilateur n'était offert sur le marché libre pour cette fourchette de prix. Cette comparaison n'est donc pas juste ni pertinente.
    • En outre, même si le coût unitaire de chaque ventilateur de FTI atteint 21 000 $, il comprend ce qui suit :
      • Une différence découlant du taux de change de 4 000 $, car le taux de change à l'époque était d'environ 1,4.
      • Les coûts associés à l'obtention des autorisations réglementaires, y compris les travaux de conception, les coûts associés à la mise en place de chaînes d'approvisionnement dans un marché serré très concurrentiel, et les coûts associés à la mise en place d'un nouveau processus de fabrication, y compris la formation du personnel.
    • Comme dernier point au sujet de la compétitivité du prix, il faut également souligner que le prix unitaire est comparable et, dans de nombreux cas, moins cher, que le prix unitaire des ventilateurs fabriqués aux États-Unis que le gouvernement américain s'est procurés auprès de fabricants américains.

Contexte

  • À mesure que la pandémie de COVID-19 progressait, l'approvisionnement national en ventilateurs est devenu indispensable pour un certain nombre de raisons :
    • Les restrictions imposées par les gouvernements du monde entier sur l'exportation de ventilateurs;
    • L'achat d'une quantité limitée sur le marché intérieur par des gouvernements étrangers;
    • La demande des provinces et des territoires en raison des stocks existants limités;
    • L'imprévisibilité du nombre de ventilateurs nécessaires au fil de l'évolution de la pandémie;
    • La capacité intérieure limitée au Canada pour produire des ventilateurs en nombre suffisant.
  • Il devenait donc essentiel de recenser les options nationales potentielles et de travailler directement avec elles, afin que les Canadiens aient accès aux ventilateurs nécessaires.
  • Les organisations qui se sont manifestées pour offrir leur aide ont reçu une série de questions communes permettant d'évaluer leur capacité à fabriquer rapidement et efficacement les machines vitales pour les Canadiens.
  • Un comité d'examen externe composé d'ingénieurs en biomécanique, d'inhalothérapeutes, de praticiens, de médecins, et de spécialistes de la fabrication et des chaînes d'approvisionnement a aidé à évaluer les propositions. Parmi les membres de ce comité, citons :
    • Dr David Neilipovitz, MD, FRCPC : professeur agrégé, Département d'anesthésiologie de l'Université d'Ottawa, et président et chef, Département des soins critiques de l'Hôpital d'Ottawa;
    • Dr Mehran Anvari : professeur, Université McMaster / St. Joseph's Healthcare;
    • Todd Deaville : directeur, Génie et R-D, Magna International;
    • Kevin Mullins : gestionnaire, Administration à Honda of Canada Mfg. (HCM), Honda Canada;
    • Carolyn McCoy : inhalothérapeute, directrice des Services d'accréditation et de pratique professionnelle, Société canadienne des thérapeutes respiratoires;
    • Stephen Dibert : conseiller stratégique — Sciences de la vie (ancien inhalothérapeute, ancien PDG de Medtech Canada et TOHealth!);
    • Gene Breau : inhalothérapeute, Hôpital de Moncton et Réseau de santé Horizon.
  • Au total, cinq contrats ont été signés pour la production de ventilateurs au pays :
    • Thornhill Medical a été identifiée dès le début de la pandémie comme une entreprise de ventilateurs établie, qui pouvait intensifier ses activités pour produire des volumes plus importants.
    • Ventilators for Canadians, CAE Inc., Vexos et Starfish Medical ont présenté des propositions dans le cadre de l'appel à l'action.
  • Toutes les entreprises ayant obtenu un contrat en sont à des stades différents de livraison. Les questions concernant les contrats et la livraison des ventilateurs doivent être adressées à Services publics et Approvisionnement Canada ou à l'Agence de santé publique du Canada.

Retard de vaccination

Question :

Pourquoi le Canada est-il en queue de peloton pour les vaccins?

Réponses suggérées :

  • Ayant reçu notre première livraison de vaccins en décembre, le Canada est reconnu comme étant l'un des premiers pays au monde à commencer la vaccination.
  • C'est le résultat d'une action gouvernementale précoce et décisive pour garantir l'accès aux vaccins candidats internationaux les plus avancés.
  • En ce qui concerne les éventuels retards de livraison, nous sommes en discussion constante avec toutes les entreprises avec lesquelles nous avons des accords qui sont sous une énorme pression pour faire quelque chose qui n'a jamais été tenté auparavant — fabriquer suffisamment de vaccins pour avoir une immunité mondiale contre la COVID.
  • Au cours des semaines et des mois à venir, nous continuerons de recevoir des livraisons de vaccins et de travailler avec les provinces et les territoires pour les livrer aux sites partout au pays.
  • Au 18 janvier, nous avons reçu plus d'un million de doses des vaccins Moderna et Pfizer.
  • Grâce à nos efforts et en collaboration avec nos partenaires internationaux et nationaux, notre objectif est que tous les Canadiens qui peuvent être vaccinés reçoivent le vaccin d'ici l'automne 2021.
  • Avec ce calendrier, le Canada sera l'un des premiers pays à être largement vacciné et nous restons déterminés à continuer d'appuyer l'effort international pour mettre fin à cette pandémie.

Messages supplémentaires

  • Dès le début, notre objectif était d'assurer rapidement l'accès à des vaccins sûrs et efficaces pour sauver des vies canadiennes et permettre à notre économie et notre société de revenir à la normale.
  • En plus d'acheter des vaccins expérimentaux de premier plan à l'échelle internationale, nous soutenons le développement et l'amélioration des capacités de biofabrication au Canada.
  • Jusqu'à maintenant, au pays, neuf projets de vaccins dirigés par le secteur privé ont été annoncés, et d'autres projets sont actuellement à l'étape de l'évaluation et de la diligence raisonnable.
  • Cela comprend une contribution de 173 millions de dollars versée à l'entreprise Medicago de Québec pour appuyer la mise au point de ses vaccins et la construction d'une installation de production de vaccins à grande échelle.
  • Les autres investissements incluent un montant de 56 millions de dollars à l'entreprise Variation Biotechnologies Inc. (VBI) pour l'aider à faire progresser son vaccin à particules pseudo-virales, et une contribution de 18,2 à 229 millions de dollars à Precision Nanosystems pour faire progresser sa technologie de mise au point de vaccins fondée sur l'ARNm.
  • Ces investissements permettront aux Canadiens de figurer parmi les premières populations à avoir accès aux vaccins et feront en sorte que nous ne soyons pas en retard en matière de vaccination et que nous renforcions nos capacités nationales pour l'avenir.

Processus d'examen des propositions non sollicitées

Messages clés

  • Dans le cadre du Plan canadien de mobilisation des sciences, le gouvernement a attribué 792 millions de dollars au Fonds Stratégique pour l'Innovation (FSI) pour financer les essais cliniques visant la mise au point de vaccins et de traitement contre la COVID-19 et renforcer la capacité de biofabrication du Canada.
  • Les entreprises constituées en société au Canada qui souhaitaient obtenir un soutien en matière de biofabrication étaient invitées à soumettre une demande au titre du FSI, et elles le sont toujours.
  • Les propositions soumises ont fait l'objet d'une évaluation préalable, ont notamment été examinées par le sous-comité conjoint sur la biofabrication des groupes de travail sur les vaccins et les produits thérapeutiques contre la COVID-19 du gouvernement du Canada.
  • Ce sous-comité est composé des principaux experts canadiens en matière de vaccins et d'immunologie, ainsi que de chefs de l'industrie ayant démontré leur capacité à mettre au point et à commercialiser des vaccins et des traitements.
  • Le processus a été très concurrentiel puisque des entreprises innovantes de tout le pays ont manifesté un vif intérêt pour la mise au point de vaccins et de traitements ainsi que les possibilités de biofabrication.
  • Les propositions ont été évaluées en fonction de certains critères, dont le délai de production, le mérite technique ou scientifique selon les données accessibles, le budget et l'état de préparation du projet, le poids de l'expérience des entreprises, l'âge des installations et l'accès à des technologies de pointe source d'innovation, la capacité de faciliter l'accès à certains médicaments et leur fabrication au Canada ainsi que la stabilité et la capacité financières des candidats.
  • À ce jour, le gouvernement a annoncé le financement, par l'entremise du FSI, de deux projets ayant des composantes de biofabrication : AbCellera, établie à Vancouver, a reçu la somme de 175,6 millions de dollars, et Medicago, établie à Québec, a obtenu 173 millions de dollars. D'autres projets de biofabrication faisant l'objet d'une demande au titre du FSI sont en cours d'évaluation.
  • Au cours des prochains mois, le ministère d'Innovation, Sciences et Développement économique Canada et les ministères partenaires s'emploieront activement à consulter les intervenants afin de trouver des moyens permettant au gouvernement de continuer à soutenir les efforts de préparation en cas de pandémie, notamment la fabrication de vaccins au Canada.

Messages supplémentaires

  • Dans son Énoncé économique de l'automne, le gouvernement s'est engagé à faire en sorte que le Canada soit en mesure de répondre à de futures urgences sanitaires, et à trouver des moyens pour favoriser une croissance durable à long terme dans le secteur de la biofabrication au Canada.
  • Dans le cadre des efforts du ministère d'Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) pour déterminer les possibilités de fabrication de vaccins et de traitements au Canada, les fonctionnaires du ministère ont mené de nombreuses activités de consultation auprès de diverses entreprises afin de mieux comprendre leurs capacités face à la pandémie de COVID-19. Toutes les propositions prometteuses présentées au gouvernement continuent de faire l'objet d'une évaluation approfondie visant à déterminer leur apport éventuel au secteur de la biofabrication du Canada, notamment par les conseillers experts des groupes de travail sur les vaccins et les traitements.
  • Le Ministère tient des registres de ces communications et continuera à étudier la meilleure façon de tirer parti des capacités actuelles et à venir pour renforcer déterminer leur apport éventuel au secteur de la biofabrication.

Faits et chiffres à l'appui

  • Le 23 mars 2020, le gouvernement a présenté le Plan canadien de mobilisation des sciences, qui attribuait 192 millions de dollars par l'entremise du FSI pour collaborer avec Medicago à la mise au point d'un vaccin à base de plantes et de particules pseudovirales contre la COVID-19, et avec AbCellera pour soutenir le développement de son traitement par anticorps.
  • Le 23 avril 2020, le FSI a reçu 600 millions de dollars sur deux ans pour aider les entreprises canadiennes à mener des essais cliniques sur les vaccins et les traitements contre la COVID-19 et à accroître la capacité de biofabrication nationale. Il s'agissait d'un financement supplémentaire pour le Plan canadien de mobilisation des sciences.

Processus de sélection

  • Le 25 avril 2020, un appel de propositions a été lancé. À l'heure actuelle, 87 propositions ont été reçues et évaluées par des experts internes et externes du gouvernement, dont le Groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19, le Groupe de travail sur les thérapeutiques de la COVID-19 et le Sous-comité conjoint de la bioproduction contre la COVID-19.
  • À la suite des évaluations et des recommandations collectives d'experts à l'intérieur et à l'extérieur du gouvernement, ainsi que de l'accord de la ministre de la Santé, ISDE a achevé l'évaluation finale et continue à travailler à l'exécution des négociations d'accords de contribution avec les bénéficiaires sélectionnés. Le gouvernement continue d'évaluer les propositions et de négocier avec les autres candidats recommandés. Des investissements supplémentaires sont attendus.
  • Les propositions sont évaluées en fonction de certains critères, dont le délai de production, le mérite technique ou scientifique selon les données accessibles, le budget et l'état de préparation du projet, le poids de l'expérience des entreprises, l'âge des installations et l'accès à des technologies de pointe source d'innovation, la capacité de faciliter l'accès à certains médicaments et leur fabrication au Canada ainsi que la stabilité et la capacité financières des candidats.

Investissements du FSI dans des projets ayant des composantes de biofabrication

  • Le 3 mai 2020, le gouvernement a annoncé un investissement de 175,6 millions de dollars dans AbCellera par l'entremise du FSI afin de soutenir ses recherches en matière de traitement par anticorps et d'établir une installation fondée sur les bonnes pratiques de fabrication à Vancouver. AbCellera s'est associée à Eli Lilly dans le but de développer un anticorps thérapeutique contre la COVID-19, qui a reçu une autorisation pour l'utilisation d'urgence aux États-Unis et au Canada. Ce projet du FSI a été financé par le Plan canadien de mobilisation des sciences. Il a été annoncé avant la création du Groupe de travail sur les produits thérapeutiques
  • Le 23 octobre 2020, le gouvernement a annoncé un investissement pouvant atteindre 173 millions de dollars dans Medicago, dont le siège est à Québec, par l'entremise du FSI. Le projet, évalué à un total de 428 millions de dollars, consistera à développer un vaccin grâce à des essais cliniques (y compris la phase 3) et à mettre en place une installation de production de vaccins et d'anticorps à grande échelle afin d'accroître la capacité de biofabrication nationale du Canada. Ce projet du FSI a été financé par le Plan canadien de mobilisation des sciences.

Groupe de travail sur les vaccins-Rôles et responsabilités.

Question:

Quels sont les rôles et responsabilités du groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19?

Réponses suggérées

  • Le Groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19 a été créé pour fournir des conseils scientifiques et techniques spécialisés au gouvernement du Canada en ce qui concerne le développement et la production de vaccins contre la COVID-19 ainsi que l'accès à ces vaccins.
  • Le Groupe de travail se penche notamment sur les candidats vaccins du Canada et d'ailleurs.
  • Le Groupe de travail est composé de chefs de file issus du milieu universitaire, du milieu de la recherche ou du secteur privé qui ont des compétences éprouvées en développement et en commercialisation de vaccins.
  • Le Groupe de travail joue un rôle consultatif et vient compléter les efforts de diligence raisonnable et d'analyse déployés entre autres par Innovation, Science et Développement économique Canada; Santé Canada; l'Agence de la santé publique du Canada; et Services publics et Approvisionnement Canada.

Messages supplémentaires

  • Le Groupe de travail fournit des conseils sur la sélection des projets de vaccins prioritaires dans le cadre desquels du soutien est demandé au Canada. Il cerne les candidats vaccins susceptibles d'intéresser le Canada chez des intervenants étrangers, il tisse des liens avec ces derniers, et il se penche sur les possibilités de production des vaccins contre la COVID-19 les plus prometteurs.

Faits et chiffres à l'appui.

Naissance du groupe de travail

  • Les ministres Bains et Anand ont annoncé la création du Groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19 et en ont dévoilé la composition le 5 août 2020.
  • Le Groupe de travail compte onze membres, dont deux coprésidents. Quatre hauts fonctionnaires du gouvernement en sont aussi membres d'office.
  • Le Groupe de travail demeurera en place au moins douze mois, mais le gouvernement pourra en prolonger l'existence, à sa discrétion.

Aide à la prise de décisions

  • Les membres du Groupe étudient les nombreuses possibilités associées aux vaccins et à leur biofabrication, les analysent et en débattent afin que les décisions du gouvernement reposent sur les meilleures données disponibles et sur les conseils scientifiques les plus avisés.
  • Le Groupe dispense ses conseils au ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie ainsi qu'à celui de la Santé.
  • Jusqu'à présent, le gouvernement a signé des ententes avec sept entreprises en lien avec diverses technologies se rapportant au vaccin contre la COVID-19, conformément aux conseils du Groupe de travail, qui préconise l'approche d'un portefeuille équilibré.

Conflits d'intérêts

  • Le Groupe de travail se compose d'éminents experts des milieux universitaire, scientifique et industriel, aux compétences éprouvées dans les domaines du développement et de la commercialisation des vaccins.
  • Étant des spécialistes dotés d'une vaste expérience en la matière, il est normal que les membres du Groupe aient tissé des liens avec diverses entreprises dans leur champ d'expertise.
  • Le Groupe de travail s'est doté d'un mécanisme robuste pour éviter les conflits d'intérêts. Ce mécanisme est conforme aux pratiques d'autres organismes offrant des services consultatifs externes de façon bénévole au gouvernement, et respecte les pratiques exemplaires employées à l'échelle internationale.
  • En général, un expert signale qu'il y a conflit d'intérêts quand il dispense ses conseils à la personne concernée, s'adresse à elle ou lui remet un document. Par exemple, lorsqu'il publie un article dans une revue scientifique, le chercheur déclare d'abord ses conflits d'intérêts au lecteur.
  • L'expert procède de la même façon quand il conseille le gouvernement ou lui formule des recommandations. Il déclare le conflit d'intérêts, explique ce qu'il en est exactement et se récuse s'il le faut.

Préparations et approbations
Personne-ressource du secteur (directeur/directrice): John Burnett, directeur, Conseil national de recherches Canada, 613-796-9259
Personne-ressource du SCSM (directeur/directrice): Taylor Bildstein, Director,
819-639-0983
Approbation du SCSM (SMA/DG) : Jason Bett, DG, 343-998-3529
Approbation du secteur (SMA/DG) : Serge Bijimine, Vice-President, NRC

Investissements du Fond d'Innovation Stratégique dans les contres mesures médicales

Question :

Comment le gouvernement du Canada utilise-t-il le Fonds d'Innovation Stratégique pour élaborer des contre-mesures médicales pour lutter contre la COVID-19?

Messages clés:

  • Le gouvernement du Canada s'efforce, sur tous les fronts possibles, d'offrir des vaccins et des traitements sûrs et efficaces pour la population canadienne.
  • Grâce aux investissements du Fonds Stratégique pour l'Innovation (FSI), le gouvernement contribue à développer des vaccins, des traitements et des occasions en biofabrication nationaux liés à la COVID 19, tout en bâtissant la capacité future.
  • Le gouvernement a alloué une somme de 792 millions au FSI en vue de soutenir les essais cliniques de vaccins et de traitements contre la COVID 19, et de renforcer la capacité de biofabrication du Canada.
  • À ce jour, le gouvernement a annoncé des investissements au titre de ce fonds dans trois fabricants de vaccins canadiens et deux entreprises canadiennes de thérapeutiques.

Messages supplémentaires

À propos des trois projets de vaccins financés par le FSI annoncés à ce jour :

  • À l'heure actuelle, le FSI a fourni un financement à trois projets de vaccins, notamment :
    • Medicago, une société de Québec, met au point un vaccin à particules pseudovirales sur sa plateforme technologique unique sur plantes;
    • Variation Biotechnologies, basée à Ottawa, développe un vaccin potentiel à particules pseudovirales enveloppées;
    • Precision NanoSystems, située à Vancouver, travaille sur un vaccin potentiel novateur à acide ribonucléique (ARN) messager et a créé une technologie de libération à nanoparticules lipidiques qui procure au Canada un net avantage technologique sur l'arène mondiale.

À propos de l'investissement du FSI dans les thérapeutiques :

  • Le gouvernement a également investi dans AbCellera, une entreprise phare de la découverte de traitements à anticorps basée à Vancouver. L'entreprise a conclu un partenariat avec la grande société pharmaceutique Eli Lilly qui a mis au point le bamlanivimab, un traitement à anticorps monoclonaux. Il s'agit de l'un des premiers traitements contre la COVID 19 ayant reçu une autorisation d'utilisation d'urgence du Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA); Santé Canada a aussi autorisé par arrêté d'urgence l'utilisation du bamlanivimab au pays;
  • Arch Biopartners, située à Toronto, fait progresser un traitement pour traiter l'inflammation des organes présente chez les cas graves de COVID 19.

À propos des investissements du FSI dans la capacité de biofabrication

  • Les annonces portant sur Medicago et AbCellera incluent également des investissements dans des installations de production importantes;
  • Investir dans ces capacités de production de pointe rapides et flexibles augmentera considérablement notre capacité à répondre aux besoins de la population du Canada lors des éclosions et des pandémies futures;
  • Les investissements du gouvernement dans ces projets augmentent la capacité du Canada à produire les technologies de vaccin et de thérapeutiques les plus sophistiquées et contribuent à solidifier les grappes de classe mondiale dans l'ensemble du pays — dont les vaccins à ARN messager et les technologies connexes font partie.

Faits et chiffres à l'appui

Le 23 mars 2020, le gouvernement a présenté le Plan canadien de mobilisation des sciences, qui comptait 192 millions de dollars au titre du FSI, afin de travailler avec Medicago pour développer un vaccin à particules pseudovirales à base de plantes contre la COVID19, et avec AbCellera en vue de soutenir le développement d'un traitement à anticorps.

Le 23 avril 2020, le FSI a reçu la somme de 600 millions de dollars sur deux ans dans le but d'épauler les entreprises canadiennes pour qu'elles mènent des essais cliniques sur des vaccins et des traitements contre la COVID-19 et élargissent la capacité nationale de biofabrication. Il s'agit d'un financement supplémentaire pour le Plan canadien de mobilisation des sciences.

Processus de selection

Un appel de propositions pour le FSI a été lancé le 25 avril 2020. À ce jour, 87 propositions ont été reçues et évaluées par des experts à l'intérieur et à l'extérieur du gouvernement, y compris les groupes de travail sur les vaccins et les produits thérapeutiques contre la COVID-19 et le sous-comité conjoint sur la biofabrication.

Selon les évaluations et les recommandations collectives des experts internes et externes, et avec l'accord du ministre de la Santé, ISDE a terminé la diligence raisonnable finale et poursuit ses efforts pour conclure les négociations sur l'entente de contribution avec les bénéficiaires sélectionnés. Le gouvernement continue d'évaluer des propositions et de négocier avec d'autres candidats recommandés. Des investissements supplémentaires sont attendus.

Investissement dans AbCellera

Le 3 mai 2020, le gouvernement a annoncé un investissement de 175,6 millions de dollars dans AbCellera au titre du FSI pour appuyer la découverte d'un traitement à anticorps et mettre sur pied une installation dotée de bonnes pratiques de fabrication à Vancouver. AbCellera a conclu un partenariat avec Eli Lilly afin de développer un anticorps thérapeutique contre la COVID-19, qui a reçu une autorisation d'utilisation d'urgence des É.-U. et du Canada. Ce projet du FSI a été financé grâce au Plan canadien de mobilisation des sciences.

Investissement dans Medicago

Le 23 octobre 2020, le gouvernement a annoncé un investissement pouvant atteindre 173 millions de dollars à la société Medicago située à Québec au titre du FSI. Le projet, dont le total est évalué à 428 millions de dollars, comprendra des essais cliniques (incluant un essai de phase 3) pour développer un vaccin, et mettra en place une installation de production à grande échelle de vaccins et d'anticorps afin d'accroître la capacité nationale de biofabrication du Canada. Ce projet du FSI a été financé grâce au Plan canadien de mobilisation des sciences.

Le 23 octobre 2020, le gouvernement a annoncé la signature d'une entente avec Medicago pour obtenir jusqu'à 76 millions de doses de son vaccin potentiel contre la COVID-19, soit suffisamment pour vacciner 38 millions de personnes. Il s'agit du premier vaccin potentiel développé au pays auquel le gouvernement du Canada a eu accès.

Investissement dans Precision NanoSystems Inc. (PNI)

Le 23 octobre 2020, le gouvernement a annoncé un investissement pouvant atteindre 18,2 millions de dollars dans la société de biotechnologie de Vancouver Precision NanoSystems Incorporated (PNI) au titre du FSI. Cet investissement soutiendra un projet de 24,27 millions de dollars pour réaliser des essais précliniques et cliniques allant jusqu'à la phase 2 afin de contribuer à faire progresser le développement d'un vaccin potentiel contre la COVID-19. Ce projet a été financé grâce au Plan canadien de mobilisation des sciences.

Investissement dans Variation Biotechnologies Inc. (VBI)

Le 5 août 2020, le gouvernement a annoncé un investissement pouvant atteindre 56 millions de dollars au titre du FSI afin d'épauler les essais cliniques d'un vaccin expérimental contre la COVID-19 mis au point par Variation Biotechnologies Inc. (VBI). Le projet de VBI contribue à renforcer la capacité du Canada à obtenir un vaccin efficace. L'investissement au titre du FSI aidera à accélérer le développement du vaccin potentiel de VBI par la tenue d'un essai clinique de phase 2. Les premières études cliniques devraient commencer avant la fin de 2020. Ce projet du FSI a été financé grâce au Plan canadien de mobilisation des sciences.

Investissement dans Arch Biopartners Inc.

Le 15 décembre 2020, le gouvernement a annoncé un investissement pouvant atteindre 6,7 millions de dollars pour soutenir le développement de phase II de Metablok (peptide de LSALT), le médicament candidat de la société pour prévenir l'inflammation des organes et les lésions aux organes chez les patients hospitalisés atteints de la COVID-19. L'essai de phase II est en cours aux États-Unis, en Turquie et au Canada. Ce projet du FSI a été financé grâce au Plan canadien de mobilisation des sciences.

Préparations et approbations
Personne-ressource du secteur : Stephanie Burnett Landry, Director, ICS, 613-897-3139
Personne-ressource du SCSM : Frederic Baril, Director, 819-209-8791
Approbation du SCSM : Jason Bett, DG, 343-998-3529
Approbation du secteur : Andrea Johnston, ADM, 343-291-3565

Soutien du PARI CNRC à la biofabrication en réponse au COVID-19

Question :

Qu'a fait le Programme d'Aide à la Recherche Industrielle (PARI) du Conseil National de Recherches (CNRC) pour soutenir la bioproduction au Canada en réponse au COVID-19?

Réponses suggérées

  • Au début de la pandémie, le PARI CNRC a agi sans tarder pour aider les petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes à renforcer leur capacité de bioproduction et à mettre au point des vaccins et des produits thérapeutiques qui sont sûrs et efficaces contre la COVID-19.
  • Le PARI CNRC collabore avec ISDE pour aider trois PME innovantes à élargir leurs installations de production et à accroître la capacité de biofabrication du Canada.
  • Pour soutenir davantage la mise au point de vaccins contre la COVID-19, le PARI CNRC offre un soutien financier et opérationnel à six PME innovantes afin de mettre au point des candidats vaccins contre la COVID-19.
  • Le PARI CNRC offre également un soutien à quatre PME innovantes pour la mise au point de produits thérapeutiques pour traiter la COVID-19.

Message supplémentaire

  • Le PARI CNRC a pris une approche globale pour soutenir la biofabrication au Canada afin de répondre aux besoins immédiats liés au COVID-19 et de bien positionner le Canada pour répondre aux futurs besoins de biofabrication.

Contexte

La biofabrication au Canada

  • De concert avec ISDE, le PARI CNRC soutient trois PME canadiennes d'avant-garde en vue d'accroître les capacités de biofabrication au pays : BioVectra (Î.-P.-É.), Novocol Pharmaceuticals of Canada (Ontario) et Resilience (Therapure) (Ontario). Le travail devrait permettre la production de plusieurs sortes de vaccins. Il se poursuivra pendant les 18 mois et devrait se solder par un éventail de produits livrables.

Développement d'un vaccin canadien contre la COVID-19

  • En date du 31 décembre, le PARI CNRC avait examiné les propositions de neuf entreprises. Six d'entre elles ont été financées, comme l'a annoncé le premier ministre. Le projet de deux autres a été rejeté et l'évaluation se poursuit pour la neuvième.
  • Les entreprises qui bénéficieront d'une aide financière du PARI CNRC sont les suivantes :
    • Biodextris (Québec)
    • Providence Therapeutics (Alberta)
    • Entos Pharmaceuticals (Alberta)
    • Glycovax Pharma (Québec)
    • Symvivo (Colombie-Britannique)
    • Immunovaccine Technologies (Nouvelle-Écosse)

Conception de produits thérapeutiques canadiens pour traiter la COVID-19

  • Au 31 décembre 2020, le PARI CNRC avait examiné les projets de seize entreprises. Neuf pourraient faire l'objet d'une aide financière et les projets des quatre entreprises suivantes ont d'ores et déjà démarré :
    • Laurent Pharmaceuticals (Québec)
    • JN Nova Pharma (Québec)
    • Bold Therapeutics (Colombie-Britannique)
    • Qu Biologics (Colombie-Britannique)
  • Certains produits thérapeutiques financés par l'entremise du PARI CNRC concernent d'autres problèmes associés à la COVID-19, notamment l'inflammation des poumons et la détresse respiratoire. D'autres s'attaquent à la capacité du virus à pénétrer dans l'organisme et à s'y multiplier.

Préparations et approbations
Personne-ressource du secteur (directeur/directrice): John Burnett, directeur, Conseil national de recherches Canada, 613-796-9259
Personne-ressource du SCSM (directeur/directrice): Taylor Bildstein, Director,
819-639-0983
Approbation du SCSM (SMA/DG) : Jason Bett, DG, 343-998-3529
Approbation du secteur (SMA/DG) : Serge Bijimine, Vice-President, NRC