3 décembre 2025
Table de matières
- Intelligence artificielle (IA) : Innovation et recherche scientifique concernant l'I.A
- Préserver l'avantage mondial du Canada en matière d'I.A
- Stratégie pancanadienne en matière d'intelligence artificielle
- Institut canadien de la sécurité de l’intelligence artificielle
- Code de conduite volontaire pour les systèmes d'Intelligence Artificielle générative avancée
- Engagement international sur l'intelligence artificielle
- Intelligence artificielle : Développement de l'infrastructure informatique
- Enjeux et réglementation de l'Intelligence artificielle
- Recrutement des talents internationaux
- L'innovation et la recherche scientifique en matière d'intelligence artificielle
- Aperçu et résultats de FedDev Ontario
- Initiative régionale en matière d'intelligence artificielle (IRIA)
- Initiative régionale de réponse tarifaire (IRRT)
- Fiche de renseignements sur le projet : Ada Support Inc.
- Annexe A : Biographies
- Fiche de renseignements sur le projet : FBT INC.
- Fiche de renseignements sur le projet : Blue J Legal Inc.
- Fiche de renseignements sur le projet : Ecopia AI
- Fiche de renseignements sur le projet : ventureLAB
- Fiche de renseignements sur le projet : Toronto Region Board of Trade
- Fiche de renseignements sur le projet : Centre d'innovation de l'Ontario
- Lettre de mandat
- Comité permanent de la science et de la recherche (SRSR)
- Biographies des membres du comité
- Analyse des médias : Intelligence artificielle
- ISDE : Foires aux questions
- ISDE : Acronymes : IA et écosystème de recherche canadien
- FedDev Ontario : Questions et réponses
- Note de scénario pour la comparution du ministre Solomon devant le Comité permanent de la science et de la recherche (SRSR)
- FedDev Ontario – Principaux acronymes
Intelligence artificielle (IA) : Innovation et recherche scientifique concernant l'I.A
Question : Comment le Canada peut-il renforcer son leadership dans le domaine de la recherche sur l'intelligence artificielle en soutenant l'innovation, en relevant les défis institutionnels et en assurant une application et une protection responsables des découvertes scientifiques canadiennes?
Messages clés :
- La recherche sur l'intelligence artificielle (IA) offre la possibilité d'accroître la prospérité économique et de relever les grands défis sociétaux
- Depuis 2017, le gouvernement du Canada a investi 3 milliards de dollars dans la recherche fondamentale et appliquée sur l'IA, les talents et les infrastructures de recherche numérique. Le budget de 2025 prévoit des mesures pour soutenir ce vaste effort, y compris des mesures relatives aux infrastructures pour l'IA et des mesures pour attirer les talents
- Le gouvernement est résolu à maintenir le leadership mondial du Canada dans le domaine de la recherche de pointe en IA et à transformer la recherche en innovations qui profitent à la population et à l'économie du pays. Ces objectifs sont au cœur de notre travail visant à élaborer la prochaine stratégie du Canada en matière d'IA, que nous avons hâte de présenter dans les prochains mois
- En renforçant la collaboration entre le milieu universitaire, l'industrie et le gouvernement, le Canada peut concrétiser la recherche de calibre mondial sur l'IA grâce à des innovations responsables qui protègent les actifs intellectuels, stimulent la croissance économique et procurent des avantages tangibles à la population canadienne
Messages supplémentaires :
- Les mesures proposées par le gouvernement du Canada permettront d'accroître la productivité et de renforcer la confiance dans l'économie numérique du pays. Le gouvernement travaille également avec des partenaires canadiens et internationaux afin d'élaborer des politiques cohérentes relatives au développement, à l'adoption, à la sûreté et à la sécurité de l'IA
- Le gouvernement renforce l'écosystème de recherche sur l'IA au Canada en investissant dans les talents et les infrastructures, en encourageant les pratiques de recherche responsables et en aidant à convertir les découvertes en avantages concrets.
- En favorisant la collaboration entre les chercheurs et l'industrie, en permettant une gestion responsable des données et de la propriété intellectuelle et en encourageant la commercialisation, le gouvernement stimule l'innovation tout en protégeant les technologies canadiennes et en maintenant la confiance du public
Contexte :
- Bien que les établissements universitaires et de recherche au Canada aient démontré des forces mondialement reconnues dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA), ils doivent pouvoir compter sur un financement prévisible à long terme, avoir accès à une infrastructure numérique de pointe et disposer de mécanismes pour attirer et garder des talents diversifiés et favoriser la collaboration entre les disciplines techniques et non techniques afin de demeurer compétitifs et de convertir les résultats de la recherche en avantages sociaux et économiques. Les investissements réalisés récemment dans la puissance de calcul pour l'IA dans le cadre de la Stratégie canadienne sur la capacité de calcul souveraine pour l'IA, totalisant 1 milliard de dollars, ainsi que les investissements annoncés dans le budget de 2025 pour la recherche et l'attraction de talents permettront au Canada de rester compétitif par rapport à ses homologues internationaux
- Les progrès récents en matière d'IA transforment à la fois le fonctionnement de cette technologie et son utilisation dans la vie quotidienne. Les chercheurs réalisent des avancées majeures dans le domaine des modèles fondamentaux puissants d'IA, des systèmes capables de raisonner et d'apprendre davantage comme les humains, et des méthodes qui garantissent la confidentialité et la sécurité des données. Ces innovations permettent de réaliser des progrès concrets dans les domaines de la santé, de la recherche scientifique, des solutions climatiques et de l'industrie, grâce à de nouveaux outils d'IA générative qui stimulent la créativité et la productivité. Parallèlement, une importance croissante est accordée à la sécurité, à la transparence et à la responsabilisation afin de garantir que les technologies d'IA soient utilisées de manière responsable et dans l'intérêt de la société
- Des pionniers de l'IA de renommée mondiale qui ont établi leur résidence au Canada, incluant Geoffrey Hinton, Yoshua Bengio et Richard Sutton, ont jeté les bases de la recherche fondamentale en IA moderne. Ces chercheurs de premier plan dans le domaine de l'IA jouent un rôle catalyseur, attirant et formant la prochaine génération de talents canadiens en IA et favorisant le développement d'un écosystème universitaire constant et florissant qui contribue au classement international élevé du Canada en matière de recherche sur l'IA. En 2025, le Canada s'est classé au cinquième rang mondial pour le nombre de publications sur l'IA les plus citées, selon l'indice d'IA de Stanford. Les titulaires de chaires en IA Canada-CIFAR se classent au troisième rang mondial des groupes de recherche en IA dont les travaux ont le plus d'incidence, derrière Google et l'Institut Max Planck d'informatique, et devant Meta, le MIT, Oxford, Stanford, Tsinghua et bien d'autres
- Les instituts de recherche en IA du Canada permettent de faire des découvertes fondamentales et de développer diverses applications concrètes dans des secteurs essentiels. À titre d'exemple, à l'Institut Vecteur, on s'attaque aux défis environnementaux et communautaires grâce à des innovations comme le modèle de prévision météorologique à code source libre Aardvark Weather, qui fournit des prévisions rapides et efficaces en utilisant 1 000 fois moins de puissance de calcul. À Mila, les percées fondamentales menées par des chercheurs de premier plan comme Yoshua Bengio, par exemple les réseaux de flot génératifs (GFlowNets), accélèrent la découverte de nouvelles molécules médicamenteuses et de nouveaux candidats thérapeutiques pour soigner des maladies. À l'Amii, l'intelligence artificielle est mise au service du bien commun et de l'efficacité industrielle, grâce à des projets axés sur des enjeux comme la réduction de la consommation d'énergie dans les réseaux de pipelines et la lutte contre les feux de forêt
- Les centres de recherche, les universités et les instituts publics canadiens doivent faire face à des pressions croissantes pour maintenir un niveau de recherche de calibre mondial en matière d'IA, dans un contexte marqué par l'augmentation des coûts liés à l'infrastructure informatique et de données, la concurrence pour attirer des talents internationaux et le financement limité et peu flexible pour soutenir la collaboration interdisciplinaire dans les domaines des sciences, de l'ingénierie, de la santé et des sciences sociales. Le gouvernement a annoncé dans le budget de 2025 la Stratégie d'attraction des talents internationaux et le plan d'action connexe. Entre autres mesures, le budget propose de verser 1 milliard de dollars sur 13 ans, à compter de 2025-2026, aux conseils subventionnaires fédéraux afin qu'ils recrutent des chercheurs étrangers d'exception dans les universités canadiennes. Dans le cadre des travaux visant à élaborer la prochaine stratégie du Canada en matière d'IA, les membres de ce groupe de travail ont été invités à donner leur avis sur les mesures à prendre pour développer, garder et attirer les meilleurs talents dans le domaine de l'IA au Canada
- De nombreuses publications (p. ex. plus de 700 articles de Mila) et des outils à code source libre comme SegMate de l'Institut Vecteur pour l'imagerie satellite permettent de diffuser les découvertes en matière d'IA et favorisent l'accès et la collaboration à l'échelle mondiale. La valorisation stimule l'adoption par l'industrie, générant une valeur économique, comme le soutien apporté par l'Amii à 91 entreprises en démarrage.
- Pour protéger les découvertes scientifiques dans le domaine de l'IA, on mise sur une gouvernance responsable grâce à des cadres éthiques, comme l'IA raisonnée chez l'Amii. Les instituts mènent des recherches sur la sécurité (IA sécuritaire pour l'humanité chez Mila) et développent des outils pour réduire les biais (le cadre UnBIAS de l'Institut Vecteur), tout en donnant des conseils sur des politiques comme le Code de conduite volontaire
Préserver l'avantage mondial du Canada en matière d'I.A
Question : Que fait le gouvernement du Canada pour tirer parti de son avantage mondial en matière d'intelligence artificielle (IA) et s'assurer que cette nouvelle technologie soit développée et utilisée de manière responsable?
Messages clés :
- Les capacités et les possibilités de l'intelligence artificielle (IA) progressent rapidement, et le gouvernement positionne le Canada comme un chef de file
- Le gouvernement du Canada travaille à bâtir une infrastructure souveraine en matière d'IA, à renforcer les champions canadiens de l'IA, à accélérer l'adoption de l'IA dans l'ensemble de l'économie afin de stimuler la productivité et la croissance économique, et à promouvoir la confiance que la vie privée et les données des Canadiens sont protégées
- Le gouvernement du Canada a récemment organisé un sprint national de 30 jours afin d'éclairer l'élaboration d'une nouvelle Stratégie nationale en matière d'IA. Cette initiative comprenait la contribution d'un groupe de travail sur la stratégie en matière d'IA composé de 28 membres ainsi qu'une consultation publique ouverte qui a recueilli plus de 11 000 soumissions
- Au cours des prochains mois, le gouvernement présentera une stratégie renouvelée en matière d'IA afin de maintenir l'avantage du Canada et de libérer son potentiel pour la croissance économique et l'adoption de cette technologie
Messages supplémentaires :
- Le gouvernement du Canada s'est engagé à accélérer stratégiquement le développement d'une infrastructure nationale de données et d'IA au Canada
- Le Canada a été le premier pays au monde à lancer une stratégie nationale financée en matière d'IA – la Stratégie pancanadienne en matière d'intelligence artificielle – axée sur le renforcement des capacités de recherche en IA. Introduite dans le budget de 2017, la stratégie a investi environ 742 millions de dollars à ce jour pour consolider la base de talents du Canada et sa compétitivité mondiale en IA
- La Stratégie canadienne sur la capacité de calcul souveraine pour l'IA, d'une valeur de 2 milliards de dollars, prévoit des investissements stratégiques dans l'infrastructure publique et commerciale afin de s'assurer que les innovateurs, les chercheurs et les entreprises du Canada ont accès à la capacité de calcul dont ils ont besoin pour protéger l'avantage du Canada en matière d'IA
- Grâce à des investissements stratégiques, le Canada dispose d'un écosystème de recherche en IA de calibre mondial et de plus de 3 300 entreprises qui développent des solutions et des produits en IA, soutenus par la Stratégie pancanadienne en matière d'IA et la Stratégie canadienne sur la capacité de calcul souveraine pour l'IA
- Les partenariats stratégiques, comme le récent protocole d'entente (PE) avec Cohere, permettront au gouvernement de soutenir les entreprises canadiennes novatrices et de promouvoir la souveraineté numérique tout en permettant une efficacité accrue et une meilleure prestation de services au sein du gouvernement
- Un certain nombre de lois canadiennes s'appliquent déjà à l'IA, notamment la Loi sur les renseignements personnels et la protection des documents électroniques (LPRPDE), la Loi sur le droit d'auteur, le Code criminel et des lois sectorielles telles que la Loi sur les aliments et drogues. À l'avenir, l'un des principaux objectifs réglementaires du gouvernement sera de veiller à ce que les données et la vie privée des Canadiens soient protégées de manière appropriée
- Pour répondre davantage aux préoccupations des Canadiens, le gouvernement a lancé plusieurs initiatives visant à soutenir le développement et le déploiement sûrs et responsables de systèmes d'IA, notamment le Code de conduite volontaire pour les systèmes d'IA avancés et l'Institut canadien de sécurité en IA (ICSIA)
Contexte :
Le Canada a été le premier pays au monde à lancer une stratégie nationale en matière d'IA, la Stratégie pancanadienne en matière d'intelligence artificielle, en 2017. Grâce aux budgets de 2017 et 2021, ainsi qu'à l'Énoncé économique de l'automne 2024, le gouvernement a investi environ 742 millions de dollars dans la stratégie. L'un des principaux résultats de la stratégie a été la création de trois instituts nationaux d'IA pour ancrer l'écosystème canadien : Mila à Montréal, l'Institut Vecteur à Toronto et Amii à Edmonton.
S'appuyant sur ces investissements initiaux, le budget de 2024 a présenté des mesures visant à préserver l'avantage mondial du Canada en matière d'IA, notamment :
- 2 milliards de dollars pour construire et fournir un accès à l'infrastructure informatique et technologique aux chercheurs, aux entreprises en démarrage et aux entreprises en expansion de calibre mondial du Canada dans le cadre de la Stratégie canadienne sur la capacité de calcul souveraine pour l'IA lancée en décembre 2024. La Stratégie repose sur trois piliers :
- Développer les champions de l'IA du secteur privé grâce à un Défi de la capacité de calcul pour l'IA de 700 millions de dollars
- Compenser les coûts des ressources de calcul jusqu'à 300 millions de dollars pour les innovateurs et les entreprises canadiennes grâce au Fonds d'accès à une capacité de calcul pour l'IA
- Construire une infrastructure publique de supercalcul pour un coût pouvant atteindre 1 milliard de dollars afin de répondre aux besoins des chercheurs, du gouvernement et de l'industrie. Cela comprend un financement de 705 millions de dollars par l'intermédiaire du Programme d'infrastructure de calcul souveraine (SCIP) pour construire un système de supercalcul à la fine pointe de la technologie, appartenant au Canada ; 95 millions de dollars pour une installation informatique sécurisée qui sera dirigée par Services partagés Canada et le Conseil national de recherches du Canada; et 200 millions de dollars à titre d'investissements à court terme pour :
- Les instituts nationaux d'IA et l'Alliance de recherche numérique du Canada pour étendre l'infrastructure informatique existante afin de répondre aux besoins immédiats
- VITAL pour établir une infrastructure numérique destinée au calcul de l'IA en exploitant les données de santé canadiennes
- Le Conseil national de recherches du Canada pour mettre à jour et élargir ses installations informatiques
- 200 millions de dollars des agences de développement régional du Canada pour encourager les jeunes entreprises d'IA à commercialiser de nouvelles technologies et accélérer l'adoption de l'IA dans les secteurs essentiels
- 100 millions de dollars dans le cadre du Programme d'aide à l'IA du Conseil national de recherches du Canada pour aider les petites et moyennes entreprises à prendre de l'expansion et à accroître leur productivité en créant et en déployant de nouvelles solutions d'IA
- 50 millions de dollars sur quatre ans pour un Programme de solutions sectorielles pour la main-d'œuvre afin de soutenir les travailleurs touchés par l'IA
- 50 millions de dollars sur cinq ans pour créer l'Institut canadien de la sécurité de l'IA (ICSIA), afin de favoriser le développement et le déploiement sécuritaires de l'IA
L'Énoncé économique de l'automne2024 a consacré 150 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2024-2025, aux grappes mondiales d'innovation, et 24 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2025-2026, aux instituts nationaux d'IA pour soutenir la poursuite de leurs activités de commercialisation de l'IA.
Le budget de 2025 indique l'intention du gouvernement de soutenir des projets de centres de données souverains en matière d'IA par des protocoles d'entente avec des partenaires stratégiques et des investissements via la Banque de l'infrastructure du Canada. Le budget de 2025 propose également un financement annuel de 4,5 millions de dollars (de façon permanente) pour le Programme de mesure de l'intelligence artificielle et des technologies de Statistique Canada, entièrement financé à partir des ressources ministérielles existantes. De plus, le budget de 2025 prévoit 925,6 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir des infrastructures publiques souveraines à grande échelle en matière d'IA afin de renforcer la capacité de calcul pour la recherche publique et privée (dont 800 millions déjà provisionnés).
Le Canada est un chef de file international en matière d'IA, ayant cofondé avec la France le Partenariat mondial sur l'intelligence artificielle (PMIA) en juin 2020. Depuis, le Canada a continué de s'engager activement et de démontrer son leadership au sein de l'IAPM – dans le cadre du partenariat intégré avec l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) - ainsi que dans d'autres forums multilatéraux clés liés à la gouvernance de l'IA, tels que les sommets sur l'IA, le G7, le G20, le Comité sur l'IA du Conseil de l'Europe, les Nations Unies (ONU) et le Organisation scientifique et culturelle (UNESCO).
Lancé en 2023, le Code de conduite volontaire du Canada pour le développement et la gestion responsables de systèmes avancés d'IA générative définit les pratiques que les organisations peuvent mettre en œuvre pour gérer les risques associés à l'IA. Le Code compte aujourd'hui 46 organisations signataires. Ceux-ci se sont engagés à adopter des mesures d'atténuation des risques liés au développement et à la gestion des systèmes d'IA, démontrant ainsi leur engagement à l'égard d'une IA sûre et responsable. Le guide de mise en œuvre récemment publié est conçu pour aider les gestionnaires de systèmes d'IA, y compris les petites et moyennes entreprises (PME), à mettre en œuvre les mesures du Code.
CAISI a été lancé en novembre 2024 pour faire progresser la science de la sécurité de l'IA grâce à la recherche sur les capacités et les risques des systèmes d'IA avancés. CAISI mène ses recherches de deux façons principales : elle finance des experts canadiens et internationaux pour qu'ils mènent des recherches sur des questions cruciales liées à la sécurité de l'IA par l'intermédiaire du Programme de recherche CAISI de l'ICRA, et elle mène directement des projets à l'appui des priorités du gouvernement en matière de sécurité de l'IA par l'intermédiaire du Conseil national de recherches du Canada.
Créé en 2019, le Conseil consultatif en matière d'IA conseille le gouvernement sur la meilleure façon de tirer parti des forces du Canada et de son leadership mondial en IA pour créer une croissance économique qui profite à tous les Canadiens. En mars 2025, la composition du Conseil consultatif a été renouvelée afin d'apporter de nouvelles perspectives et une expertise sur des sujets en évolution rapide. Son mandat a également été élargi afin de s'assurer que le Conseil est en mesure de fournir des conseils complets au gouvernement sur les questions stratégiques pertinentes. Le Groupe consultatif en matière d'IA sûre et sécurisée s'attache à formuler des recommandations et des conseils au gouvernement pour s'assurer qu'il est bien informé des risques et des mesures d'atténuation. Il s'agit notamment de donner des conseils sur les priorités de recherche du ICSIA.
Le gouvernement s'efforce également d'exploiter l'IA de manière responsable pour soutenir ses activités. En mars 2025, le Secrétariat du Conseil du Trésor a publié la première stratégie du Canada en matière d'IA pour le secteur public, qui servira de modèle pour l'adoption de l'IA dans la fonction publique au cours des prochaines années. Le gouvernement a également publié un guide pour aider les fonctionnaires fédéraux à évaluer les risques associés à l'IA générative et à l'utiliser de manière responsable dans leur travail quotidien. Le budget de 2025 a indiqué l'intention du gouvernement de mettre sur pied un Bureau de la transformation numérique afin d'identifier, de mettre en œuvre et de déployer à grande échelle des solutions technologiques dans l'ensemble de l'administration fédérale, offrant ainsi une occasion générationnelle aux innovateurs nationaux.
Le 19 août 2025, le gouvernement du Canada a signé un protocole d'entente (PE) avec Cohere qui fournit une plateforme initiale au gouvernement et à Cohere pour explorer où les outils d'IA peuvent améliorer les services publics afin de réaliser des gains d'efficacité et d'améliorer la prestation des services, tout en sécurisant la capacité nationale et souveraine d'IA.
À la fin de septembre 2025, le ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique a annoncé son intention de consulter les Canadiens afin d'élaborer une nouvelle stratégie en matière d'IA. Pour éclairer ce travail, le ministre a lancé un sprint national de 30 jours, qui s'est terminée le 31 octobre. Celle-ci comprenait un groupe de travail sur la stratégie en matière d'IA, composé de 28 experts provenant de partout au Canada, réunis avec un mandat ciblé et limité dans le temps pour formuler des recommandations audacieuses et pratiques pouvant être rapidement mises en œuvre. Le sprint comprenait également une consultation ouverte au public, qui a recueilli plus de 11 000 soumissions de Canadiens, soit le plus grand nombre de réponses à une consultation dans l'histoire d'Innovation, sciences et développement économique Canada. Le gouvernement examine actuellement ces soumissions et publiera les faits saillants.
Le gouvernement consulte également les provinces et territoires, les organisations autochtones nationales ainsi que des intervenants clés en matière de protection de la vie privée, de droits de la personne, de handicap et d'inclusion au sujet de la nouvelle stratégie en matière d'IA; les contributions de ces groupes sont attendues durant la première moitié de novembre. Une nouvelle stratégie en matière d'IA sera élaborée d'ici la fin de 2025.
Stratégie panacanadienne en matière d'intelligence artificielle
Question : Que fait le gouvernement du Canada pour faire progresser sa stratégie en matière d'intelligence artificielle?
Messages clés :
- L'intelligence artificielle constitue l'une des plus grandes transformations technologiques de notre ère
- Voilà pourquoi le gouvernement du Canada investit dans des efforts qui favoriseront l'adoption responsable de l'intelligence artificielle dans l'ensemble de l'économie et de la société canadiennes
- Entre autres, il a investi 742 millions de dollars dans la Stratégie pancanadienne en matière d'intelligence artificielle
- Ces investissements tirent parti de la puissance de l'intelligence artificielle pour stimuler l'innovation, relever des enjeux sociaux importants, favoriser la croissance économique et améliorer le niveau de vie — tout en encourageant le développement et l'utilisation responsables de ces nouvelles capacités technologiques essentielles
Messages supplémentaires :
- Le gouvernement du Canada fait progresser la Stratégie pancanadienne en matière d'intelligence artificielle et prend d'autres mesures, telles que l'élaboration de normes, le soutien à la recherche postsecondaire par l'entremise des organismes subventionnaires et la poursuite des efforts de coordination à l'échelle internationale, afin de soutenir l'innovation et la recherche dans le domaine de l'intelligence artificielle au Canada
- La Stratégie et les mesures complémentaires contribuent à maintenir la position du Canada en tant que chef de file mondial dans le domaine de l'intelligence artificielle, à donner aux entreprises les moyens d'être plus concurrentielles et à faire en sorte que les Canadiens soient plus nombreux à tirer profit de la croissance de l'économie numérique
- Depuis 2021, les investissements réalisés au titre de la Stratégie pancanadienne en matière d'intelligence artificielle ont aidé les Instituts nationaux d'intelligence artificielle à former et à soutenir plus de 1 800 entreprises, tout en mettant à profit 37 millions de dollars en investissements du secteur privé. Ces entreprises ont rapporté, dans une proportion de 85%, que le soutien des Instituts nationaux d'intelligence artificielle leur avait permis de renforcer leur capacité à développer, adopter ou commercialiser l'intelligence artificelle. Elles ont aussi déclaré, dans une proportion de 75%, qu'elles avaient constaté des gains de productivité, des économies de coûts ou d'autres gains d'efficience opérationnelle à la suite de leur collaboration avec les Instituts
Contexte :
Le 22 juin 2022, le ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie a lancé la deuxième phase de la Stratégie pancanadienne en matière d'intelligence artificielle (SPCIA), qui offre un investissement de plus de 443 millions de dollars prévu dans le budget de 2021.
La stratégie compte trois piliers, qui rassemblent des partenaires de partout au Canada.
Pilier 1 : Commercialisation
Instituts nationaux d'intelligence artificielle (60 millions de dollars sur cinq ans; 24 millions de dollars additionnels prévus dans l'Énoncé économique de l'automne 2024)
- Les Instituts nationaux d'intelligence artificielle – l'Alberta Machine Intelligence Institute (Amii) à Edmonton, l'Institut d'intelligence artificielle Mila-Québec (Mila) à Montréal et l'Institut Vecteur à Toronto – augmentent la capacité des entreprises à adopter et à commercialiser l'intelligence artificielle (IA)
Grappes d'innovation mondiales du Canada (125 millions de dollars sur cinq ans; 150 millions de dollars additionnels prévus dans l'Énoncé économique de l'automne 2024)
- Les grappes d'innovation mondiales du Canada – la Supergrappe des technologies numériques, Industries des protéines du Canada, Fabrication de prochaine génération du Canada (NGen), Scale AI et la Supergrappe des océans du Canada – encouragent l'adoption de technologies d'IA conçues au Canada par des entreprises de secteurs clés, ainsi que par les entités publiques à but lucratif et non lucratif
Pilier 2 : Normes
Le Conseil canadien des normes (8,6 millions de dollars sur cinq ans)
- Le Conseil canadien des normes soutient l'élaboration de normes liées à l'IA
Pilier 3 : Talents et recherche
L'Institut canadien de recherches avancées (CIFAR) (208 millions de dollars sur dix ans)
- Le CIFAR travaille à attirer, à maintenir en poste et à développer les talents en recherche universitaire, à maintenir des centres de recherche et de formation aux Instituts nationaux d'intelligence artificielle, et à renouveler ses programmes de recherche avancée, de formation et de mobilisation des connaissances
Informatique (40 millions de dollars sur cinq ans)
- L'Alliance de recherche numérique du Canada fournit une capacité informatique destinée aux chercheurs en IA de l'ensemble du Canada
Ces mesures se fondent sur la première phase de la SPCIA, lancée dans le cadre du budget de 2017 avec un investissement de 125 millions de dollars, afin de soutenir la base de talents du Canada et sa position concurrentielle à échelle mondiale en matière de recherche en IA.
Depuis 2017, plus de 120 chercheurs universitaires ont été nommés à titre de chaire en intelligence artificielle Canada-CIFAR, dont plus de 50 chercheurs internationaux de pointe recrutés au Canada. Ce milieu de recherche constitue le noyau de l'un des plus riches bassins de talents en IA dans le monde. Amii, Mila et l'Institut Vecteur déclarent qu'environ 250 étudiants diplômés et boursiers postdoctoraux achèvent chaque année un stage dans l'un des Instituts nationaux d'IA. Qui plus est, le Canada se classe régulièrement parmi les pays en tête de classements internationaux tels que le Stanford Global AI Vibrancy Index et le Tortoise Media Global AI Index.
Institut canadien de la sécurité de l'intelligence artificielle
Question : Pourquoi le gouvernement du Canada a-t-il créé l'Institut canadien de la sécurité de l'intelligence artificielle?
Messages clés :
- Les progrès rapides de l'intelligence artificielle (IA) ont mis en évidence les promesses associées à cette technologie transformatrice, mais aussi le fait que sa puissance peut soulever des questions en matière de risque et de sécurité. Garantir la sécurité est essentiel pour renforcer la confiance du public dans les systèmes d'IA
- En novembre 2024, le gouvernement du Canada a créé l'Institut canadien de la sécurité de l'intelligence artificielle pour améliorer la compréhension scientifique des risques associés aux systèmes d'IA les plus avancés et de fournir des outils pour y faire face
- Pour ce faire, l'Institut tire profit de l'écosystème de recherche en IA de classe mondiale du Canada par l'intermédiaire de l'Institut canadien de recherches avancées (CIFAR) et du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), et collabore avec des instituts partenaires du monde entier
Messages supplémentaires :
- Garantir la sécurité des systèmes d'intelligence artificielle (IA) les plus puissants est une priorité pour le Canada et ses partenaires les plus proches
- Comme les capacités de l'IA restent méconnues et évoluent constamment, il est évident qu'il nous faut mieux comprendre les risques qui en découlent et établir des mesures d'atténuation
- L'Institut canadien de la sécurité de l'intelligence artificielle (ICSIA) est un membre fondateur du Réseau international de mesure, d'évaluation et de science avancées de l'IA, qui comprend des organisations homologues aux États-Unis, au Royaume-Uni, dans l'UE, en France, au Japon, en Corée, Singapour, en Australie et au Kenya
- L'Institut s'appuie sur la communauté des chercheurs en IA du Canada pour faire progresser la science en matière de sécurité de l'IA. Les principales priorités de recherche de l'ICSIA pour 2025-2026 comprennent l'évaluation des risques liés aux systèmes d'IA, l'étude du fonctionnement des systèmes d'IA et de leur interaction avec le monde réel, et le développement de nouvelles techniques pour rendre les systèmes d'IA plus sûrs. Cette année, il a entamé des travaux dans ces trois domaines prioritaires
- L' Institut cherche également à accroître la collaboration internationale en travaillant avec les membres du réseau sur des exercices conjoints d'évaluation de modèles et à mettre sur pied un rigoureux programme de recherche qui contribuera à faire avancer les connaissances dans le domaine de la sécurité de l'IA, notamment un partenariat de collaboration d'un million de dollars signé avec le UK AI Security Institute en juillet 2025 pour financer la recherche sur l'alignement de l'IA
- L'Institut établit également des partenariats avec les principaux intervenants de l'industrie de l'IA afin de collaborer à la recherche et aux tests de sécurité de l'IA, y compris l'annonce récente d'un protocole d'entente avec l'entreprise canadienne Cohere, spécialisée dans l'IA
- Par ces actions, l'institut vise à fournir une orientation et des outils pour soutenir les priorités stratégiques au sein du gouvernement, ainsi qu'à communiquer des informations sur la sécurité de l'IA et à renforcer la sensibilisation et la confiance des Canadiens et des intervenants
Contexte :
Compte tenu des progrès rapides de l'intelligence artificielle (IA), assurer la sécurité et le déploiement de puissants systèmes d'intelligence artificielle (IA) est devenu une priorité mondiale.
Lors du sommet du Royaume-Uni sur la sécurité de l'IA en novembre 2023, la déclaration de Bletchley a mis en évidence les risques croissants posés par les technologies de pointe en matière d'IA, notamment leur utilisation abusive potentielle dans les campagnes de désinformation, les atteintes à la cybersécurité et même la mise au point d'armes biologiques. Ces préoccupations ont été reprises lors du sommet sur la sécurité de l'IA qui s'est tenu à Séoul en mai 2024, au cours duquel les dirigeants mondiaux ont discuté de la nécessité d'une coopération internationale en matière de sécurité de l'IA. Alors que le Sommet pour l'action sur l'IA qui s'est tenu à Paris en février 2025 a mis davantage l'accent sur le soutien à l'adoption et à l'innovation, le Canada et ses alliés les plus proches reconnaissent l'importance continue d'instaurer la confiance dans l'IA et s'engagent à soutenir le développement et le déploiement responsables des systèmes d'IA.
Lancé en 2024 avec un investissement initial de 50 millions de dollars sur 5 ans, l'ICSIA s'inscrit dans le cadre d'une stratégie gouvernementale plus large à promouvoir le développement responsable de l'IA au Canada, en relevant les défis sociétaux, techniques et éthiques. Depuis sa création, l'ICSIA a entamé une collaboration avec des intervenants des secteurs public et privé, le milieu universitaire et la société civile, garantissant une approche multidisciplinaire de la recherche sur la sécurité de l'IA. L'ICSIA se concentre sur des domaines de recherche clés, comme les cadres d'évaluation et d'analyse des risques liés aux modèles d'IA, les stratégies d'atténuation technique des risques liés à l'IA et la conception de systèmes d'IA plus sûrs.
Le modèle opérationnel de l'ICSIA est conçu pour tirer parti des ressources et des partenariats existants. L'institut relève d'Innovation, Sciences et Développement économique, et dispose d'un bureau dédié chargé de coordonner les politiques et les engagements internationaux. Grâce à ce bureau, l'ICSIA mobilise la dynamique communauté canadienne de recherche en IA, leader mondial dans ce domaine, notamment les trois instituts nationaux d'IA (Amii, MILA et Vector) pour mener des recherches de pointe sur les questions de sécurité liées à l'IA. Les activités de recherche comportent deux volets.
Le premier volet, celui de la recherche dirigée par des chercheurs, est géré dans le cadre d'un accord de contribution avec l'Institut canadien de recherches avancées (CIFAR), qui permet à des experts canadiens et internationaux d'explorer des questions cruciales relatives à la sécurité de l'IA. À ce jour, la collaboration de l'ICSIA avec le CIFAR dans le cadre du premier volet de recherche a donné lieu à deux nouvelles initiatives de financement de la recherche :
- Le programme de subventions « Catalyseur » est destiné aux initiatives à haut risque et à haut rendement. Dix nouveaux projets ont été annoncés en juin 2025, axés sur la lutte contre la désinformation, le développement de modèles d'IA fiables et conformes aux valeurs humaines, et la garantie de la sécurité des systèmes d'IA dans le monde réel
- Le programme « Solution Network » est destiné à la recherche collaborative à plus long terme. Deux nouveaux projets de « Solution Network » ont été lancés en novembre 2025, l'un traitant des défis liés à la sécurité de l'IA que pose l'infiltration de contenus synthétiques dans le système judiciaire canadien, et l'autre contribuant à la création de modèles d'IA plus sûrs et plus équitables pour les minorités linguistiques en s'attaquant aux préjugés dialectaux dans l'IA
Le deuxième volet, celui des projets dirigés par le gouvernement, a été mis en œuvre dans le cadre d'un protocole d'entente avec le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et comprend des projets de collaboration avec des partenaires nationaux et internationaux. À ce jour, l'ICSIA a lancé 13 projets axés sur les questions de sécurité liées à l'IA, tels que la détection d'hypertrucages, l'automatisation robotique sécurisée, l'exploration des risques liés aux agents d'IA autonomes, ainsi que l'élaboration de critères de référence et d'évaluations pour les modèles d'IA.
L'Institut canadien de la sécurité de l'intelligence artificielle (ICSIA) est un membre fondateur du Réseau international de mesure, d'évaluation et de science avancées de l'IA, qui regroupe des bureaux équivalents dans dix juridictions, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Union européenne, la France, l'Australie, Singapour, le Japon, la Corée du Sud et le Kenya. Ce réseau coordonnera les efforts visant à améliorer la compréhension collective de la sécurité de l'IA, à traiter les risques liés aux systèmes d'IA de pointe et à contribuer à l'élaboration de normes de sécurité de l'IA reconnues internationalement qui pourraient constituer l'épine dorsale des politiques de sécurité de l'IA dans toutes les juridictions et tous les marchés. Le Réseau a été lancé en novembre 2024 à San Francisco. L'ICSIA a organisé la troisième réunion en personne du Réseau à Vancouver, en marge de la Conférence internationale sur l'apprentissage automatique (CIAA), au cours de laquelle des décisions ont été prises concernant les priorités, la gouvernance et les collaborations du Réseau.
L'ICSIA codirige avec l'Australie le volet de recherche du Réseau sur les risques posés par les contenus synthétiques générés par l'IA et a publié en juillet 2025 le programme de recherche du réseau sur les contenus synthétiques. L'ICSIA participe également à des évaluations de modèles multilingues menées par Singapour et le Royaume-Uni, avec des contributions en cantonais, en farsi et en télougou, et a publié conjointement les résultats des tests de modèles et un inventaire des outils d'évaluation des risques lors du Sommet de Paris sur l'IA (février 2025).
L'ICSIA continuera à faire progresser la recherche sur la sécurité de l'IA, notamment en approfondissant ses collaborations avec les développeurs d'IA et ses partenaires internationaux. Ce travail continu sur la sécurité de l'IA contribuera à renforcer la confiance du public, ce qui est essentiel pour le succès de l'adoption et de l'innovation en matière d'IA.
Code de conduite volontaire pour les systèmes d'Intelligence Artificielle générative avancée
Question : Pourquoi le gouvernement du Canada a-t-il élaboré le Code de conduite volontaire pour les systèmes d'intelligence artificielle générative avancée?
Messages clés :
- Le gouvernement du Canada appuie le développement et l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) de manière sûre et sécuritaire pour tous les Canadiens
- À cette fin, le gouvernement a élaboré le Code de conduite volontaire pour les systèmes d'intelligence artificielle générative avancée, qui établit les pratiques que les entreprises peuvent mettre en œuvre pour atténuer les risques associés à l'IA
- Le Code compte actuellement 46 signataires, des petites et moyennes entreprises, des organisations de recherche en IA de premier plan et des multinationales du Fortune 500
- Faire progresser les travaux sur l'utilisation sûre et responsable contribue à renforcer la confiance, l'adoption et à soutenir en toute confiance l'IA là où elle peut le plus alimenter la croissance et les opportunités
Messages supplémentaires :
- Les signataires du Code s'engagent publiquement à respecter ses principes et ses mesures, y compris des engagements à promouvoir la transparence, la responsabilisation, la sûreté et la sécurité de leurs systèmes d'IA
- Élaborés à l'origine pour les systèmes d'IA générative, les principes du Code et la plupart de ses mesures s'appliquent à un éventail de systèmes d'IA et peuvent être adoptés par les acteurs de l'écosystème de l'IA au Canada
- En mars 2025, le gouvernement a publié des lignes directrices additionnelles pour aider les gestionnaires de systèmes d'IA à mettre en œuvre le Code et à élaborer des politiques responsables en matière d'IA au sein de leur organisation
Contexte :
Le lancement de ChatGPT d'OpenAI en novembre 2022 a marqué la disponibilité généralisée de systèmes d'intelligence artificielle (IA) génératifs orientés vers l'utilisateur. Les systèmes d'IA générative peuvent être utilisés à des fins nuisibles (par exemple, la fraude), ont contribué à l'essor des «deepfakes», y compris des contenus préjudiciables tels que des images intimes non consensuelles et du matériel d'abus sexuel d'enfants, et ont des implications en matière de confidentialité et de droits d'auteur.
Dans un contexte d'inquiétude croissante concernant les risques et les impacts de l'IA générative, le gouvernement du Canada a lancé une consultation sur les éléments d'un code de conduite volontaire pour les systèmes d'IA générative à l'été 2023. Des personnes de divers horizons, y compris des innovateurs, des chercheurs et des intervenants de la société civile, ont fourni des commentaires sur ce que les organisations doivent faire pour créer et déployer des produits fiables, et sur la façon de s'assurer que le Code reste évolutif.
Le Code a été lancé en septembre 2023 par le ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie. Le Code identifie les mesures que les organisations peuvent prendre lors du développement et de la gestion de systèmes d'IA générative. À l'heure actuelle, 46 organisations sont signataires du Code.
Le Code s'articule autour de six principes conformes aux normes internationales sur la gouvernance des systèmes d'IA et met l'accent sur les résultats nécessaires pour établir la confiance des Canadiens, notamment :
- Responsabilisation : Les sociétés comprennent leur rôle en ce qui concerne les systèmes qu'elles élaborent ou gèrent, mettent en place des systèmes de gestion des risques appropriés et collaborent avec d'autres sociétés au besoin pour éviter les lacunes
- Sécurité : Les systèmes font l'objet d'évaluations des risques, et les mesures d'atténuation nécessaires pour assurer un fonctionnement sûr sont mises en place avant le déploiement et réévaluées au besoin
- Justice et équité : Les répercussions potentielles en matière de justice et d'équité sont évaluées et abordées à différentes étapes de l'élaboration et du déploiement des systèmes
- Surveillance et surveillance humaines : Les systèmes comprennent des mécanismes appropriés de surveillance humaine, et l'utilisation est surveillée après le déploiement. L'information est partagée et des mises à jour sont mises en œuvre au besoin pour faire face aux risques qui se matérialisent
- Validité et robustesse : Les systèmes fonctionnent comme prévu et leur comportement en réponse à l'éventail de tâches ou de situations auxquelles ils sont susceptibles d'être exposés est compris
- Transparence : Suffisamment d'information est publiée pour permettre aux consommateurs de prendre des décisions éclairées et aux experts d'évaluer si les risques ont été adéquatement pris en compte
Les signataires du Code s'engagent à prendre des mesures spécifiques en vertu de chacun des six principes, selon qu'ils sont développeurs ou gestionnaires d'un système d'IA. Ils s'engagent également à soutenir le développement continu d'un écosystème d'IA robuste et responsable au Canada, par exemple en contribuant à l'élaboration et à l'application de normes, en partageant de l'information et des pratiques exemplaires avec d'autres membres de l'écosystème de l'IA et en collaborant avec des chercheurs pour soutenir la sensibilisation du public et la responsabilisation.
Enfin, les signataires s'engagent à développer et à déployer des systèmes d'IA conformes à l'accessibilité, aux droits de la personne et à la durabilité environnementale, et à travailler en collaboration pour exploiter le potentiel de l'IA afin de résoudre des problèmes mondiaux urgents tels que le changement climatique.
Engagement international sur l'intelligence artificielle
Question : Comment le Canada maintient-il son rôle de leader mondial en tant que pionnier de l'utilisation responsable de l'intelligence artificielle (IA)?
Messages clés :
- Le Canada joue un rôle central dans l'élaboration des normes mondiales et l'organisation de l'action collective en matière d'IA
- Il est un membre fondateur du Partenariat mondial sur l'intelligence artificielle (PMIA), une initiative internationale multipartite au sein de l'OCDE visant à promouvoir une IA responsable. Le Canada continue de jouer un rôle de premier plan dans l'évolution du PMIA
- En plus de participer à ce partenariat, le Canada s'engage activement dans des forums multilatéraux liés à l'IA, tels que le G20 et le G7, ainsi que de façon bilatérale, afin de faire progresser la collaboration et de saisir les occasions pour l'économie canadienne. Nous poursuivons activement notre collaboration avec des partenaires clés afin d'alimenter l'écosystème de l'IA du Canada
- La présidence canadienne du G7 donne la priorité à l'adoption généralisée de systèmes d'IA responsables pour garantir une prospérité partagée
Messages supplémentaires :
- Le Canada continue de jouer un rôle important dans la promotion du développement et du déploiement responsables de l'IA :
- Il a été l'un des membres fondateurs du PMIA et a joué un rôle de premier plan dans l'élaboration de sa vision de la collaboration en matière d'IA responsable. Le PMIA continuera à jouer un rôle important dans le soutien des efforts de gouvernance mondiale en matière d'IA
- L'Institut canadien de la sécurité de l'intelligence artificielle (ICSIA) est un membre fondateur du Réseau international des instituts de sécurité de l'IA, dont font partie des organisations homologues des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Union européenne, de la France, du Japon, de la Corée, de Singapour, de l'Australie et du Kenya. Les instituts mènent des initiatives de recherche liées à la sécurité de l'IA
- Le Canada continue également à définir des priorités mondiales communes en matière d'IA lors de sommets sur l'IA, dont le plus récent a été le Sommet pour l'action sur l'IA, qui a eu lieu à Paris, en France, en février 2025
- Le Canada a signé le Pacte numérique mondial, un cadre mondial pour la coopération numérique et la gouvernance de l'IA, lors du Sommet de l'avenir des Nations Unies, en septembre 2024
- Il a également adopté la Convention-cadre du Conseil de l'Europe sur l'intelligence artificielle en février 2025, après avoir consulté les provinces, les communautés autochtones et les parties prenantes. Il s'agit du tout premier traité international juridiquement contraignant visant à garantir que l'utilisation des systèmes d'IA soit pleinement compatible avec les droits de la personne, la démocratie et l'État de droit
- Le Canada cherche à réduire les disparités mondiales en matière d'IA dans le cadre du programme du G7 sur l'IA pour la prospérité. Le pays fait progresser la coopération pour l'intégration et l'adoption de l'IA, mais aussi pour sa diffusion afin que ses avantages soient plus équitablement répartis dans le monde
- Le Canada soutient le fait que la présidence sud-africaine du G20, en 2025, a mis l'accent sur l'inclusion numérique, dont la connectivité universelle et significative et l'infrastructure publique numérique, qu'elle considère comme un domaine prometteur pour une collaboration continue au sein du G20
Contexte :
Le gouvernement du Canada joue un rôle clé dans l'élaboration de la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle (IA).
OCDE et Partenariat mondial sur l'intelligence artificielle :
Le Partenariat mondial sur l'intelligence artificielle (PMIA) a été créé en tant qu'initiative internationale multipartite à la suite de la présidence du G7 par le Canada et la France, en 2018 et en 2019 respectivement. Il a pour mission de faire progresser le développement et l'utilisation responsables de l'IA au moyen de projets concrets. Le Canada est également un membre actif du Groupe de travail sur la gouvernance de l'IA de l'OCDE depuis sa création et en assure actuellement la vice-présidence.
Le Canada considère le PMIA/l'OCDE comme un forum essentiel pour l'obtention d'un consensus entre les nations ayant des vues similaires sur la gouvernance de l'IA et les cadres politiques internationaux en matière d'IA. Le PMIA envisage actuellement d'augmenter le nombre de ses membres afin de renforcer sa valeur en tant que forum ouvert à tous, ce que le Canada et d'autres partenaires clés ont soutenu.
Réseau international des instituts de sécurité de l'IA :
Le Réseau international des instituts de sécurité de l'IA a été créé en novembre 2024 pour faciliter la coopération internationale en matière de sécurité de l'IA. Le Canada est un membre fondateur du réseau, avec l'Institut canadien de la sécurité de l'IA (ICSIA), et continue de jouer un rôle clé dans la sécurité internationale de l'IA par la recherche, les essais, l'orientation et la collaboration.
En juillet 2025, l'ICSIA, par l'intermédiaire de l'Institut canadien de recherches avancées, s'est engagé à verser 1 million de dollars au projet d'alignement de l'AI Security Institute du Royaume-Uni, une initiative de pointe visant à faire progresser la recherche sur l'alignement de l'IA. Ce domaine vise à ce que les systèmes d'IA avancés fonctionnent de manière fiable et bénéfique, sans actions involontaires ou nuisibles.
G7 :
Le Processus d'Hiroshima sur l'IA du G7 (processus d'Hiroshima) a été lancé en mai 2023, sous la présidence japonaise du G7, en réponse aux inquiétudes suscitées par l'essor des systèmes d'IA générative. Il s'agit d'un effort concerté pour définir des attentes communes en matière de gouvernance des systèmes d'IA les plus avancés. Le processus d'Hiroshima comprend notamment un ensemble de principes directeurs et un code de conduite volontaire pour les organisations qui développent et déploient des systèmes d'IA avancés. Sous la direction de la présidence italienne du G7 en 2024, et avec le soutien de l'OCDE, le cadre de production de rapports du processus d'Hiroshima, lancé en février 2025, marque une étape importante dans le développement mondial de l'IA responsable en tant que mécanisme de transparence clé pour les grands développeurs d'IA. Dans le cadre de sa présidence du G7 en 2025, le Canada s'appuiera sur les progrès récents du processus d'Hiroshima pour favoriser la confiance et l'adoption par les organisations de toutes tailles. Les objectifs sont de soutenir le déploiement responsable de l'IA dans tous les secteurs, d'améliorer la confiance des consommateurs et de libérer le potentiel du marché.
G20 :
L'Afrique du Sud, qui assure la présidence du G20 en 2025, met l'accent sur l'économie numérique, l'infrastructure publique numérique et l'IA. Le Groupe de travail sur l'économie numérique du G20 est un forum important où se tiennent ces discussions, auxquelles le Canada participe activement. Il se concentre sur l'utilisation de la transformation numérique pour garantir le développement socio-économique inclusif. L'année dernière, la présidence brésilienne s'est servie de ce groupe de travail pour permettre aux membres de contribuer à la discussion sur le renforcement des efforts mondiaux en faveur d'un développement, d'un déploiement et d'une utilisation sûrs et fiables de l'IA.
Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) :
En 2025, la Malaisie assure la présidence de l'ANASE, sous le thème de l'inclusivité et de la durabilité, et place l'IA au cœur de son programme de transformation numérique. L'ANASE a adopté un guide élargi sur la gouvernance et l'éthique de l'IA qui comprend de nouvelles recommandations pour la gestion des risques liés à l'IA générative, comme la désinformation, les hypertrucages et les préjugés. La région fait aussi progresser l'entente-cadre sur l'économie numérique de l'ANASE, qui comprend l'harmonisation des politiques en matière d'IA, la promotion de la circulation transfrontalière des données et le soutien d'une infrastructure d'IA durable. Parmi les principales initiatives, notons la création du réseau de sécurité de l'IA de l'ANASE et de programmes de renforcement des capacités pour aider les États membres à adopter des pratiques responsables en matière d'IA. Ces efforts visent à garantir que l'IA favorise une croissance inclusive et renforce la confiance. Ils positionnent l'ANASE comme un leader mondial en matière de gouvernance technologique éthique et durable.
APEC :
La Corée du Sud, qui assure la présidence de l'APEC en 2025, accueille le Sommet des dirigeants, dont le thème est « Construire un avenir durable : Se connecter, innover et prospérer » [traduction]. Dans le cadre de sa présidence, la Corée a donné la priorité à l'intelligence artificielle (IA) comme moteur clé de la croissance régionale et a lancé l'Initiative de l'APEC en matière d'IA (2026-2030) pour promouvoir une adoption sûre, inclusive et innovante de l'IA dans l'ensemble des économies membres. Cette initiative vise à harmoniser les normes en matière d'IA, à renforcer l'infrastructure numérique et à combler le fossé technologique dans les économies en développement. La Corée a également annoncé la création du Centre d'IA Asie-Pacifique pour soutenir le renforcement des capacités et la coopération mondiale en matière de gouvernance de l'IA. Ces efforts visent à garantir que les bénéfices de l'IA soient partagés équitablement tout en préservant la confiance et la sécurité dans la région.
Sommets sur l'IA :
Le Canada a participé activement aux sommets internationaux sur l'IA, qui demeurent des événements de haut niveau essentiels pour les discussions et la définition des priorités mondiales communes en matière d'IA, ainsi que la formulation de réponses aux derniers développements. En novembre 2023, le Royaume-Uni a organisé à Bletchley un sommet consacré à la sécurité et à la réglementation de l'intelligence artificielle. En mai 2024, la Corée du Sud a organisé un sommet à Séoul qui a fait fond sur les discussions du sommet de Bletchley. En février 2025, la France a organisé un sommet à Paris pour approfondir les discussions des sommets de Bletchley et de Séoul.
L'Inde accueillera le prochain sommet sur les effets de l'IA, les 19 et 20 février 2026. Ce sommet prévoit de marquer un changement stratégique, soit passer de l'action aux effets mesurables, dans la coopération mondiale en matière d'IA. Le Canada a commencé à participer, par l'intermédiaire du PMIA, à la planification du sommet par l'Inde. Il a l'intention de contribuer aux travaux sur les résultats attendus du sommet, qui porteront sur des thèmes clés, comme le capital humain, l'inclusion, l'IA sûre et fiable, la résilience, les sciences, la démocratisation des ressources de l'IA et le bien commun.
Conseil de l'Europe :
Le Canada a participé activement aux négociations sur la Convention-cadre du Conseil de l'Europe sur l'intelligence artificielle et les droits de l'homme, la démocratie et l'État de droit, récemment adoptée. Il s'agit du tout premier traité international juridiquement contraignant visant à garantir que l'utilisation des systèmes d'IA soit pleinement compatible avec les droits de l'homme, la démocratie et l'État de droit.
Le Canada a participé activement aux négociations en tant qu'observateur du Conseil de l'Europe et a signé le traité lors du Sommet d'action sur l'IA, qui s'est tenu à Paris en février. Le traité a été signé par Andorre, la Géorgie, l'Islande, la Norvège, la République de Moldova, Saint-Marin, le Royaume-Uni, Israël, les États-Unis et l'Union européenne.
Organismes subventionnaires fédéraux :
Les organismes subventionnaires fédéraux qui soutiennent la recherche, la formation à la recherche et l'innovation dans les établissements postsecondaires canadiens jouent un rôle important dans la coopération internationale en matière de recherche. Le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) financent la recherche de pointe en IA en collaboration avec des partenaires internationaux.
Par exemple, en octobre 2025, le CRSH, en partenariat avec le UK Research and Innovation du Royaume-Uni et la Fondation Alfred P. Sloan des États-Unis, a décerné des bourses pour l'étude des effets de l'IA sur l'écosystème de la recherche.
En novembre 2025, le CRSNG, le CRSH et les Instituts de recherche en santé du Canada se sont associés à l'Agence nationale de la recherche de la France pour financer des projets de recherche collaborative sur l'intelligence artificielle.
Plus généralement, dans le cadre de la Stratégie pancanadienne en matière d'IA, le Canada vise à attirer et à maintenir en poste des chercheurs de talent. Depuis 2017, plus de 125 chercheurs ont été nommés titulaires de chaires d'intelligence artificielle de l'Institut canadien de recherche avancée, dont plus de 50 chercheurs internationaux de premier plan recrutés par le Canada. En outre, le Canada se classe régulièrement parmi les premiers pays dans les systèmes de classement internationaux, tels que le Stanford Global AI Vibrancy Index et le Tortoise Media Global AI Index.
Intelligence artificielle : Développement de l'infrastructure informatique
Question : Comment le gouvernement du Canada encourage-t-il le développement d'infrastructures informatiques pour l'IA?
Messages clés :
- L'intelligence artificielle (IA) définira le 21e siècle, et les pays à la pointe de l'IA façonneront l'économie mondiale. Le calcul informatique est un élément essentiel pour positionner le Canada sur la voie du succès en matière d'IA
- La demande en infrastructures informatiques pour l'IA augmente de manière exponentielle. Compte tenu de cela, le budget 2025 s'appuie sur les engagements antérieurs en matière d'infrastructures souveraines en proposant 925,6 millions de dollars sur cinq ans pour construire une infrastructure publique souveraine à grande échelle dédiée à l'IA, afin de stimuler la recherche et l'innovation dans les secteurs public et privé
- Le budget 2025 propose également un mandat de négociation au ministre de l'AI et de l'Innovation numérique afin qu'il s'engage auprès des promoteurs de centres de données qui développent l'offre d'infrastructures numériques du Canada, et élargit également le mandat de la Banque de l'infrastructure du Canada afin qu'elle investisse dans des projets d'infrastructure liés à l'IA
- Le gouvernement du Canada s'engage à faire en sorte que le Canada soit compétitif à l'échelle mondiale et qu'il soit un chef de file dans le domaine de l'IA
- Le gouvernement s'engage à collaborer avec les dirigeants provinciaux, territoriaux et autochtones ainsi qu'avec les partenaires du secteur privé afin d'accélérer la mise en place d'infrastructures d'IA, de renforcer la souveraineté numérique et d'assurer un développement et une adoption sûrs et sécurisés de l'IA
Messages supplémentaires :
- Les progrès réalisés dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA) transforment les découvertes scientifiques, la productivité et l'activité industrielle, créant ainsi de nouvelles opportunités et avantages économiques
- Pour exploiter ce potentiel, il faut disposer d'une puissance de calcul sans précédent, et la demande mondiale en matière de calcul augmente rapidement. Sans accès à une infrastructure d'IA de pointe, les chercheurs et les innovateurs canadiens risquent d'être laissés pour compte
- Grâce à la Stratégie souveraine canadienne en matière de calcul pour l'IA, le gouvernement veillera à ce que les entreprises, les innovateurs et les chercheurs canadiens de tous les secteurs aient accès à une capacité de calcul souveraine afin de mener des recherches novatrices et de favoriser la création de solutions d'IA conçues au Canada. Cela contribuera à protéger les données et la propriété intellectuelle canadiennes, à favoriser la croissance économique et à assurer le leadership du Canada dans le domaine de l'IA
- Le gouvernement du Canada collaborera avec l'industrie afin de cerner de nouveaux projets prometteurs d'infrastructure d'IA
- Le gouvernement a l'intention de permettre à la Banque de l'infrastructure du Canada d'investir dans des projets d'infrastructure liés à l'IA
- De ce montant, 800 millions de dollars proviendront des fonds déjà prévus dans le cadre financier
Contexte :
- L'adoption rapide des technologies d'intelligence artificielle (IA) stimule les investissements dans les centres de données dédiés à l'IA à travers le monde, les investisseurs du secteur privé et les gouvernements agissant avec urgence pour s'assurer que leurs économies disposent de l'infrastructure informatique IA nécessaire pour tirer parti des progrès de la technologie IA
- La compétitivité à long terme du Canada dans le domaine de l'IA dépend de la garantie que les chercheurs ont accès à des ressources informatiques de classe mondiale qui ne sont pas disponibles au niveau national. À l'heure actuelle, le Canada se classe au dernier rang du G7 en termes de capacité de calcul accessible au public. L'offre nationale limitée d'infrastructures GPU spécialisées et à haute densité limite la capacité des chercheurs à former et à déployer des modèles d'IA avancés à grande échelle. La création d'une infrastructure informatique publique souveraine renforcera directement la capacité du Canada à mener des recherches fondamentales et appliquées en matière d'IA, à attirer et à retenir les meilleurs talents, et à favoriser la collaboration entre les universités, les start-ups et les entreprises établies. Ancrer la capacité de calcul dans le domaine de la recherche publique garantit un accès large et équitable tout en créant une plateforme que l'industrie peut exploiter pour des partenariats de recherche et développement alignés sur les priorités nationales
- La demande mondiale et nationale en infrastructures informatiques pour l'IA est en augmentation. Selon l'International Data Corporation (IDC), les dépenses mondiales en Infrastructure-as-a-Service devraient atteindre 271,5 milliards de dollars en 2025. Les prévisions indiquent que ce chiffre passera à 461,9 milliards de dollars en 2029. McKinsey rapporte que certaines projections estiment que les investissements mondiaux atteindront environ 6,7 billions de dollars américains d'ici 2030, dont environ 5,2 billions de dollars américains pour la capacité de traitement de l'IA
- Le Canada est bien placé pour tirer parti de cette croissance de la demande. D'un océan à l'autre, le Canada est une destination d'investissement attrayante pour les centres de données commerciaux à grande échelle spécialisés dans l'IA, grâce à son énergie propre, son climat frais, son secteur des technologies numériques existant et la disponibilité de terres. Grâce à ces facteurs, le Canada bénéficie d'investissements menés par le secteur privé dans tout le pays dans les infrastructures informatiques liées à l'IA
- Les investissements du gouvernement fédéral dans les infrastructures d'IA dans le cadre de la Stratégie souveraine en matière de calcul par IA augmentent la disponibilité et l'accès à des capacités de calcul par IA souveraines et nationales. Grâce au leadership du secteur privé, notamment des entreprises de télécommunications canadiennes, le Canada met en place les infrastructures d'IA nécessaires pour soutenir ses innovateurs, ses entreprises et ses chercheurs
Enjeux et réglementation de l'Intelligence artificielle
Question : Que fait le gouvernement du Canada pour répondre aux enjeux liés à l'intelligence artificielle (IA) au Canada ?
Messages clés :
- Bien que la création et l'adoption d'outils d'intelligence artificielle (IA) offrent d'importantes opportunités économiques, certaines applications de l'IA soulèvent de nouveaux enjeux et risques
- Le gouvernement du Canada a lancé plusieurs initiatives pour soutenir le développement et le déploiement sécuritaires et responsables de l'IA, notamment le « Code de conduite volontaire visant un développement et une gestion responsables des systèmes d'IA générative avancés » et l'Institut canadien de la sécurité de l'IA
- Plusieurs lois canadiennes s'appliquent déjà à l'IA, et le gouvernement travaille à renforcer et à moderniser les cadres réglementaires du Canada, y compris la Loi sur la protection de la vie privée dans le secteur privé
- Veiller à ce que les systèmes d'IA soient sécuritaires et dignes de confiance sera une considération clé dans la nouvelle Stratégie nationale canadienne en matière d'IA
Messages supplémentaires :
- Le gouvernement du Canada a entendu les préoccupations sérieuses exprimées par les Canadiens concernant l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA), notamment:
- son utilisation potentielle à des fins malveillantes
- ses répercussions sur la vie privée
- la propagation de la désinformation
- la création de contenus truqués, ainsi que d'autres risques liés à la sécurité
- Pour promouvoir des pratiques de gouvernance de l'IA sécuritaires et responsables, le gouvernement du Canada a lancé le Code de conduite volontaire en 2023
- Le Code, qui compte actuellement 46 signataires, établis des pratiques que les organisations peuvent mettre en œuvre pour gérer les risques associés à l'IA, qu'il s'agisse de petites et moyennes entreprises, de multinationales du Fortune 500 ou d'instituts de recherche de renommée mondiale
- En mars 2025, le gouvernement a également publié un guide pour aider les gestionnaires de systèmes d'IA à mettre en œuvre le Code
- En 2024, le gouvernement a lancé l'Institut canadien de la sécurité de l'IA (ICSIA) afin de financer et de réaliser des recherches techniques sur les risques liés à la sécurité de l'IA et les mesures d'atténuation des risques, ainsi que de collaborer et de partager des informations avec ses homologues au sein du réseau international des instituts de sécurité de l'IA
- Le travail de l'ICSIA vise à favoriser le déploiement sécuritaire de l'IA et à éclairer les politiques du gouvernement
- Le gouvernement travaille actuellement à une mise à jour de la Stratégie nationale canadienne en matière d'IA. La sécurité des systèmes d'IA et les moyens pour renforcer la confiance envers l'IA constituent des considérations clés
- Pour éclairer cette stratégie, le gouvernement a mené des consultations publiques à l'automne 2025 et a formé un groupe de travail composé de 28 experts issus de divers horizons, qui ont fourni des conseils après avoir consulté leurs réseaux
Contexte :
Enjeux liés à l'intelligence artificielle (IA) :
Bien que l'IA offre des opportunités importantes pour la croissance économique, la prospérité et la compétitivité du Canada, comme toute technologie disruptive, elle soulève également des enjeux importants.
Les enjeux associés à l'IA incluent notamment :
- Utilisations malveillantes : Des systèmes d'IA puissants peuvent être utilisés par des acteurs malveillants pour mener des activités illégales, dangereuses ou nuisibles (par exemple, des systèmes d'IA utilisés pour développer des armes ou commettre des cyberattaques)
- Risques de défaillances : Les systèmes d'IA peuvent présenter des défaillances une fois déployés, ce qui peut entraîner des préjudices graves dans certains contextes. Par exemple, les systèmes d'IA peuvent générer de fausses informations en raison de limitations techniques — un phénomène connu sous le nom d' « hallucinations de l'IA » — ce qui est particulièrement préoccupant lorsqu'ils fournissent aux utilisateurs des conseils inexacts en matière de santé ou de sécurité. Les risques liés aux défaillances incluent également les préjudices pouvant être causés par des agents conversationnels conçus pour entretenir des échanges intimes et personnels (par exemple, des compagnons IA), qui peuvent renforcer les croyances délirantes de leurs utilisateurs et favoriser une dépendance émotionnelle malsaine. Dans certains cas, des utilisateurs se seraient suicidés après avoir été encouragés par ce type d'agent conversationnel. Les risques de défaillances dépendent fortement du contexte. Par exemple, le déploiement de technologies d'IA par des entreprises pour automatiser des tâches administratives ne soulève pas les mêmes enjeux de fiabilité que dans des contextes sensibles comme les soins de santé ou les compagnons IA
- Risques liés aux contenus synthétiques : Les contenus générés par l'IA sont désormais largement répandus en ligne, et l'IA peut être utilisée pour diffuser des contenus faux, trompeurs ou nuisibles. Cela inclut la création de contenus mensongers pouvant nuire à la confiance du public, aux institutions démocratiques ou à la sécurité publique (par exemple, la désinformation). Cela comprend également la génération de contenus mettant en scène l'apparence d'une personne (y compris sa voix ou d'autres caractéristiques identifiables) sans son consentement, un phénomène couramment appelé « hypertrucage ». Ces pratiques peuvent entraîner des préjudices économiques, psychologiques et réputationnels.
Environnement législatif et politique:
Bien que le Canada ne dispose pas d'une législation fédérale horizontale sur l'intelligence artificielle, plusieurs lois canadiennes s'appliquent déjà à certains aspects du développement, du fonctionnement et de l'utilisation de l'IA, notamment la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques, la Loi sur le droit d'auteur et le Code criminel. De plus, des lois sectorielles, telles que la Loi sur les aliments et drogues pour les dispositifs médicaux et la Loi sur la sécurité automobile pour le secteur automobile, peuvent répondre aux risques liés au déploiement de l'IA dans des secteurs spécifiques. Certaines provinces ont également commencé à réglementer certains aspects du déploiement de l'IA (par exemple, l'Ontario dans le contexte de l'emploi). Certaines de ces lois existantes pourraient devoir être mises à jour afin de mieux refléter l'environnement actuel de l'IA. Par exemple, dans sa plateforme électorale de 2025, le Parti libéral s'est engagé à modifier le Code criminel pour criminaliser la diffusion d'hypertrucages sexuels non consensuels. De plus, le ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique a déclaré publiquement son intention de déposer une nouvelle législation visant à renforcer la protection de la vie privée afin de s'assurer que les risques en matière de vie privée liés à l'IA soient adéquatement pris en compte.
Au-delà de la législation, le gouvernement du Canada encourage une utilisation sécuritaire et responsable de l'IA par le biais d'autres initiatives, notamment le « Code de conduite volontaire visant un développement et une gestion responsables des systèmes d'IA générative avancés », qui fournit des orientations sur la gestion des risques liés à l'IA, ainsi que l'Institut canadien de la sécurité de l'IA (ICSIA), qui finance et mène des recherches pour faire progresser la science de la sécurité de l'IA. De plus, le gouvernement a mis en œuvre plusieurs initiatives en matière de littératie numérique et médiatique qui peuvent contribuer à atténuer certains des enjeux soulevés par l'IA. Cela comprend l'Initiative citoyenne numérique, menée par le ministère du Patrimoine canadien, qui vise à soutenir la démocratie et l'inclusion sociale au Canada en renforçant la résilience des citoyens face à la désinformation en ligne. Cela comprend également une série d'initiatives en matière de littératie numérique et d'IA soutenues par le ministère de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, telles que Parlons sciences, ainsi que des programmes des Instituts nationaux d'IA.
Le gouvernement s'est engagé à faire en sorte que les cadres politiques et législatifs soient suffisamment solides pour répondre aux enjeux et aux risques liés à l'IA. Toutefois, les différentes applications de l'IA et les différents types de risques appellent des réponses politiques distinctes:
- Les développeurs d'IA peuvent intégrer des mécanismes de protection dans leurs systèmes afin de décourager les usages malveillants. Le travail de l'ICSIA peut appuyer les développeurs de modèles dans cette démarche. L'ICSIA considère actuellement la conclusion d'un protocole d'entente avec le développeur canadien de modèles Cohere
- Les risques de défaillances sont mieux abordés dans leur contexte, souvent par les organismes de réglementation sectoriels compétents. Alors que l'utilisation de l'IA dans certains secteurs comme les soins de santé est déjà fortement encadrée, l'absence de cadres réglementaires dans d'autres secteurs (par exemple, les agents conversationnels et les applications de compagnons IA) crée actuellement une lacune
- Les risques liés aux contenus synthétiques pourraient être abordés par divers moyens, notamment la modernisation du Code criminel pour mieux encadrer les contenus synthétiques, la modernisation de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques pour mieux traiter les contenus synthétiques mettant en scène l'apparence d'une personne, et la mise en place d'un régime sur les préjudices en ligne afin d'atténuer les risques d'exposition à des contenus préjudiciables en ligne, y compris les contenus synthétiques préjudiciables
Certaines de ces réponses politiques relèvent du ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique, tandis que d'autres impliqueraient différents ministres. La coordination entre les ministères et les organismes fédéraux, ainsi qu'avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, sera essentielle pour répondre efficacement aux enjeux associés à l'IA.
Recrutement des talents internationaux
Messages clés :
- Les investissements dans la recherche sont essentiels pour construire l'économie de demain. Des talents de recherche de calibre mondial sont indispensables pour stimuler l'innovation, renforcer la résilience du Canada et maintenir son leadership dans un contexte économique mondial en évolution rapide
- Le Budget 2025 prévoit jusqu'à 1,7 milliard de dollars pour recruter des chercheurs internationaux de premier plan, renforçant ainsi la compétitivité mondiale du Canada et contribuant à l'économie de demain
- Le Canada accueille les meilleurs chercheurs du monde entier. En valorisant la diversité des expertises et en offrant un environnement de recherche stable et collaboratif, le Canada renforcera son écosystème d'innovation et accélérera les percées pour relever des défis complexes
Messages supplémentaires :
- Le Canada renforce son écosystème de recherche dynamique et diversifié en recrutant des talents internationaux de premier plan, en alignement avec les priorités du gouvernement du Canada
- Cet investissement s'appuie sur le soutien de longue date du gouvernement à la recherche. Le Budget 2024 a prévu 825 millions de dollars pour augmenter le montant et le nombre de bourses d'études et de recherche, ainsi que 1,8 milliard de dollars pour accroître le financement des subventions de recherche
- Cet investissement renforce le vivier de talents et la capacité de recherche du Canada dans des domaines essentiels à la croissance économique et au bien-être social, positionnant le Canada comme un pôle mondial de science et d'innovation, aujourd'hui et à l'avenir
Contexte :
- Les talents de recherche du Canada comptent parmi les meilleurs au monde, grâce en partie au solide soutien du gouvernement à la recherche et à l'innovation. Par exemple, le Budget 2024 a prévu 825 millions de dollars pour augmenter le montant annuel et le nombre de bourses d'études et de recherche afin de soutenir la prochaine génération de talents. Il a également accordé 1,8 milliard de dollars aux conseils subventionnaires fédéraux pour accroître le financement des subventions de recherche
- Le Budget 2025 a engagé 1,7 milliard de dollars pour attirer des talents internationaux de recherche de premier plan, conformément à l'engagement de la lettre de mandat visant à attirer des talents mondiaux pour renforcer l'économie du Canada. Cette initiative fait partie de la Stratégie et plan d'action sur l'attraction des talents internationaux, dirigée par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. La stratégie saisit l'opportunité de recruter des chercheurs de renom cherchant des opportunités à l'étranger en raison de réductions de financement et de changements de politiques aux États-Unis
- L'écosystème de recherche stable du Canada, sa crédibilité internationale, ses solides fondations académiques et institutionnelles, ainsi que sa collaboration à l'échelle mondiale, constituent autant d'atouts pour attirer des talents de recherche internationaux
- L'initiative d'attraction des talents annoncée dans le Budget 2025 vise à recruter plus d'un millier de chercheurs. Elle prévoit un financement pour les trois conseils subventionnaires fédéraux afin de soutenir:
- Les chaires de recherche axées sur la recherche transformationnelle et translationnelle (1 milliard de dollars sur 13 ans)
- Les chercheurs doctorants et postdoctorants (133,6 millions de dollars sur trois ans)
- Les professeurs adjoints (120 millions de dollars sur 12 ans)
- Pour assurer des conditions de recrutement attractives, le Budget 2025 prévoit également 400 millions de dollars sur sept ans pour la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) afin de fournir un soutien en infrastructure de recherche aux chaires recrutées. Ces investissements conjoints rendront le Canada attrayant pour les chercheurs internationaux à un moment où la concurrence pour les talents hautement qualifiés est accrue
- Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada offrira un soutien dédié et un traitement accéléré pour les chercheurs recrutés
- Cet investissement ciblera des domaines prioritaires liés à l'économie de demain et aux forces actuelles. Il renforcera la capacité de recherche nécessaire pour produire les innovations qui stimulent la prospérité, la résilience et le bien-être nationaux
- Cette initiative viendra compléter le talent existant du Canada. L'écosystème de recherche canadien est soutenu par les conseils subventionnaires fédéraux (Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, Conseil de recherches en sciences humaines, Instituts de recherche en santé du Canada) et la FCI. Les investissements réalisés par ces organismes développent des talents hautement qualifiés et produisent les percées qui stimulent l'innovation
- En collaborant avec des leaders mondiaux, les chercheurs et étudiants diplômés canadiens bénéficieront d'une formation et d'un mentorat inestimables, contribuant à renforcer les équipes de recherche et à attirer d'autres talents hautement qualifiés au Canada
L'innovation et la recherche scientifique en matière d'intelligence artificielle
Contexte :
Le 3 novembre 2025, le Comité permanent des sciences et de la recherche de la Chambre des communes (SRSR) a adopté une motion visant à étudier l'innovation et la recherche scientifique en matière d'intelligence artificielle (IA). Le texte intégral de cette motion est le suivant :
Que, conformément à l'article 108(3) du Règlement, le Comité permanent des sciences et de la recherche entreprenne une étude d'au moins quatre réunions sur l'innovation et la recherche scientifique en matière d'intelligence artificielle. Que l'étude vise à examiner : les progrès récents de la recherche fondamentale et appliquée dans le domaine de l'intelligence artificielle; les besoins et les défis des centres de recherche, des universités et des instituts publics en matière de financement, d'infrastructure, de recrutement et de collaboration interdisciplinaire; le rôle du gouvernement fédéral dans la promotion d'un écosystème de recherche en intelligence artificielle responsable; et les mécanismes permettant d'assurer la diffusion, la valorisation et la protection des découvertes scientifiques canadiennes dans le domaine de l'intelligence artificielle.
État d'avancement :
- Soutien d'ISDE à l'écosystème de recherche en intelligence artificielle :
- Les Canadiens ont joué un rôle clé dans le développement de l'IA moderne, et le Canada dispose aujourd'hui d'un écosystème dynamique soutenu par des stratégies fédérales complémentaires : la Stratégie pancanadienne en matière d'IA (SPCIA), la Stratégie canadienne sur la capacité de calcul souveraine pour l'IA (SCCS) et la Stratégie sur l'infrastructure de recherche numérique (IRN)
- Dans le cadre de la SPCIA, présentée dans le budget de 2017, le gouvernement fédéral a investi 742 millions de dollars pour renforcer la base de talents et la compétitivité mondiale du Canada dans le domaine de l'IA. La deuxième phase de la SPCIA a été annoncée dans le budget de 2021 (lancée en 2022) afin de mettre en relation les talents et sa capacité de recherche de classe mondiale avec des programmes visant à faciliter la commercialisation et l'adoption de l'IA et à contribuer à la croissance d'un écosystème national dynamique en matière d'IA
- Le budget de 2024 a annoncé un investissement de 2 milliards de dollars sur cinq ans pour mettre en place la SCCS. Cette stratégie permettra aux entreprises, aux innovateurs et aux chercheurs canadiens d'avoir accès à la capacité de calcul dont ils ont besoin pour mener des recherches et développer des solutions d'IA conçues au Canada dans tous les secteurs de l'économie. S'appuyant sur cet investissement, le budget de 2025 a annoncé de 925,6 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir une infrastructure publique souveraine à grande échelle en matière d'IA afin de renforcer la capacité de calcul de l'IA pour la recherche publique et privée
- Annoncée dans le budget 2018, la Stratégie sur l'IRN vise à soutenir les chercheurs canadiens en leur fournissant les outils et les services numériques nécessaires pour transformer les mégadonnées en percées scientifiques. Grâce à la stratégie IRN, l'Alliance de recherche numérique du Canada (l'Alliance) joue un rôle central dans le soutien à la recherche avancée et à l'innovation au Canada en fournissant des infrastructures de recherche numérique, des services informatiques de pointe, des services de gestion des données et des logiciels de recherche essentiels. D'avril 2019 à mars 2025, l'Alliance a investi 262 millions de dollars dans le cadre de la Stratégie sur l'IRN afin d'augmenter de plus de cinquante pourcent la capacité de calcul totale mise à la disposition des chercheurs de notre pays, de développer des outils, des services et des formations accessibles via sa plateforme nationale, et de coordonner un réseau de plus de 200 professionnels hautement qualifiés à travers le Canada, qui sont essentiels pour tirer pleinement parti de cette technologie. La stratégie IRN a engagé un montant supplémentaire pouvant atteindre 258 millions de dollars à partir d'avril 2025 pour poursuivre ce travail jusqu'en mars 2030
- Programmes d'ISDE pour soutenir la recherche en intelligence artificielle :
- Le programme des chaires en IA Canada-CIFAR recrute les meilleurs chercheurs mondiaux en IA au Canada, tout en retenant les meilleurs talents nationaux. Le programme fournit un financement de recherche dédié à long terme pour soutenir leurs programmes de recherche et les aider à former la prochaine génération de leaders en IA.:
- Depuis 2017, plus de 125 chercheurs ont été nommés à des chaires en IA Canada-CIFAR, dont plus de 50 chercheurs internationaux de premier plan recrutés au Canada
- Les chaires en IA Canada-CIFAR constituent le troisième groupe de recherche en IA le plus influent au monde (par chercheur), derrière Google et l'Institut Max Planck pour l'informatique, et devant Meta, le MIT, Oxford, Stanford, Tsinghua et bien d'autres. Ils sont 4,5 fois plus susceptibles qu'un chercheur en IA moyen dans le monde de publier un article dans le top un pourcent des revues les plus citées
- Les Instituts nationaux d'IA (INIA) accueillent les chaires en IA Canada-CIFAR et servent de pôles centraux pour les chercheurs, les étudiants et les entreprises au cœur des principaux écosystèmes d'IA du Canada. Les instituts relient les établissements d'enseignement supérieur d'un océan à l'autre et permettent de traduire la recherche universitaire en résultats concrets grâce à leurs programmes de commercialisation
- Les INIA indiquent qu'environ 250 étudiants diplômés et postdoctorants terminent leur formation chaque année
- Les INIA et CIFAR ont soutenu les recherches révolutionnaires de trois lauréats des prix les plus prestigieux au monde : Yoshua Bengio (Mila) a remporté le prix Turing 2018 avec Geoffrey Hinton et Yann LeCun; Geoffrey Hinton (l'Institut Vecteur) a remporté le prix Nobel de physique 2024; et Richard S. Sutton (Amii) a remporté le prix Turing 2024
- Dans le cadre du SCCS, les trois INIA ont reçu chacune 20 millions de dollars sur quatre ans. Ces fonds seront utilisés par les instituts d'IA pour augmenter leur capacité de calcul en matière d'IA, ce qui aidera les chercheurs à mener des recherches dans ce domaine et permettra d'attirer et de retenir les meilleurs talents
- L'Institut canadien de la sécurité de l'IA (ICSIA) a été annoncé dans le budget 2024, avec un investissement de 50 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir le développement et le déploiement sécuritaires de l'IA. Il s'appuie sur le programme de recherche ICSIA du CIFAR, lancé en novembre 2024, qui finance des chercheurs de premier plan dans le domaine de la sécurité de l'IA issus des trois INIA. Cette initiative place le Canada à l'avant-garde de la recherche sur les risques posés par les systèmes d'IA avancés. Dix projets de recherche ont été annoncés, chacun soutenant jusqu'à deux chercheurs postdoctoraux. Les boursiers postdoctoraux en sécurité de l'IA du CIFAR recevront un financement et un soutien à la recherche et formeront une solide communauté de chercheurs en sécurité de l'IA en début de carrière, constituant ainsi la prochaine génération de talents du Canada
- Depuis 2008, les organismes subventionnaires fédéraux du Canada (le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)) ont investi plus de 1,5 milliard de dollars dans des subventions de recherche fondamentale en IA menées par des chercheurs (par exemple, les subventions à la découverte du CRSNG). Ces subventions de base accordées à un stade précoce, attribuées dans le cadre de processus concurrentiels, complètent le financement ciblé et appliqué fourni par les investissements dans la recherche et les talents du SPCIA
- L'Alliance de recherche numérique du Canada (ARNC) est un organisme sans but lucratif financé par le gouvernement fédéral qui soutient les chercheurs canadiens en exploitant des installations de calcul scientifique de pointe (CSP) dans les établissements canadiens et en veillant à une répartition équitable de ces installations entre les chercheurs canadiens, ainsi qu'en développant des logiciels de recherche et des outils de gestion des données qui aident les chercheurs à travailler avec de grands ensembles de données. Dans le cadre de la stratégie IRN, l'ARNC dirige les efforts visant à coordonner et à améliorer l'écosystème des infrastructures de recherche numérique du Canada, tout en remplaçant les infrastructures de calcul haute performance vieillissantes infrastructures informatiques haute performance vieillissantes et en améliorant la capacité des centres de données. Par l'intermédiaire du SPCIA, l'ARNC soutient le déploiement d'infrastructures d'IA dans les instituts nationaux d'IA afin d'améliorer l'accès des chercheurs. Dans le cadre du SCCS, l'ARNC contribue à l'expansion de la capacité informatique nationale afin de répondre à la demande croissante en matière de recherche, tout en faisant progresser le développement d'espaces de données sécurisés et en fournissant un soutien aux chercheurs et aux autres parties prenantes des écosystèmes IRN et IA
- CANARIE est un organisme sans but lucratif financé par le gouvernement fédéral qui exploite le réseau national ultra-rapide du Canada pour la recherche et l'éducation, reliant les chercheurs, les enseignants et les innovateurs à travers le pays et à leurs partenaires internationaux. Pierre angulaire de la stratégie IRN, CANARIE bénéficie d'un financement de 176 millions de dollars sur cinq ans dans le cadre du budget 2024. Elle soutient la collaboration et la recherche à forte intensité de données par le biais d'initiatives telles que le Réseau national de recherche et d'éducation (RNRE), les programmes de logiciels de recherche et la gestion des données de recherche. Ces services fournissent une connectivité à haut débit, des logiciels réutilisables et des outils de partage de données sécurisés, reliant les réseaux provinciaux et territoriaux entre eux et aux partenaires internationaux du RNRE
- L'énoncé économique de l'automne 2024 a alloué jusqu'à 30 millions de dollars sur trois ans au projet VITAL (Infrastructure de données numériques essentielles de santé en temps quasi réel pour les essais cliniques, l'intelligence artificielle et un système de santé apprenant) dans le cadre de la SCCS afin de renforcer le leadership du Canada dans l'utilisation des données de santé pour l'IA. Dirigé par Unity Health Toronto, VITAL mettra en place une infrastructure numérique qui extraira, harmonisera et analysera en toute sécurité et en temps quasi réel des données cliniques provenant de plusieurs provinces à des fins de recherche et d'innovation de pointe. Le projet permettra de développer une infrastructure de base soutenue par des centres de données sécurisés, des pipelines de traitement des données et un environnement de recherche centralisé pour l'analyse à grande échelle. Il mettra également en œuvre un cadre complet en matière de confidentialité, de gouvernance et de cybersécurité, soutiendra la commercialisation et les partenariats responsables, et testera des modèles de liaison et de gouvernance des données autochtones. En permettant aux chercheurs et aux cliniciens d'accéder en toute sécurité à des informations en temps quasi réel provenant de l'ensemble du système de santé canadien, VITAL est en mesure de contribuer à accélérer la découverte de nouveaux traitements, d'améliorer les résultats pour les patients et de garantir des réponses plus rapides et fondées sur des preuves aux nouveaux défis en matière de santé
- Le programme des chaires en IA Canada-CIFAR recrute les meilleurs chercheurs mondiaux en IA au Canada, tout en retenant les meilleurs talents nationaux. Le programme fournit un financement de recherche dédié à long terme pour soutenir leurs programmes de recherche et les aider à former la prochaine génération de leaders en IA.:
- Programmes d'ISDE visant à soutenir la recherche en intelligence artificielle axée sur l'industrie :
- Le programme des grappes d'innovation mondiales (GIM) rassemble des entreprises, des organismes sans but lucratif et des établissements de recherche afin de favoriser l'innovation grâce à des projets collaboratifs menés par l'industrie visant à résoudre des problèmes concrets à l'aide de technologies de pointe, notamment l'IA. Depuis leur création en 2018, les grappes ont soutenu 131 projets d'IA avec des partenaires de recherche, pour une valeur totale de 924 millions de dollars (y compris les contributions des GIM d'environ 340 millions de dollars)
- En plus de leur travail de soutien à la recherche et aux talents dans le domaine de l'IA, les INIA contribuent à traduire la recherche en intelligence artificielle en applications commerciales et à renforcer la capacité des entreprises à adopter ces nouvelles technologies. Sur les 742 millions de dollars investis dans le SPCIA, 84 millions ont été investis directement dans les programmes de commercialisation des INIA (28 millions de dollars par institut pour la période 2021-2027), qui ont permis de former et de soutenir plus de 1 800 entreprises tout en mobilisant. 37 millions de dollars d'investissements du secteur privé. Grâce à leur collaboration avec les INIA, 85 pourcent des entreprises déclarent avoir amélioré leur capacité à développer, adopter ou commercialiser l'IA, et 75 pourcent font état de gains de productivité, de réductions de coûts ou d'autres gains d'efficacité opérationnelle
- Le Fonds de réponse stratégique (FRS), anciennement appelé le Fonds d'innovation stratégique, est principalement utilisé pour soutenir les investissements nécessaires en matière de calcul, comme l'investissement de 240 millions de dollars réalisé en mars dans Cohere. Grâce au défi de calcul IA de 700 millions de dollars du FRS, le Canada développe son infrastructure d'IA et sa capacité de calcul haute performance, renforçant ainsi l'innovation locale et accélérant la croissance de son économie.. Au-delà du soutien aux investissements dans le calcul, le FRS soutient également des projets de l'industrie numérique axés sur l'IA ou intégrant des éléments d'IA, tels que :
- Le FRS a engagé 15,2 millions de dollars dans Coveo Solutions, afin de soutenir le développement d'une plateforme d'IA visant à offrir des expériences utilisateur personnalisées aux clients et aux employés
- Le SRF a engagé 30 millions de dollars dans Sanctuary Cognitive Systems, afin de soutenir le développement de la première intelligence artificielle au monde similaire à celle des humains dans des robots à usage général
- Au total, le FRS compte actuellement 30 projets actifs dans le domaine des technologies numériques et émergentes, y compris des projets intégrant des éléments d'IA. Le FRS a investi quelque 2,1 milliards de dollars dans ces projets, pour un coût total d'environ 8,1 milliards de dollars
Aperçu et résultats de FedDev Ontario
Contexte :
FedDev Ontario a été créée en 2009 pour stimuler l'économie pendant une période de ralentissement. Depuis, son rôle a pris de l'ampleur, car il est devenu manifeste qu'il était nécessaire d'investir de façon soutenue dans la région pour en favoriser la compétitivité à long terme.
Maintenant, FedDev Ontario a pour mandat le développement économique dans le Sud de l'Ontario, et sa mission principale est d'y bâtir une économie robuste et résiliente en période de crise, qui accélère l'innovation, la croissance et le développement économique.
L'Agence joue trois rôles essentiels pour le gouvernement fédéral dans le Sud de l'Ontario, région qui est un moteur économique essentiel du Canada :
- Investir : stimuler l'investissement dans les entreprises, les collectivités et les organisations afin de provoquer la croissance et de renforcer l'économie régionale
- Établir des liens : dire mobiliser les gens et assurer une présence dans la région afin d'établir des partenariats solides et de susciter des possibilités dans l'ensemble des secteurs
- Informer : communiquer à point nommé des renseignements pouvant être exploités afin d'orienter les décisions, d'accélérer l'incidence et de placer la région sur le chemin de la réussite
Mise à jour sur l'état :
Au moyen de programmes souples et adaptés à la région, FedDev Ontario transforme les possibilités régionales en avantages économiques à l'échelle nationale.
Les programmes régionaux permanents appuient les entreprises, les collectivités et les organisations pour ce qui est d'innover dans leurs activités, de commercialiser de nouveaux produits, de prendre de l'expansion et de développer des secteurs stratégiques.
- Les investissements directs dans le cadre de ces programmes aident les entreprises à se diversifier ainsi qu'à accroître leur compétitivité et leur production au pays
- Les programmes régionaux permanents de l'Agence appuient également les organisations à but non lucratif de l'écosystème qui aident les entreprises et les collectivités à croître et à se diversifier
Les programmes temporaires permettent de relever les défis et de saisir les occasions limités dans le temps :
- L'Initiative régionale de réponse tarifaire (IRRT) offre du soutien ciblé aux entreprises affectées par les échanges commerciaux, aidant ainsi les entreprises et les collectivités à demeurer résilientes en période d'incertitude économique
- L'Initiative régionale en matière d'intelligence artificielle (IRIA) a aidé à commercialiser de nouvelles technologies basées sur l'intelligence artificielle (IA) et à accélérer l'adoption de l'IA dans des secteurs essentiels (les demandes ne sont plus acceptées)
- L'Initiative quantique régionale a aidé des entreprises à développer et à commercialiser leurs produits et solutions quantiques sur les marchés canadien et mondial (les demandes ne sont plus acceptées)
En outre, l'Agence assure la prestation des programmes nationaux dans le Sud de l'Ontario pour soutenir une croissance économique à grande échelle et l'aide aux populations diversifiées, notamment par le biais du Programme de développement des collectivités, du Fonds pour l'écosystème du Programme pour l'entrepreneuriat des communautés noires et de l'Initiative de développement économique pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire.
Considérations (y compris les risques, sans possibilités) :
Réaction aux droits de douane :
Le Sud de l'Ontario est l'une des régions les plus touchées par les droits de douane imposés par les États-Unis. L'industrie automobile de la région est extrêmement vulnérable aux droits de douane en raison de ses exportations considérables : 96 pour cent des exportations des produits issus de la fabrication automobile sont destinées aux États-Unis. Les secteurs de l'acier et de l'aluminium y sont aussi très vulnérables. L'Ontario abrite les plus importants producteurs d'acier brut, ce qui représente quelque 60 pour cent de la capacité de production d'acier brut au pays et une concentration élevée d'ouvriers aciéristes.
FedDev Ontario réagit aux droits de douane par le biais de l'IRRT, qui fournit un (1) milliard de dollars à l'échelle nationale pour aider les entreprises touchées à réagir aux pressions mondiales. De ce montant, 363 millions de dollars sur cinq ans sont offerts par FedDev Ontario.
Résultats :
Le retour sur l'investissement de l'Agence est manifeste : au cours de la dernière décennie, son financement a été à l'origine d'investissements supplémentaires de cinq (5) milliards de dollars dans la région, qui ont soutenu des milliers d'emplois dans les collectivités du Sud de l'Ontario.
Les entreprises qu'appuie FedDev Ontario ont un meilleur rendement que les autres. Une analyse récente de Statistique Canada a montré que les entreprises appuyées directement par FedDev Ontario avaient connu une croissance plus rapide que les entreprises similaires qui n'avaient pas reçu un tel appui sur le plan des recettes, de l'emploi, de la productivité et des dépenses en recherche et en développement.
En plus d'offrir des programmes régionaux et nationaux visant à appuyer les priorités du gouvernement, la croissance des entreprises, l'innovation et les collectivités du Sud de l'Ontario, FedDev Ontario fournit également d'importants services aux petites et moyennes entreprises (p. ex. en aidant les entreprises régionales à participer à des possibilités liées à l'approvisionnement en matière de défense) et joue un rôle de liaison entre les ministères fédéraux et les autres ordres de gouvernement afin d'harmoniser les efforts visant à assurer une croissance économique et un développement durables dans le Sud de l'Ontario.
Position de FedDev Ontario :
FedDev Ontario a pour mandat de soutenir le développement économique dans le Sud de l'Ontario, et pour mission principale d'y bâtir une économie robuste et résiliente en temps de crise et d'accélérer l'innovation, la croissance et le développement économique.
FedDev Ontario aide les entreprises à demeurer résilientes dans les périodes difficiles, au moyen d'investissements destinés à renforcer les chaînes d'approvisionnement et à garder ces entreprises bien ancrées dans leurs collectivités.
Le Sud de l'Ontario est durement touché par les droits de douane en vigueur et les problèmes commerciaux avec les États-Unis. Ainsi, FedDev Ontario est le fer de lance de la réaction du Canada. Ses investissements aident entreprises et collectivités à s'adapter, stimulent la productivité, diminuent les coûts, renforcent la résilience des chaînes d'approvisionnement et ouvrent l'accès à de nouveaux marchés.
FedDev Ontario s'affaire à mener à bien les missions clés du gouvernement, y compris les projets d'intérêt national qui créeront de nouvelles possibilités dans la région.
Les entreprises qui bénéficient du soutien de FedDev Ontario ont enregistré une augmentation de leur productivité, de leurs recettes, de leurs effectifs et de leurs activités de recherche et de développement, ce qui les aide à croître et à être compétitives à l'échelle mondiale.
FedDev Ontario investit dans les entreprises et les innovateurs du Sud de l'Ontario qui bâtissent un Canada fort. Ces investissements dans des secteurs comme l'intelligence artificielle, la technologie quantique, les sciences de la vie et la fabrication de pointe contribuent à l'édification de l'économie de demain.
Initiative régionale en matière d'intelligence artificielle (IRIA)
Contexte :
Le budget de 2024 prévoyait le versement de 200 millions de dollars sur cinq ans aux agences de développement régional (ADR) pour qu'elles aident les entreprises en démarrage dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA) à productiser, à commercialiser et à adopter des applications d'IA. FedDev Ontario a mis en œuvre le programme en s'appuyant sur deux piliers :
Pilier 1 : Productisation et commercialisation de l'IA
Ce pilier aide les petites et moyennes entreprises (PME) à élaborer des produits et des services fondés sur l'IA à des niveaux de maturité technologique plus élevés (NMT 6 et plus), en soutenant leur transition d'un prototype à des solutions commercialisables. Les activités comprennent la démonstration ou la commercialisation de la technologie, le développement des entreprises et des capacités ainsi que le renforcement des capacités des grappes et des écosystèmes de l'IA.
Pilier 2 : Adoption de l'IA
Ce pilier cible les PME qui intègrent l'IA à leurs activités pour améliorer leur productivité, leur efficacité et leur compétitivité. Les activités admissibles comprennent l'adoption et l'intégration stratégiques de l'IA, la restructuration des processus et le développement des capacités ainsi que le soutien des écosystèmes pour l'adoption de l'IA par les PME.
Mise à jour sur l'état :
Un exemple d'investissement dans le cadre de l'IRIA qui a été annoncé est l'octroi de 2,4 millions de dollars à la Toronto Region Board of Trade pour soutenir sa nouvelle initiative, l'AI Business Catalyst, qui fournira aux PME des outils pratiques, des conseils d'experts et un soutien direct pour adopter et mettre en œuvre des solutions basées sur l'IA.
L'initiative aidera les PME participantes à améliorer leur productivité et à rationaliser leurs activités en leur permettant de se familiariser avec de nouveaux outils, de tester la manière dont ils peuvent les appliquer à leurs opérations et de les mettre en œuvre efficacement.
Considérations (y compris les risques, sans possibilités) :
La capacité de l'IRIA a été dépassée dans le Sud de l'Ontario, et la majorité des demandes visaient des activités de commercialisation. FedDev Ontario a reçu 3,5 fois plus de demandes pour le pilier de la commercialisation que pour celui de l'adoption. Bien que de nombreuses entreprises élaborent activement des produits fondés sur l'IA, l'intégration de l'IA dans les activités existantes demeure une opération plus difficile, en particulier pour les industries traditionnelles.
Cet écart met en évidence le besoin continu de stratégies ciblées qui aident les entreprises à passer de l'intérêt à la mise en œuvre, avec des solutions représentant un large éventail d'améliorations de la productivité des entreprises allant au‑delà des approches génériques prêtes à l'emploi, dont du soutien pour une stratégie de données personnalisée, le nettoyage des données et la refonte des processus.
Position de FedDev Ontario :
L'IA est un secteur de croissance essentiel pour l'économie du Sud de l'Ontario dans lequel la région dispose d'un avantage concurrentiel par rapport à de nombreuses autres régions comparables. Par conséquent, elle demeurera un secteur prioritaire pour l'Agence dans le cadre de ses programmes.
- Bien que l'appel de demandes dans le cadre de l'IRIA soit terminé, FedDev Ontario continue d'investir dans la commercialisation et l'adoption de l'IA par le biais de ses programmes régionaux permanents
- L'Agence soutiendra les applications à double usage fondées sur l'IA dans le cadre de son Initiative régionale d'investissement pour la défense
L'Agence continuera également à collaborer avec ses partenaires fédéraux en ce qui concerne les mesures supplémentaires qui pourraient être prises pour stimuler l'adoption de l'IA et également faciliter les possibilités d'Acheter canadien ou de s'approvisionner au Canada pour les entreprises spécialisées en IA dans la région.
Initiative régionale de réponse tarifaire (IRRT)
Contexte :
L'Initiative régionale de réponse tarifaire (IRRT), un programme triennal national d'un (1) milliard de dollars mis en œuvre par les agences de développement régional (ADR) du Canada, s'inscrit dans le plan du gouvernement du Canada en réponse aux droits de douane de 6,5 milliards de dollars visant à protéger les entreprises et les travailleurs canadiens. Par le biais de l'IRRT, les ADR aident les entreprises touchées par les droits de douane à ouvrir les portes de nouveaux marchés, à stimuler la productivité et à renforcer les chaînes d'approvisionnement nationales. FedDev Ontario s'est vu octroyer plus de 362 millions de dollars afin d'aider les entreprises du Sud de l'Ontario à réagir, à s'adapter et à être concurrentielles dans un marché en évolution.
Mise à jour sur l'état :
Les demandes sont toujours acceptées dans le cadre de l'IRRT, et FedDev Ontario continue de constater une demande constante à l'égard du programme, plus particulièrement de la part du secteur de la fabrication.
Considérations (y compris les risques, sans possibilités) :
Les États-Unis ont adopté une position protectionniste en matière de commerce en annonçant une série de droits de douane sur plusieurs produits en provenance de nombreux pays. À l'heure actuelle, le Canada est soumis à des droits de douane de 35 pour cent sur les produits non conformes à l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), de 25 pour cent sur le contenu non américain des véhicules et des pièces, de 50 pour cent sur l'acier et l'aluminium, de 50 pour cent sur le cuivre et de 10 pour cent sur l'énergie et la potasse non conformes à l'ACEUM.
Le commerce entre l'Ontario et les États-Unis représente au total environ 450 milliards de dollars par année, l'Ontario étant le principal exportateur du Canada vers plus de 30 États américains. La guerre commerciale a de grandes répercussions sur cette relation commerciale. En avril et mai 2025, les exportations de l'Ontario vers les États-Unis ont diminué de 5,7 milliards de dollars par rapport à avril et à mai 2024. Le commerce avec les États-Unis soutient jusqu'à un emploi sur cinq en Ontario, stimulant le PIB et la prospérité de la région.
De nombreuses entreprises et chaînes d'approvisionnement se sont organisées au-delà des frontières, compte tenu des accords commerciaux conclus tout au long de l'histoire de l'Amérique du Nord et de la possibilité de tirer parti des avantages régionaux. En raison de ce niveau d'intégration élevé, les droits de douane ont entraîné des difficultés pour les entreprises, qui sont confrontées à un nombre inférieur de commandes et doivent procéder à des mises à pied.
Position de FedDev Ontario :
Les perturbations des échanges commerciaux et les droits de douane injustifiés et illégaux ont une incidence sur les entreprises et les collectivités partout dans le Sud de l'Ontario. La région est sur la ligne de front du différend, ses secteurs de l'acier et de l'automobile étant particulièrement durement touchés et confrontés à l'incertitude économique.
Le gouvernement du Canada élabore une nouvelle stratégie industrielle pour s'adapter aux circonstances et transformer notre économie afin qu'elle soit plus résiliente aux chocs mondiaux. Cette stratégie comprend un montant de plus de 362 millions de dollars qui aidera les entreprises et les collectivités touchées du Sud de l'Ontario à réagir et à demeurer résilientes grâce à la prestation par FedDev Ontario de l'Initiative régionale de réponse tarifaire.
Nous procédons rapidement et réalisons des investissements ciblés, dans le but de protéger les entreprises, de stimuler la productivité, de réduire les coûts, de renforcer la résilience des chaînes d'approvisionnement et d'ouvrir les portes de nouveaux marchés, accroissant ainsi la compétitivité dans son ensemble et bâtissant l'économie de l'avenir.
Fiche de renseignements sur le projet : Ada Support Inc.
Aperçu du bénéficiaire :
- Constituée en personne morale en 2014, Ada Support Inc. (Ada) est une plateforme d'automatisation du service à la clientèle alimentée par l'intelligence artificielle (IA) qui fournit des solutions d'automatisation du service à la clientèle à plus de 300 entreprises, y compris des marques reconnues telles que Meta, Verizon et Shopify. Ada se spécialise dans le secteur du service à la clientèle, en s'appuyant sur une technologie basée sur l'IA générative, telle que ChatGPT-4 d'OpenAI, formée à partir de plus de quatre milliards d'interactions avec les clients
- Ada emploie 186 équivalents temps plein (ETP) et sa plateforme fournit des solutions de service à la clientèle basées sur le clavardage pour résoudre de manière autonome des demandes complexes sur plusieurs canaux et dans plusieurs langues. Depuis sa création, Ada a atteint un chiffre d'affaires de [RÉDIGÉ] en 2024 et a mobilisé plus [RÉDIGÉ] en financement. En tant qu'entreprise à forte croissance, la société n'est pas encore rentable et l'accent principal demeure sur la croissance
- Ada est l'une des huit entreprises sélectionnées pour le Projet pour l'hypercroissance mondiale (PHM) d'ISDE lorsque la première cohorte a été annoncée en juillet 2023. Ada a franchi des étapes clés grâce à sa collaboration avec le PHM, notamment son premier accord de financement gouvernemental avec FedDev Ontario; son inclusion dans la liste des fournisseurs d'IA de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC); et l'obtention, en quelques jours, d'un visa d'entrée au Canada pour un conférencier invité, délivré par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), ce qui s'est avéré essentiel pour établir une relation d'affaires avec la société BitGet de la région indo-pacifique
- L'entreprise tire parti de l'utilisation de l'IA depuis 2018 pour alimenter ses technologies de soutien à la clientèle. Grâce aux récentes avancées en matière d'IA générative, Ada a mis au point une nouvelle technologie d'assistant d'IA basé sur la voix ciblant le segment de l'assistance téléphonique à la clientèle, qui représente 62 pour cent de l'ensemble des appels au service à la clientèle. La plateforme téléphonique d'assistance basée sur l'IA d'Ada a été lancée sur le marché mondial, et l'adoption par les clients progresse à un rythme soutenu
Faits saillants du projet :
Lien au mandat : Développer les entreprises à fort potentiel et les secteurs stratégiques en croissance
Programme : Accroissement d'échelle et productivité des entreprises (AÉPE)
Description du projet :
- L'entreprise reçoit du soutien pour mettre en œuvre une stratégie de mise sur le marché de sa nouvelle plateforme téléphonique d'assistance à la clientèle basée sur l'IA générative
- Les activités du projet comprennent l'embauche de ressources clés dans les domaines de la vente et du marketing et la réalisation de campagnes de sensibilisation pour promouvoir la plateforme dans le monde entier, tout en tirant parti des relations d'Ada avec les partenaires du projet (Aircall et Twilio)
- Le projet améliorera les débouchés et les recettes, et positionnera l'entreprise en tant que chef de file dans le domaine des innovations technologiques en matière d'IA.
- Le projet se déroule à Toronto
Dates de début et de fin : 24 juin 2024 – 31 octobre 2026
Contribution fédérale : 1 750 000 $ (remboursable)
Coût total du projet : [RÉDIGÉ]
Industrie :
- Technologies de l'information/Intelligence artificielle
- L'industrie de l'IA est un domaine transformateur qui favorise l'automatisation, l'innovation et les renseignements dans tous les secteurs, redéfinissant la manière dont la technologie interagit avec le monde
Avantages : Emplois et ventes
Ventes : [RÉDIGÉ]
Revenus : [RÉDIGÉ]
Exportations :
- Augmentation prévue [RÉDIGÉ] de dollars en 2024 à [RÉDIGÉ] de dollars en 2026
- [RÉDIGÉ]
Emplois : 10 emplois permanents d'ici 2026
Autres avantages du projet :
Commercialisation : Commercialisation d'un nouveau produit, service ou processus.
Autres avantages: Formation de deux partenariats à la suite de ce projet
Partenaires/collaborateurs :
- Aircall : La société intègre harmonieusement la voix, les SMS, WhatsApp et les chaînes de médias sociaux dans une plateforme unique. Elle intégrera la technologie d'Ada en tant que partenaire de réseau de ventes
- Twilio : Partenaire de réseau ventes — La technologie d'Ada sera intégrée dans l'offre de services de ce fournisseur de téléphonie
Annexe A : Biographies

- Mike Murchison
- PDG et cofondateur
- [RÉDIGÉ]

- Long Dinh
- DPF
- [RÉDIGÉ]
Fiche de renseignements sur le projet : FBT INC.
Aperçu du bénéficiaire :
- Établie en 1951 et située à St. Catharines, en Ontario, l'entreprise FBT Inc. (FBT) a comme activité principale la conception, la fabrication et le service de composantes et d'outillage de précision. L'entreprise offre des produits et des services à divers secteurs, comme l'automobile, la défense, les semiconducteurs, la production d'énergie, l'industrie minière et l'emballage alimentaire
- FBT attire des clients allant de PME à des multinationales figurant dans le classement Fortune 500 partout en Amérique du Nord, notamment Siemens Energy, les réacteurs CANDU (réacteurs canadiens à deutérium-uranium), BWX Technologies, Dana Long Manufacturing et Hibar de Tesla
- FBT est une entreprise privée dont les principaux actionnaires sont Rob Forstinger, PDG [RÉDIGÉ] et Chris Forstinger, V.-P. [RÉDIGÉ]
- FBT a déjà obtenu une contribution non remboursable maximale de 180 000 dollars dans le cadre de l'Initiative pour l'acier et l'aluminium (IAA) afin de se doter d'équipement de pointe (une machine commandée par ordinateur) et d'un logiciel de programmation pour améliorer sa productivité et favoriser son accroissement d'échelle
Faits saillants du projet :
Lien au mandat : Développer les entreprises à fort potentiel et les secteurs stratégiques en croissance
Programme : Accroissement d'échelle et productivité des entreprises (AÉPE)
Description du projet :
- FBT adoptera des capacités de l'industrie 4.0, notamment des bras robotisés de surveillance des machines, des rails robotisés adaptés, des systèmes de palettes, le nettoyage de pièces, des inspections et d'autres technologies d'automatisation
- L'entreprise, située à St. Catharines, procédera aussi à des mises à niveau des installations connexes pour entreposer le nouvel équipement
- Le projet mettra en œuvre un processus robotisé qui sera le premier de ce genre au Canada, ce qui permettra à l'entreprise d'améliorer sa productivité et d'augmenter sa capacité de débit de [RÉDIGÉ] par rapport à ses niveaux actuels
- Le projet a pour but d'aider l'entreprise à répondre à la demande croissante au moyen de gains d'efficacité et de l'automatisation dans des secteurs prioritaires liés aux véhicules électriques (VE), aux semiconducteurs et aux petits réacteurs modulaires (PMR)
Contribution fédérale : Contribution remboursable sans condition de 3 900 000 $, du 9 avril 2023 au 31 mars 2028.
Autre financement public : S.O
Coût total du projet : [RÉDIGÉ]
Industrie :
- 332 – Fabrication de produits métalliques
- Ce sous-secteur comprend des établissements dont l'activité principale consiste à forger, estamper, former, tourner et assembler des éléments en métaux ferreux et non ferreux pour fabriquer, entre autres, coutellerie et outils à main, produits d'architecture et éléments de charpentes métalliques, chaudières, réservoirs, conteneurs d'expédition, quincaillerie, ressorts et produits en fil métallique, produits tournés, écrous, boulons et vis
- 13 006 établissements dont 95,9 pour cent comptent de 0 à 99 employés (2023).
- Référence : Fabrication de produits métalliques – 332 - Sommaire – Statistiques relatives à l'industrie canadienne – Innovation, Science et Développement économique Canada
- L'Ontario demeure le centre des produits fabriqués de métal du Canada, puisqu'elle emploie 42,5 pour cent de l'effectif national
Avantages : Emplois et ventes :
Ventes : Augmentation des revenus passant de [RÉDIGÉ], en 2022, à des revenus projetés de [RÉDIGÉ] d'ici 2028.Exportations : Augmentation des ventes à l'exportation passant de [RÉDIGÉ] à des prévisions de [RÉDIGÉ] d'ici 2028, [RÉDIGÉ].
Emplois : Création d'un maximum de 40 postes équivalents temps plein (ETP), [RÉDIGÉ]
Collaborateurs :
- Le département de génie du Niagara College établira un programme de formation des compétences pour les diplômés afin qu'ils deviennent des concepteurs principaux, et deux diplômés feront la transition vers des postes ETP au sein de l'entreprise
Fiche de renseignements sur le projet : Blue J Legal Inc.
Aperçu du bénéficiaire :
- Fondée en 2015, Blue Jay Legal Inc. est une entreprise spécialisée dans la technologie juridique qui développe des solutions basées sur l'intelligence artificielle (IA) et l'apprentissage machine pour les secteurs fiscal et juridique au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni
- L'entreprise emploie plus de 80 personnes et compte plus de 400 clients, dont de grands cabinets comptables, des cabinets d'avocats et des organismes gouvernementaux (auparavant le ministère de la Justice pour un ancien produit et actuellement l'Agence du revenu du Canada [ARC] pour la gamme de produits actuelle de l'entreprise)
- Le produit phare de l'entreprise, « Ask Blue J », lancé en 2023, compte environ 200 clients et a généré [RÉDIGÉ] de revenus au cours de sa première année.
- La propriété de l'entreprise est répartie entre plusieurs actionnaires, dont les fondateurs Benjamin Alarie, PDG, et Brett Janssen, directeur des techniques informatiques L'entreprise a rapporté un chiffre d'affaires de [RÉDIGÉ] en 2023 et [RÉDIGÉ] en 2024
Faits saillants du projet :
Lien au mandat : Growth Companies / Sociétés en croissance
Programme : Accroissement d'échelle et productivité des entreprises (AÉPE)
Description du projet :
- Le projet aide Blue J Legal Inc. (Blue J) à améliorer son logiciel phare d'intelligence artificielle générative dédié à la fiscalité, et à accélérer la croissance, l'expansion commerciale et la diversification de l'entreprise sur le marché américain
- La plateforme phare de recherche fiscale basée sur l'IA de l'entreprise, « Ask Blue J », fournit actuellement aux utilisateurs de l'information sur la législation fiscale fédérale du Canada et des États-Unis, mais présente des limites en ce qui concerne la législation fiscale des États américains et des collectivités locales en raison de la multitude d'administrations
- Le projet vise à étendre sa plateforme de recherche fiscale afin d'inclure une couverture complète des questions fiscales au niveau des États et au niveau local aux États-Unis
- Les activités du projet comprennent l'acquisition de données fiscales pertinentes au niveau des États et au niveau local, leur intégration dans l'architecture Ask Blue J, le traitement des données et le développement d'algorithmes d'IA, les essais et la validation de la plateforme améliorée, l'élaboration de plans stratégiques de marketing et de communication, ainsi que la formation du personnel interne afin de soutenir le déploiement complet de la plateforme et son introduction sur le marché américain
Contribution de FedDev Ontario : 2 000 000 $ sous forme de contribution remboursable sans condition du 24 juin 2024 au 31 décembre 2026
Autre financement public : S.O
Coût total du projet: 5 975 000 $ du 24 juin 2024 au 31 décembre 2026
Industrie :
- 541190 – Autres services juridiques
- Cette classe canadienne comprend les établissements juridiques qui ne figurent dans aucune autre classe canadienne et dont l'activité principale est la prestation de services juridiques et parajuridiques
Avantages : Emplois et ventes :
Ventes : Les ventes devraient passer de [RÉDIGÉ] en 2023 à [RÉDIGÉ] d'ici l'achèvement du projet en 2026 [RÉDIGÉ].
Exportations :
- Les revenus d'exportation devraient passer [RÉDIGÉ] en 2023 à [RÉDIGÉ] d'ici l'achèvement du projet en 2026 [RÉDIGÉ]
- Avant la mise en œuvre de ce projet, les exportations représentaient 43 pour cent du chiffre d'affaires total. [RÉDIGÉ]
- Les États-Unis constituent le marché d'exportation cible de Blue J Legal
Emplois :
- Le projet devrait permettre la création de 18 nouveaux emplois d'ici son achèvement en 2026
- Création de 7 emplois permanents non professionnels dans le domaine des STIM
- Création de 11 emplois permanents professionnels dans le domaine des STIM
Autres avantages du projet :
Commercialisation :
- Commercialiser jusqu'à un nouveau produit, service ou processus
- [RÉDIGÉ]
Propriété intellectuelle : S.O
Formation/mentorat : Former/encadrer jusqu'à 8 personnes
Autres avantages : S.O
Renseignements supplémentaires :
- En plus de ce projet, Blue J est répertorié comme fournisseur agréé sur AchatsCanada, et dispose d'une offre à commandes nationale (valide jusqu'en juin 2026). Comme l'indique le site Gouvernement ouvert, depuis 2019, Blue J a conclu des contrats avec 10 ministères du gouvernement canadien, notamment les suivants :
- Agence du revenu du Canada
- Innovation, Sciences et Développement économique Canada
- Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
- Ministère de la Justice
- Défense nationale
- Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
- La société affirme avoir développé l'un des meilleurs systèmes de recherche fiscale au monde, qui a été adopté sur d'autres marchés, notamment par les quatre plus grands cabinets comptables américains
Elle indique avoir obtenu un abonnement modeste de la part de l'ARC et avoir fait la promotion des avantages de ce système afin qu'il soit mis en œuvre à l'échelle du Ministère
Fiche de renseignements sur le projet : Ecopia AI
Aperçu du bénéficiaire :
- Constituée en société en 2013, l'entreprise Ecopia AI (Ecopia) est une entreprise spécialisée dans la technologie ayant pour mission de numériser le monde à l'aide de l'intelligence artificielle (IA) au moyen de la création de cartes numériques à haute définition (HD). La technologie d'IA principale d'Ecopia a été créée grâce à la recherche doctorale à l'University of Waterloo, en 2013. On utilise les services d'Ecopia pour appuyer les applications de prise de décisions dans plus de 100 pays, et parmi les clients figurent des compagnies d'assurance, des fournisseurs de télécommunications et des gouvernements
- Ecopia représente un récit de croissance de l'innovation dans le Sud de l'Ontario. L'entreprise a reçu [RÉDIGÉ] en soutien initial grâce à l'Initiative BonDépart, qui était co-financée par FedDev Ontario et le Centre de l'innovation de l'Ontario, puis elle a continué de bénéficier du financement du Centre de l'innovation de l'Ontario (financement du Réseau ontarien d'innovation pour les véhicules [ROIV] et d'AvantageTALENT), ainsi que du Programme CanExport et de soutiens par le biais du MaRS en tant qu'entreprises appuyée par MaRS Momentum. Ecopia en est maintenant à l'étape suivante de son cycle de croissance : la mise à l'échelle et la pleine commercialisation
- Ecopia est un client du Service de croissance accélérée (SCA) du gouvernement du Canada. [RÉDIGÉ]
Faits saillants du projet :
Lien au mandat : Développer les entreprises à fort potentiel et les secteurs stratégiques en croissance
Programme : Accroissement d'échelle et productivité des entreprises (AÉPE)
Description du projet :
- L'entreprise obtient du soutien pour développer sa technologie et commercialiser sa nouvelle plateforme fondée sur le nuage pour l'accès à ses données cartographiques exclusives. Elle utilisera la nouvelle plateforme fondée sur le nuage et l'ensemble connexe d'outils d'interface de programmation d'applications (IPA) afin d'offrir aux utilisateurs finaux l'accès à ses données cartographiques géospatiales sur le modèle de données en tant que service
- Les activités de projet incluent l'embauche de ressources clés pour le développement technique et les ventes et le marketing pour développer, lancer et commercialiser la plateforme en ligne
- On prévoit que le projet améliorera les possibilités de marché et les revenus, [RÉDIGÉ].
- Le projet se déroule à Toronto et a été annoncé le 4 mars 2025
Dates de début et de fin : 4 avril 2023 – 31 octobre 2025
Contribution fédérale : 2 600 000 $ (remboursable)
Coût total du projet : [RÉDIGÉ]
Industrie : Levés et cartographie/intelligence artificielle
Avantages : emplois et ventes :
Revenus : [RÉDIGÉ]
Exportations : [RÉDIGÉ]
Emplois : [RÉDIGÉ]
Commercialisation : Commercialiser un nouveau produit, service et processus (plateforme en ligne).
Fiche de renseignements sur le projet : ventureLAB
Aperçu du bénéficiaire :
- Constituée en personne morale en 2011 et située à Markham, ventureLAB est une communauté mondiale de premier plan regroupant des fondateurs d'entreprises spécialisées dans les technologies matérielles et les logiciels d'entreprise au Canada. L'organisation emploie 42 équivalents temps plein (ETP) et est dirigée par des entrepreneurs et des chefs d'entreprise chevronnés qui possèdent des dizaines d'années d'expérience dans la création de nouvelles entreprises riches en propriétés intellectuelles, dans la croissance d'entreprises. les multinationales mondiales et dans la commercialisation à l'échelle mondiale de produits transformateurs à partir du Canada
- ventureLAB offre des programmes et du soutien approfondis aux fondateurs et entrepreneurs du secteur technologique afin de les aider à mobiliser des capitaux, à attirer et à retenir les talents, à commercialiser leurs technologies et leurs propriétés intellectuelles, et à acquérir des clients
- ventureLAB est dirigée par Hugh Chow (PDG), Avinash Persaud (vice-président, Hardware Catalyst Initiative), Jane Gertner (directrice de la croissance), Sep Assadian (vice-président) et Sophia Chan-Combrink (vice-présidente, Relations extérieures)
Faits saillants du projet :
Lien au mandat : Création de l'écosystème
Programme : Écosystème d'innovation régional (EIR)
Description du projet :
- Ce projet s'appuie sur l'investissement initial réalisé en 2019 par FedDev Ontario pour construire et équiper le laboratoire de la Hardware Catalyst Initiative (HCI) de ventureLAB et offrir des programmes spécialisés aux entreprises des secteurs du matériel informatique et des semi-conducteurs. Grâce à ce projet, la HCI sera renforcée et élargie afin d'accélérer la création d'un bassin d'entreprises prêtes à l'investissement en leur donnant accès à des équipements et à des services spécialisés qui leur permettront de commercialiser plus rapidement leurs produits novateurs
- Le projet se concentre sur les éléments suivants :
- La réduction des obstacles à la commercialisation en modernisant et en ajoutant des équipements de pointe dans la région, nécessaires pour soutenir le développement des technologies et répondre à l'évolution des normes, des vitesses et des exigences dans les industries transformatrices, notamment les véhicules électriques, l'automobilité, les technologies médicales et l'intelligence artificielle
- L'amélioration des services de soutien aux entreprises ciblés grâce à un parcours personnalisé de 18 à 24 mois, adapté aux besoins et au stade de croissance de l'entreprise, y compris les moyens d'accéder à du soutien à la direction, à des talents et à des capitaux
- Ce projet est situé à Markham, en Ontario
Contribution de FedDev Ontario : 4 500 000 $ sous forme de contribution non remboursable du 1er janvier 2024 au 31 mars 2027
Autre financement public : S.O
Coût total du projet : 9 000 000 $
Industrie :
- 541611 – Services de conseils en gestion administrative et générale
- Cette classe canadienne comprend les établissements dont l'activité principale consiste à fournir à d'autres des conseils et de l'assistance relativement à des questions de gestion administrative telles que la planification financière et la budgétisation; la gestion de l'avoir et de l'actif; la gestion des documents; la planification administrative; la planification stratégique et organisationnelle; le choix d'un site; l'aide au démarrage d'entreprises; l'amélioration des processus opérationnels
Avantages : Emplois et soutien :
Soutien aux entreprises :
- 30 entreprises devraient bénéficier d'un soutien indirect grâce aux services offerts dans le cadre du projet d'ici à son achèvement en 2027, principalement sous la forme d'une aide à la R et D
- Sur le coût total du projet, 2 190 000 $ sont spécifiquement consacrés à la R et D (24 pour cent)
Emplois :
- Le projet devrait permettre indirectement la création de 170 emplois au sein des entreprises soutenues d'ici son achèvement en 2027
Autres avantages du projet :
Commercialisation : Jusqu'à 25 nouveaux produits, services et procédés commercialisés par les bénéficiaires finaux, générant 10 000 000 $ de nouvelles ventes.
Propriété intellectuelle : Jusqu'à 25 nouvelles propriétés intellectuelles créées ou concédées sous licence par les bénéficiaires finaux.
Formation/mentorat : S.O
Autres avantages : Développement de trois partenariats collaboratifs
Partenaires/collaborateurs :
- Partenariats:
- OES Inc.
- SMT Intelligence
- MegaLab
- STIM Canada Inc.
- Marvell Technology Inc.
- Collaborations :
- Keysight Technologies
- Synopsys Inc.
- Siemens
Fiche de renseignements sur le projet : Toronto Region Board of Trade
Aperçu du bénéficiaire :
- Fondée en 1845, la Toronto Region Board of Trade (TRBOT) est l'une des plus grandes chambres de commerce d'Amérique du Nord, représentant plus de 11 500 membres de la communauté d'affaires de Toronto
- Située dans son nouveau siège dans le secteur riverain de Toronto, la Chambre de commerce propose des services commerciaux, des installations, des événements, l'élaboration et l'analyse de politiques, ainsi que la défense des intérêts d'affaires auprès de la Ville et des gouvernements provincial et fédéral
- Les initiatives de la TRBOT en matière de politique et de défense des intérêts se concentrent sur deux domaines : la croissance des entreprises et la compétitivité régionale. En lien avec ces domaines, les comités stratégiques de la TRBOT explorent les priorités relatives à la transition énergétique et à la commercialisation de solutions de technologies propres, au développement de l'infrastructure technologique et à la promotion de nouvelles industries, à l'abordabilité du logement, à un écosystème de talents diversifié, compétitif, inclusif et résilient, ainsi qu'à l'infrastructure, à l'aménagement du territoire et au transport
- Le World Trade Centre Toronto (WTC-T) constitue le volet des services commerciaux de la TRBOT. Il fournit des services de conseil et d'expertise ciblés en matière de commerce international par le biais de recherches approfondies, de formations commerciales, d'ateliers d'élaboration de stratégies, de missions commerciales à l'étranger et en provenance de l'étranger et de mises en relation avec des experts et des réseaux. Les principales initiatives du WTC-T sont le Market Activation Program (MAP), le Trade Accelerator Program (TAP), le Growth Development Program, et l'Economic Blueprint Institute (EBI)
- La TRBOT convoque également des conseils, organise des événements et assure le renseignement dans le cadre de deux initiatives : le Pearson Economic Zone Project (projet de la Zone économique de Pearson), qui vise à cerner les priorités du quartier d'affaires autour de l'aéroport international Pearson et à y répondre, et la Climate Economy Opportunity Initiative (initiative des possibilités relatives à l'économie du climat), qui présente le climat non seulement comme un problème à résoudre, mais aussi comme une occasion économique de plusieurs billions de dollars pour la région du Grand Toronto
- Depuis 2015, FedDev Ontario a approuvé le financement de cinq projets de la TRBOT à hauteur de près de 21,5 millions de dollars :
- En 2024, la TRBOT a reçu un financement sous forme d'une contribution non remboursable de 2,4 millions de dollars dans le cadre de l'Initiative régionale en matière d'intelligence artificielle (RAII) afin d'aider les PME du Sud de l'Ontario à adopter des solutions basées sur l'intelligence artificielle (IA)
- En 2022, la TRBOT a reçu un financement de 1,75 million de dollars dans le cadre de l'initiative de relance régionale de l'aérospatiale (ARRI), afin de soutenir les PME du secteur de l'aérospatiale à différents stades du cycle de vie de l'entreprise
- En 2020, la TRBOT a reçu 11,8 millions de dollars au titre du Fonds d'aide et de relance régionale (FARR) pour aider les PME à planifier leurs activités numériques, à reprendre contact avec leurs clients, leurs chaînes d'approvisionnement et leurs employés en organisant une série de séminaires sur l'information numérique
- En 2019, FedDev Ontario a approuvé l'octroi de cinq (5) millions de dollars à la TRBOT dans le cadre du volet Écosystème d'innovation régional (EIR) afin d'étendre son TAP à l'ensemble du Sud de l'Ontario
- En outre, la TRBOT a obtenu une contribution non remboursable de 500 000 dollars dans le cadre du volet EIR pour mettre en place un programme destiné à aider les entreprises ontariennes à se conformer à l'Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM). Le projet n'a pas fait l'objet d'un accord de contribution officiel et n'a pas été annoncé publiquement
Faits saillants du projet :
Lien au mandat : Développer les entreprises à fort potentiel et les secteurs stratégiques en croissance
Programme : Initiative régionale en matière d'intelligence artificielle (IRIA)
Description du projet :
- L'organisation reçoit du soutien pour offrir l'AI Business Catalyst (AIBC), afin de soutenir les PME du Sud de l'Ontario en les dotant des compétences et des outils nécessaires pour adopter des solutions basées sur l'IA qui améliorent la productivité, favorisent l'innovation et garantissent la compétitivité à long terme
- L'AIBC vise à fournir de l'expertise, de la formation, du mentorat et d'autres services consultatifs en matière d'IA à un maximum de 460 participants et 75 entreprises, en mettant l'accent sur l'adoption de l'IA dans le Sud de l'Ontario par le biais d'un volet de base ou d'un volet avancé, en fonction de la maturité numérique de la PME. Les participants sélectionnés peuvent suivre trois programmes de l'AIBC:
- Certificats exécutifs : ils permettent aux décideurs et aux professionnels de niveau intermédiaire de participer à des ateliers d'une journée en personne portant sur les stratégies en matière d'IA, le recrutement de talents et les cas pratiques d'utilisation de l'IA afin d'améliorer l'efficacité et l'efficience de leurs opérations
- Programme de développement de la croissance : ce programme hybride de six mois aide les entreprises à affiner leur stratégie en matière d'IA, à relever des défis de mise en œuvre complexes et à intégrer l'IA dans les systèmes existants
- Tables rondes : soutien aux entreprises par le biais de 15 tables rondes d'une demi-journée en personne afin de participer à des discussions interactives avec des experts en la matière et d'explorer des stratégies réalisables adaptées à leurs besoins
- Le projet est situé au 100, Queens Quay East, à Toronto
Dates de début et de fin : 1er avril 2025 – 30 septembre 2027
Contribution fédérale : 2 400 000 $ (non remboursable)
Coût total du projet : 5 458 000 $.
Industrie :
- Technologies de l'information/Intelligence artificielle
- L'industrie de l'IA est un domaine transformateur qui favorise l'automatisation, l'innovation et les renseignements dans tous les secteurs, redéfinissant la manière dont la technologie interagit avec le monde
Avantages : Emplois et ventes :
Emplois: Jusqu'à huit emplois permanents maintenus
Autres avantages du projet:
Entreprises soutenues: Soutien à un maximum de 75 entreprises.
Productivité des entreprises : Soutien à un maximum de 75 entreprises pour la productivité des entreprises.
Formation/Mentorat : Jusqu'à 460 personnes recevront de la formation ou du mentorat.
Partenaires/collaborateurs: [RÉDIGÉ]
Fiche de renseignements sur le projet : Centre d'innovation de l'Ontario
Aperçu du bénéficiaire :
- Fondé en 1987 par le gouvernement de l'Ontario sous l'appellation « Centres d'excellence de l'Ontario » (CEO), le Centre d'innovation de l'Ontario (CIO) est un organisme à but non lucratif constitué en société, basé à Toronto et présent dans tout l'Ontario. Le CIO élabore et assure la prestation de programmes et de services qui accélèrent le développement, la commercialisation et l'adoption de technologies de pointe, en vue de stimuler la création d'emplois en Ontario
- Pour accomplir son mandat, le CIO rassemble des intervenants de l'industrie, du milieu universitaire et du gouvernement afin de faciliter le transfert de connaissances, la recherche et le développement en collaboration, le développement technologique ainsi que les possibilités de commercialisation. Le CIO est financé annuellement par la province et sert d'agent de prestation de plusieurs programmes et initiatives de développement économique
- Le CIO est dirigé par un conseil d'administration de 11 membres, présidé par Claudia Krywiak (présidente-directrice générale), Hiten Makim (vice-président, Finances et opérations), Raed Kadri (vice-président, Initiatives stratégiques, Développement commercial et chef du Réseau ontarien d'innovation pour les véhicules (ROIV) et Alicia Pereira (vice-présidente, Commercialisation et communications)
Faits saillants du projet :
Lien au mandat : Établissement d'écosystème
Programme : Écosystème d'innovation régional (EIR)
Description du projet :
- Le CIO développera deux sites pour les essais en milieu ambiant réel et pour les démonstrations (c.-à-d. des « zones pilotes ») à Toronto et à Windsor-Sarnia en vue de faire progresser la commercialisation de nouvelles technologies habilitantes et relatives à la mobilité par véhicules, dans le cadre de son programme de Réseau ontarien d'innovation pour les véhicules (ROIV). Les zones pilotes permettront à de petites et moyennes entreprises (PME) de mettre à l'essai et de déployer leurs nouvelles technologies et d'en faire la démonstration en situations réelles, avec la participation d'éventuels partenaires de développement, de clients ou d'investisseurs:
- Le site de Toronto sera consacré à la mobilité urbaine, et celui de Windsor-Sarnia, à la mobilité transfrontalière. Chacun des sites mettra à contribution les cadres réglementaires municipaux, provinciaux et étatiques existants qui permettent la mise à l'essai de technologies en milieu ambiant réel
- Les zones pilotes combleront une lacune pour les PME qui cherchent à commercialiser des technologies relatives aux véhicules connectés et autonomes et aux véhicules zéro émission, ou des technologies habilitantes essentielles (p. ex. intelligence artificielle, Internet des objets, infrastructure intelligente, solutions de paiement, solutions de livraison de biens et technologies de transport en commun)
- L'investissement de FedDev Ontario sera égalé par des partenaires industriels confirmés au sein des secteurs privé et public, [RÉDIGÉ]
- Le projet se déroule à Toronto, en Ontario
Contribution de FedDev Ontario : 8 000 000 $ en contribution non remboursable, du 1er avril 2023 au 31 mars 2027
Autre financement public: 8 000 000 $ de fonds de contrepartie du CIO.
Coût total du projet : 16 000 000 $
Industrie :
- 541611 – Services de conseils en gestion administrative et générale
- Cette classe canadienne comprend les établissements dont l'activité principale consiste à fournir à d'autres des conseils et de l'assistance relativement à des questions de gestion administrative, telles que la planification financière et la budgétisation; la gestion de l'avoir et de l'actif; la gestion des documents; la planification administrative; la planification stratégique et organisationnelle; le choix d'un site; l'aide au démarrage d'entreprises; l'amélioration des processus opérationnels
Avantages : Emplois et ventes :
- Soutien aux entreprises:
- 42 entreprises devraient bénéficier directement du projet d'ici son achèvement en 2027, dont 21 recevront du soutien en matière de recherche et de développement
- 2 100 000 $ (soit 26 pour cent) du coût total du projet sont consacrés à la recherche et au développement
- Emplois : Le projet devrait permettre la création de 113 emplois permanents et le maintien de 232 emplois permanents d'ici son achèvement en 2027
Autres avantages du projet :
Commercialisation : Commercialisation d'un maximum de 42 nouveaux produits, services et procédés, pour un total de 19 000 000 $ en nouvelles ventes
Propriété intellectuelle : Création d'un maximum de cinq propriétés intellectuelles
Formation/mentorat : S.O
Autres avantages : Établissement de 24 nouveaux partenariats et collaborations.
Partenaires et collaborateurs :
- Ville de Toronto : La Ville de Toronto facilite l'accès à des infrastructures et à des lieux permettant la mise à l'essai de technologies; elle collabore avec le CIO pour préparer les appels de demandes et les énoncés de défi pour les projets pilotes à Toronto
- Rogers Communications Canada Inc. : Rogers s'est engagée à fournir des ressources et des services en nature [RÉDIGÉ] (p. ex. expertise technique et expertise en la matière, infrastructure 5G)
- [RÉDIGÉ] : [RÉDIGÉ]
- La Société des ponts fédéraux Limitée (SPFL) : La SPFL offre une zone pilote et d'essai pour les zones pilotes de technologie du ROIV dans la région de Sarnia. Elle collaborera avec le CIO pour recenser les besoins relatifs à la mise à l'essai et à l'adoption de nouvelles technologies et solutions pour améliorer la mobilité transfrontalière des personnes et des biens
- Windsor Detroit Borderlink Limited : Le tunnel Windsor-Detroit sert de site de mise à l'essai dans la région de Windsor. La société collaborera avec le CIO pour préparer les appels de demandes et les énoncés de défi relatifs aux nouvelles technologies destinées à améliorer la mobilité transfrontalière des personnes et des biens
- Toronto Transit Corporation (TTC) : La TTC sert de partenaire dans la zone urbaine de transport, ce qui élargit la portée et l'incidence du programme des zones pilotes. Ce partenariat permet aux PME d'utiliser directement l'environnement opérationnel de la TTC pour mettre à l'essai des solutions
Lettre de mandat
21 mai 2025
Chers collègues,
Le mois dernier, la population canadienne a élu un nouveau gouvernement pour qu'il se tienne debout pour notre pays et bâtisse une économie forte qui bénéficie à toutes les Canadiennes et tous les Canadiens. À titre de membres du 30e Conseil des ministres, nous devons accomplir ce mandat avec détermination et force. Il nous faut relever une série de défis sans précédent en nous concentrant de manière rigoureuse sur nos priorités fondamentales et en adoptant de nouvelles approches de gouvernance.
Le contexte : un défi générationnel
Le Canada est confronté à une série de crises. Dans un monde plus dangereux et divisé, des risques surviennent sur le plan géopolitique et menacent notre souveraineté. Le système commercial mondial – qui contribue depuis des décennies à la prospérité de notre pays – subit la plus grande transformation depuis la chute du mur de Berlin. La faible croissance de la productivité du Canada, qui dure depuis longtemps, affecte les finances publiques, rend la vie moins abordable pour les familles canadiennes et menace la pérennité des programmes sociaux essentiels sur lesquels les Canadiennes et les Canadiens comptent.
Le nouveau gouvernement fédéral a l'immense responsabilité de surmonter ces défis, avec attention et détermination, et en usant d'approches de gouvernance fondamentalement différentes.
Nous devons redéfinir les relations internationales, commerciales et de sécurité du Canada.
En même temps, nous devons élaborer une politique industrielle de défense qui rend le Canada plus sûr, qui nous permet d'assumer nos responsabilités envers nos alliés, et qui nous aide à bâtir notre économie.
Le Canada doit construire une énorme quantité de nouvelles infrastructures à une vitesse jamais vue depuis des générations. Cela inclut l'infrastructure qui nous permettra de diversifier nos relations commerciales, de devenir une superpuissance énergétique dans les énergies propres et conventionnelles, de rétablir l'abordabilité des logements, et de protéger nos frontières et nos collectivités.
L'ampleur de ce développement d'infrastructures, combiné à la nature transformatrice de l'intelligence artificielle (IA), entraînera la possibilité pour des millions de Canadiennes et de Canadiens de trouver de nouvelles carrières enrichissantes à condition qu'ils aient accès en temps opportun à l'éducation et à la formation dont ils ont besoin pour acquérir les compétences nécessaires.
Le gouvernement lui-même doit devenir beaucoup plus productif en déployant l'IA à grande échelle, en se concentrant sur l'obtention de résultats plutôt que sur les dépenses et en utilisant les rares deniers publics pour favoriser la multiplicité des investissements privés.
Nos priorités
Nous nous concentrerons sur sept priorités :
- Établir de nouveaux rapports avec les États-Unis dans les domaines de l'économie et de la sécurité, et renforcer notre collaboration avec nos alliés et nos partenaires commerciaux fiables du monde entier.
- Bâtir une seule économie canadienne unifiée en éliminant les obstacles au commerce interprovincial et en définissant et accélérant les projets d'intérêt national qui créent des liens entre nos communautés et transforment notre pays.
- Réduire les coûts pour les Canadiennes et les Canadiens, et les aider à aller de l'avant.
- Rendre les logements plus abordables en tirant parti de la puissance de la coopération public-privé, en stimulant une industrie du logement moderne et en créant de nouvelles carrières dans les métiers spécialisés.
- Protéger la souveraineté du Canada et assurer la sécurité de la population canadienne par des mesures qui renforceront les Forces armées canadiennes, notre frontière et nos services de police.
- Attirer les plus grands talents du monde pour bâtir notre économie tout en ramenant nos taux globaux d'immigration à des niveaux viables.
- Consacrer moins d'argent au fonctionnement de l'appareil gouvernemental pour que les Canadiennes et les Canadiens puissent investir davantage dans les gens et les entreprises qui bâtiront l'économie la plus forte du G7.
Travailler ensemble
Nous devons obtenir des résultats pour la population canadienne, en tant qu'équipe, engagés à l'égard d'un véritable gouvernement de cabinet. L'atteinte de ces objectifs nécessitera collaboration et coordination au sein du Cabinet. Je m'attends à ce que chaque comité du Cabinet, dirigé par son président, fasse avancer notre travail et surveille nos progrès, sous la supervision du Comité des priorités, de la planification et de la stratégie, et grâce à l'orientation du Cabinet plénier.
Tout en assumant vos principales responsabilités en tant que membre du Conseil des ministres, vous devez déterminer comment vous pouvez contribuer précisément à ces missions. On s'attendra à ce que vous fassiez preuve de leadership, que vous présentiez de nouvelles idées, que vous ayez une vision claire et que vous preniez des actions décisives – et on vous donnera les moyens de le faire. Au cours des prochaines semaines, je vous demanderai de définir les principaux objectifs et mesures de réussite en fonction desquels vous évaluerez les résultats que vous obtiendrez pour la population à titre de membre du Conseil des ministres.
Nous travaillerons en collaboration avec les parlementaires et la fonction publique. Nous travaillerons en partenariat avec les provinces, les territoires et les peuples autochtones. Enfin, nous rassemblerons les travailleurs, les entreprises et la société civile pour bâtir un Canada digne de nos enfants et de nos petits-enfants.
Tandis que nous accomplirons les tâches qui nous incombent, ne perdons pas de vue les valeurs canadiennes. Nous formons un pays dynamique qui est fier de sa diversité, qui prend soin des personnes les plus vulnérables et qui se bat pour offrir un avenir meilleur à tout un chacun. Le nouveau gouvernement fédéral va continuer d'avancer sur le chemin de la réconciliation avec les peuples autochtones, car ce travail est essentiel. Il va continuer de lutter contre les changements climatiques. Il va défendre la primauté du droit, protéger nos institutions démocratiques et cimenter l'unité de notre pays.
Les défis que le Canada doit relever sont considérables, mais nous avons plus que l'énergie et l'esprit constructif qu'il faut pour les affronter. C'est ainsi que nous avons bâti le meilleur pays du monde et c'est ainsi que nous bâtirons un pays encore meilleur.
En confiance,
Le très hon. Mark Carney,
Premier ministre du Canada
Comité permanent de la science et de la recherche (SRSR)
Affaires parlementaires, août 2025
Mandat du comité :
Le mandat du Comité permanent de la science et de la recherche (SRSR) de la Chambre des communes est d'étudier toute question relative à la science et à la recherche, incluant les rapports du conseiller scientifique en chef, ainsi que toute autre question dont le Comité permanent est saisi par la Chambre.
| Nom et rôle | Parti | Circonscription | Membre du comité SRSR depuis |
|---|---|---|---|
| Président | |||
| Salma Zahid | Libéral | Scarborough-Centre—Don Valley-Est, Ont. | Juin 2025 |
| Vice-président | |||
| Tony Baldinelli Ministre du cabinet fantôme pour le tourisme |
Conservateur | Niagara Falls—Niagara-on-the-Lake, Ont. | Décembre 2021 |
| Maxime Blanchette-Joncas Critique en matière de jeunesse, d'innovation et de science |
Bloc Québécois | Rimouski—La Matapédia, Québec | Décembre 2021 |
| Membres | |||
| Kelly DeRidder | Conservateur | Kitchener-Centre, Ont. | Juin 2025 |
| Vincent Neil Ho | Conservateur | Richmond Hill-Sud, Ont. | Juin 2025 |
| Helena Jaczek | Libéral | Markham—Stouffville, Ont. | Septembre 2023 |
| Jagsharan Singh Mahal | Conservateur | Edmonton-Sud-Est, Alb. | Juin 2025 |
| Jennifer McKelvie Secrétaire parlementaire du ministre du Logement et de l'Infrastructure |
Libéral | Ajax, Ont. | Juin 2025 |
| Taleeb Noormohamed Secrétaire parlementaire du ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique |
Libéral | Vancouver Granville, C.-B. | Juin 2025 |
| Aslam Rana | Libéral | Hamilton-Centre, Ont. | 13 juin 2025 |
Biographies des membres du comité
Président : Salma Zahid (Scarborough-Centre – Don Valley-Est, Ontario)
Libéral

- Élue pour la première fois comme députée de Scarborough-Centre en 2015 et réélue en 2019 et 2021. Réélue dans Scarborough-Centre—Don Valley-Est en avril 2025
- La députée Zahid est également membre du Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration (CIMM) et du Comité de liaison (LIAI). Elle a agi précédemment à titre de présidente du Comité CIMM et a siégé à plusieurs comités depuis son élection en 2015
- Avant son élection, la députée Zahid était organisatrice communautaire œuvrant pour soutenir les femmes, les familles et les jeunes. Elle a occupé plusieurs postes de la fonction publique au sein du gouvernement de l'Ontario
- La députée Zahid détient une maîtrise en gestion et administration de l'enseignement de l'Institute of Education de l'Université de Londres, et une maîtrise en administration des affaires de l'Université Quaid e Azam au Pakistan
Principaux intérêts parlementaires :
- Immigration
- Racisme anti-palestinien
Activités législatives :
- Projets de loi parrainés : C-331 Loi modifiant la Loi sur le Service canadien du renseignement de sécurité (obligation de franchise) (ne fait pas partie de l'Ordre de priorité)
1er Vice-président: Tony Baldinelli (Niagara Falls—Niagara-on-the-Lake, Ontario)
Conservateur

- Élu pour la première fois comme député de Niagara Falls en 2019 et réélu en 2021. Réélu comme député de Niagara Falls—Niagara-on-the-Lake en avril 2025
- Ancien membre de plusieurs comités, dont le Comité permanent de l'industrie, des sciences et de la technologie (INDU), le Comité permanent du commerce international (CIIT) et le Comité spécial sur la pandémie de la COVID-19 (COVI)
- Avant son élection, le député Baldinelli a travaillé à la Commission des parcs du Niagara pendant 18 ans. En septembre 2020, le chef conservateur Erin O'Toole a nommé le député Baldinelli conseiller spécial sur la relance du tourisme
Principaux intérêts parlementaires :
- Tourisme
- Services correctionnels
Activités législatives :
- Projets de loi parrainés : C-324 Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (détenus d'établissements à sécurité maximale) – ne fait pas partie de l'Ordre de priorité
2e Vice-président : Maxime Blanchette-Joncas (Rimouski—La Matapédia, Québec)
Bloc Québécois

- Élu pour la première fois comme député de Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques en septembre 2019 et réélu en 2021. Réélu dans Rimouski—La Matapédia en avril 2025
- Le député Blanchette-Joncas a agi précédemment comme vice-président du Comité SRSR et vice-président du Comité permanent des comptes publics et a été membre du Comité spécial sur la pandémie de la COVID-19 (COVI)
- Avant d'être élu, le député Blanchette-Joncas travaillait pour la Banque de développement du Canada (BDC) et a par la suite occupé le poste de directeur général adjoint de la municipalité de L'Isle-Verte
- Il détient un baccalauréat en administration des affaires de l'Université du Québec à Rimouski
Principaux intérêts parlementaires :
- Science et innovation
- Soutien pour les chercheurs et communautés de langue française au Québec et à travers le Canada
- Soutien aux universités de taille petite et moyenne
Activités législatives :
- Projets de loi parrainés :
- 44-1 : C-346 – Loi modifiant la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (brevet d'aptitude) – ne fait pas partie de l'Ordre de priorité
- 43-2 : C-281 – Loi modifiant la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada (brevet d'aptitude) – ne fait pas partie de l'Ordre de priorité, et C-295 – Loi modifiant la Loi de l'impôt sur le revenu (nouveaux diplômés travaillant dans une région désignée) – a franchi l'étape de la deuxième lecture à la Chambre des communes
Kelly DeRidder (Kitchener-Centre, Ontario)
Conservateur

- Élue comme membre du Parlement dans Kitchener-Centre en avril 2025
- Avant son entrée en politique, la députée DeRidder était professeure au Collège Conestoga et directrice de projet pour Rockwell Automation
Principaux intérêts parlementaires :
- S.O.
Activités législatives :
- S.O.
Vincent Neil Ho (Richmond Hill-Sud, Ontario)
Conservateur

- Élu pour la première fois comme député de Richmond Hill-Sud en avril 2025
- Avant son élection, le député Neil Ho travaillait comme avocat de société, conseillant des clients d'affaires canadiens et internationaux sur la conformité réglementaire et les questions transactionnelles
Principaux intérêts parlementaires :
- S.O.
Activités législatives :
- S.O.
Helena Jaczek (Markham—Stouffville, Ontario)
Libéral

- Élue pour la première fois comme député de Markham—Stouffville en 2019, puis réélue en 2021 et en avril 2025
- La députée Jaczek était précédemment ministre des Services publics et de l'Approvisionnement (août 2022 – juillet 2023) et ministre responsable de l'Agence fédérale de développement économique pour le sud de l'Ontario (oct. 2021 – août 2022)
- Elle était membre du Comité SRSR à la 44e législature et a siégé précédemment à plusieurs comités, dont le Comité INDU et le Comité permanent des transports, de l'infrastructure et des collectivités (TRAN)
- Avant d'entrer en politique fédérale, la députée Jaczek a été membre du Parlement provincial de l'Ontario et ministre de la Santé et des Soins de longue durée (févr. 2018 – juin 2018) et ministre des Services communautaires et sociaux (juin 2014 – févr. 2018)
Principaux intérêts parlementaires :
- Recherche en santé et collecte de données
- Santé mentale et toxicomanie
Activités législatives :
- Projets de loi parrainés : C-303 – Loi établissant une stratégie nationale sur la collecte de données sur la santé – ne fait pas partie de l'Ordre de priorité
Jagsharan Singh Mahal (Edmonton-Sud-Est, Alberta)
Conservateur

- Élu pour la première fois comme député d'Edmonton-Sud-Est en avril 2025
- Avant son élection, le député Singh Mahal a travaillé comme avocat pendant 12 ans
Principaux intérêts parlementaires:
- S.O.
Activités législatives:
- S.O.
Jennifer McKelvie (Ajax, Ontario)
Libéral

- Élue pour la première fois comme députée d'Ajax en avril 2025
- Avant d'entrer en politique fédérale, la députée McKelvie était mairesse adjointe de Toronto (nov. 2022 – mai 2025) et conseillère municipale de Toronto pour le quartier 25 Scarborough—Rouge Park (déc. 2018 – mai 2025)
- Elle travaillait précédemment comme géoscientifique environnementale et détient un baccalauréat en sciences environnementales de l'Université de Toronto à Scarborough et une maîtrise en sciences et un doctorat en géologie de l'Université de Toronto
Principaux intérêts parlementaires :
- S.O.
Activités législatives :
- S.O.
Taleeb Noormohamed (Vancouver Granville, Colombie-Britannique)
Libéral

- Élu pour la première fois comme député de Vancouver Granville en 2021 et réélu en avril 2025
- Le député Noormohamed est actuellement secrétaire parlementaire du ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique (juin 2025 –). Il était auparavant secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien (sept. 2023 – févr. 2025) et secrétaire parlementaire du ministre des Finances et des Affaires intergouvernementales (Canada-É.U.) (févr. 2025 – mars 2025)
- Il a siégé précédemment à un certain nombre de comités, dont le Comité permanent du patrimoine canadien (CHPC) et le Comité mixte permanent d'examen de la réglementation (REGS)
- Avant son élection, il occupait des postes de direction au sein d'un certain nombre d'entreprises de technologie, dont Farfetch et VRBO
Principaux intérêts parlementaires :
- Médias et technologies
Activités législatives :
- S.O.
Aslam Rana (Hamilton-Centre, Ontario)
Libéral

- Élu pour la première fois comme député de Hamilton-Centre en avril 2025
- Avant son élection, il travaillait en génie civil pour la ville de Toronto. Il détient une maîtrise et un baccalauréat en génie civil
- Le député Rana a affirmé qu'il se concentrerait sur le logement et l'infrastructure dans Hamilton-Centre, en tirant profit de son expérience en génie
Principaux intérêts parlementaires:
- S.O.
Activités législatives:
- S.O.
Analyse des médias : Intelligence artificielle
Période de couverture : Du 1er juillet au 29 octobre 2025
En juillet, des médias ont parlé d'un outil de l'Université de Waterloo capable de supprimer facilement les filigranes servant à indiquer qu'il s'agit de contenu généré par l'intelligence artificielle (IA), ce qui a soulevé des doutes à l'égard des efforts de lutte contre les hypertrucages. De son côté, le National Post a souligné le lancement, par le Canada et le Royaume-Uni, d'une initiative pour la sécurité de l'IA alors que les États-Unis militent pour adopter une approche moins réglementée (CBC).
Le mois suivant, Le Journal de Montréal rapportait qu'un Américain de 60 ans avait été hospitalisé après avoir suivi les conseils médicaux de ChatGPT, tandis que d'autres médias ont lancé une mise en garde à l'égard d'hypertrucages ciblant des dignitaires comme les premiers ministres Scott Moe et Mark Carney (La Presse Canadienne, La Presse). The Globe and Mail indiquait qu'une entreprise canadienne en démarrage du domaine de l'IA utilisait une technologie pour aider des patients aux prises avec de graves maladies mentales à voir leurs propres hallucinations. La couverture faisait également état d'une étude de Psychiatric Services qui révélait que l'IA fournissait des réponses irrégulières à des demandes sur le suicide et qu'il fallait donc que des améliorations soient apportées. Le tout a coïncidé avec une poursuite contre ChatGPT, qui aurait aidé un adolescent à se suicider, et des témoignages de parents devant le Sénat américain au sujet de décès similaires liés à l'IA (Toronto Star, National Post, The Globe and Mail, La Presse Canadienne). Un article connexe s'est penché sur les propos du ministre Solomon qui affirmait avoir utilisé un outil d'IA de Google pour s'informer sur un projet de loi, puis a critiqué l'inexactitude de l'outil (The Logic).
Plus récemment, des articles ont abordé l'objectif du ministre Solomon de trouver un équilibre entre l'innovation et la réglementation dans le contexte du lancement par le Canada d'un groupe de travail sur l'IA qui tirera des leçons d'une récente enquête concernant la protection des renseignements personnels sur TikTok (Toronto Star, The Globe and Mail, La Presse Canadienne, Toronto Star). Les médias ont également parlé d'OpenAI, qui a installé des contrôles parentaux dans ChatGPT dans le contexte d'une utilisation accrue de l'outil par les adolescents (La Presse), puis de la signature, par plus de 200 experts, d'un décret visant à fixer, d'ici 2026, des lignes rouges pour l'IA, c'est-à-dire des limites à l'utilisation de l'IA à l'échelle mondiale (Toronto Star). Des articles ont rapporté les préoccupations de parents qui se demandent si leurs enfants devraient utiliser l'IA, évaluant à la fois les avantages et les risques pour la santé mentale (The Globe and Mail). Parallèlement, on apprend qu'une Ontarienne a perdu 90 000 dollars américains après avoir vu un hypertrucage de Doug Ford faisant la promotion d'une fausse cryptomonnaie (The Hamilton Spectator). Les médias ont aussi exposé des préoccupations quant à l'utilisation de l'IA à l'Agence du revenu du Canada et mis en lumière le nouvel outil de l'Université de Waterloo conçu pour surveiller les autres systèmes d'IA. La couverture a également traité de l'utilisation croissante d'outils d'IA dans les systèmes de santé partout au Canada (La Presse Canadienne, Waterloo Region Record, Waterloo Region Record, The Hill Times).
Cette semaine, The Hill Times a soulevé des préoccupations en ce qui concerne le manque de représentation de personnes noires au sein du Groupe de travail sur la stratégie en matière d'IA, alors que d'autres médias ont souligné l'engagement pris par le ministre Solomon lors de la conférence « Govern or Be Governed », tenue à Montréal, soit de se pencher sur l'hypertrucage, les problèmes de transfert de données, et l'utilisation de l'IA par les enfants de même que la mise en place d'une réglementation connexe (BetaKit, MobileSyrup).
ISDE : Foire aux questions
Soutien à l'écosystème de recherche en IA :
Q1. Comment le Canada veille-t-il à ce que son écosystème de recherche en IA reste compétitif à l'échelle internationale?
Q2. Que fait le Canada pour soutenir la recherche fondamentale et appliquée en IA, aider à commercialiser les innovations et garantir un financement équitable entre les régions et les établissements?
Q3. Quels résultats de la Stratégie pancanadienne en matière d'IA justifient la poursuite des investissements?
Q4. Comment le programme des grappes d'innovation mondiales aide-t-il à traduire la recherche en IA en applications concrètes?
Q5. Pourquoi le pays est-il à la traîne dans l'adoption et la commercialisation des innovations issues de la recherche en IA afin de générer des avantages économiques et de productivité tangibles pour les Canadiens?
Main-d'œuvre et attraction des talents dans le domaine de l'IA :
Q6. Pourquoi l'attraction de talents internationaux en IA est-elle importante pour l'écosystème de recherche du Canada et constitue-t-elle un pilier central de la Stratégie pancanadienne en matière d'IA (SPCIA)?
Q7. Quelles nouvelles mesures sont nécessaires pour aider les chercheurs talentueux à venir au Canada et à y rester?
Q8. Compte tenu des changements récents, que fait le gouvernement pour s'assurer que les meilleurs talents mondiaux puissent venir rapidement ici et contribuer à notre écosystème de recherche?
Q9. Comment le gouvernement prévoit-il de soutenir les chercheurs en IA en début et en milieu de carrière qui ont du mal à obtenir des financements dans un environnement hautement concurrentiel?
Capacité de calcul et infrastructure d'IA :
Q10. Les investissements récents dans les infrastructures d'IA sont-ils suffisants pour lever les obstacles auxquels sont confrontés les chercheurs?
Q11. Quelle infrastructure nationale est en place pour soutenir la connectivité à haut débit, le partage sécurisé des données et la collaboration pour la recherche en IA à travers le Canada?
Sécurité, éthique et innovation responsable en matière d'IA
Q12. Comment le gouvernement fédéral assure-t-il le leadership du Canada en matière de sécurité de l'IA, et quelles mesures concrètes prend-il pour favoriser la collaboration et la recherche multidisciplinaire sur les risques liés à l'IA?
Q13. Quels types de recherche et de collaboration sont soutenus par l'Institut canadien de la sécurité de l'IA?
Q14. Pourquoi l'Institut de sécurité de l'IA est-il situé au sein du gouvernement du Canada?
Q15. Comment le Canada assure-t-il la sécurité de l'IA tout en conservant son leadership international dans la recherche sur l'IA?
Q16. De quelle manière le code de conduite volontaire contribue-t-il à un écosystème de recherche responsable en matière d'IA au Canada, et quelles sont les preuves de son adoption?
Q17. Étant donné que le code de conduite volontaire pour l'IA n'est pas contraignant, que fait le gouvernement pour garantir un développement responsable de l'IA et une atténuation efficace des risques?
Leadership international et gouvernance :
Q18. Comment le Canada fait-il progresser l'innovation et la gouvernance responsables en matière d'IA à l'échelle internationale, et quelles mesures sont prises pour aligner la recherche canadienne en IA sur les normes mondiales?
Protection et valorisation des découvertes en matière d'IA :
Q19. Comment l'ISDE veille-t-il à ce que la recherche et les découvertes canadiennes en matière d'IA soient protégées et commercialisées plutôt que perdues au profit d'acquisitions étrangères ou de licences à l'étranger?
Soutien à l'écosystème de recherche en IA
Q1. Comment le Canada veille-t-il à ce que son écosystème de recherche en IA reste compétitif à l'échelle internationale?
- L'IA représente une avancée technologique importante de notre époque, et le Canada met en œuvre une stratégie globale visant à maintenir sa position concurrentielle. Le Canada a été le premier pays au monde à lancer une stratégie nationale financée en matière d'IA, la Stratégie pancanadienne en matière d'IA (SPCIA)
- La SPCIAI, présentée dans le budget de 2017, a investi environ 742 millions de dollars dans l'écosystème canadien de l'IA depuis 2017. Ces investissements ont soutenu des écosystèmes d'IA dynamiques grâce au Programme de chaires Canada-CIFAR en IA et aux instituts nationaux d'IA (INAI) : l'Amii à Edmonton, le Mila à Montréal et l'Institut Vecteur à Toronto et Waterloo. Cette communauté de recherche constitue le noyau de l'un des viviers de talents en IA les plus riches au monde
- Grâce au programme de chaires CIFAR en IA, le Canada recrute les meilleurs chercheurs mondiaux en IA tout en conservant les meilleurs talents nationaux. Depuis 2017, plus de 125 chercheurs ont été nommés à des chaires CIFAR en IA au Canada, dont plus de 50 chercheurs internationaux de premier plan recrutés au Canada
- Les NAII indiquent qu'environ 250 étudiants diplômés et postdoctorants terminent leur formation chaque année
- Les chaires CIFAR en IA du Canada constituent le troisième groupe de recherche en IA le plus influent au monde (par chercheur), derrière Google et l'Institut Max Planck pour l'informatique, et devant Meta, le MIT, Oxford, Stanford, Tsinghua et bien d'autres
- Ils sont 4,5 fois plus susceptibles qu'un chercheur en IA moyen dans le monde de publier un article dans le premier pourcent des revues les plus citées
- La Stratégie canadienne sur la capacité de calcul souveraine pour l'IA (SCCS), qui comprend les 2 milliards de dollars annoncés dans le budget de 2024, permettra aux entreprises, aux innovateurs et aux chercheurs canadiens d'avoir accès à la capacité de calcul nécessaire pour mener des recherches et mettre au point des solutions d'IA conçues au Canada dans tous les secteurs de l'économie. Dans cette optique, le budget de 2025 a annoncé un investissement de 925,6 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir une infrastructure publique souveraine à grande échelle en matière d'IA afin de renforcer la capacité de calcul de l'IA pour la recherche publique et privée (remarque : un investissement de 800 millions de dollars avait déjà été annoncé dans le budget de 2024)
- La Stratégie relative à l'infrastructure de recherche numérique (IRN), présentée dans le budget de 2018, vise à soutenir les chercheurs canadiens en leur fournissant les outils et les services numériques nécessaires pour transformer les mégadonnées en percées scientifiques. Dans le cadre de cette stratégie, l'Alliance de recherche numérique du Canada (l'Alliance) joue un rôle central dans le soutien à la recherche et à l'innovation de pointe au Canada en fournissant l'IRN essentielle, des services informatiques de recherche avancée, des services de gestion des données et des logiciels de recherche. Depuis 2019, l'Alliance a investi 296 millions de dollars dans le cadre de la stratégie DRI afin d'augmenter de plus de cinquante pourcent la capacité de calcul totale mise à la disposition des chercheurs de notre pays, de développer des outils, des services et des formations accessibles via sa plateforme nationale, et de coordonner un réseau de plus de 200 professionnels hautement qualifiés à travers le Canada, qui sont essentiels pour tirer pleinement parti de cette technologie. La stratégie DRI a engagé jusqu'à 258 millions de dollars pour poursuivre ce travail jusqu'en 2030
Q2. Que fait le Canada pour soutenir la recherche fondamentale et appliquée en IA, aider à commercialiser les innovations et garantir un financement équitable entre les régions et les institutions?
- Le gouvernement fédéral s'est engagé à soutenir la recherche fondamentale et appliquée en IA
- Dans le cadre du volet « Talents et recherche » de la SPCIA, le CIFAR renforce le recrutement de talents et la capacité de recherche dans les instituts d'IA, en recevant 208 millions de dollars sur dix ans (2021-2031). Ce financement soutient les trois instituts de la INIA (Amii, Mila et l'institut Vecteur), qui servent de pôles de recherche, de développement des talents et de commercialisation dans toutes les régions
- Les instituts nationaux d'IA accueillent les chaires Canada CIFAR en IA et servent de pôles centraux pour les chercheurs, les étudiants et les entreprises au cœur des principaux écosystèmes d'IA du Canada. Les instituts relient les établissements d'enseignement supérieur d'un océan à l'autre et permettent de traduire la recherche universitaire en résultats concrets grâce à leurs programmes de commercialisation
- Depuis 2021, les investissements réalisés dans le cadre de la Stratégie pancanadienne en matière d'IA ont aidé les instituts nationaux d'IA à offrir de la formation et du soutien à plus de 1 800 entreprises, tout en mobilisant 37 millions de dollars d'investissements du secteur privé
- 85 pourcent de ces entreprises ont déclaré que le soutien des instituts nationaux d'IA avait amélioré leur capacité à développer, adopter ou commercialiser l'IA
- 75 pourcent de ces entreprises ont déclaré avoir réalisé des gains de productivité, des économies de coûts ou d'autres gains d'efficacité opérationnelle grâce à leur collaboration avec les instituts (Source : CIFAR et les Instituts nationaux d'IA)
- D'autres programmes et initiatives fédéraux, notamment le Fonds de réponse stratégique et les grappes d'innovation mondiales, soutiennent les efforts de recherche et développement (R&D) et de commercialisation des entreprises. Depuis 2018, les pôles d'innovation mondiaux ont soutenu 131 projets de recherche en IA d'une valeur de 924 millions de dollars, favorisant la collaboration entre les entreprises pour relever les défis pratiques grâce à des technologies de pointe. À l'heure actuelle, le Fonds d'intervention stratégique compte 30 projets actifs dans le domaine des technologies numériques et émergentes, y compris des projets comportant des éléments d'IA. Les stratégies et mesures complémentaires contribuent à maintenir la position du Canada en tant que chef de file mondial dans le domaine de l'IA, à renforcer la compétitivité des entreprises et à faire en sorte qu'un plus grand nombre de Canadiens bénéficient de la croissance de l'économie numérique
- Les organismes subventionnaires fédéraux du Canada – les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) – aident les chercheurs à faire des découvertes et à créer des connaissances qui profitent aux Canadiens et au monde entier. Depuis 2008, les organismes subventionnaires fédéraux du Canada ont investi plus de 1,5 milliard de dollars dans des subventions de recherche fondamentale en IA menée par des chercheurs (p. ex. les subventions à la découverte du CRSNG). Ces subventions de base accordées à un stade précoce, octroyées dans le cadre de processus concurrentiels, complètent le financement ciblé et appliqué fourni par les investissements dans la recherche et les talents du PCAIS. Pour la seule année 2021-2022, les organismes subventionnaires ont versé près de 200 millions de dollars pour soutenir la recherche et la formation en IA
Q3. Quels résultats de la Stratégie pancanadienne en matière d'IA justifient la poursuite des investissements?
- La Stratégie pancanadienne en matière d'IA a considérablement renforcé l'écosystème canadien de l'IA, favorisant l'innovation, la croissance économique et les pratiques responsables en matière d'IA
- Dans le cadre de cette stratégie, le gouvernement du Canada a collaboré avec le CIFAR pour créer trois instituts nationaux d'IA et a lancé le programme de chaires de recherche en IA du CIFAR
- Depuis 2021, les INIA ont fourni de la formation et du soutien à plus de 1 800 entreprises tout en mobilisant 37 millions de dollars d'investissements du secteur privé. 85 pourcent de ces entreprises ont déclaré que le soutien des instituts nationaux d'IA avait amélioré leur capacité à développer, adopter ou commercialiser l'IA. 75 pourcent de ces entreprises ont déclaré avoir réalisé des gains de productivité, des économies de coûts ou d'autres gains d'efficacité opérationnelle grâce à leur collaboration avec les instituts
- Les NAII et le programme de chaires de recherche en IA du CIFAR ont soutenu les recherches révolutionnaires de trois lauréats des prix les plus prestigieux au monde:
- Yoshua Bengio (Mila) a remporté le prix Turing 2018 avec Geoffrey Hinton et Yann LeCun. Il est reconnu dans le monde entier comme un pionnier pour ses travaux sur l'apprentissage profond, comme l'informaticien le plus cité au monde et comme le scientifique vivant le plus cité dans tous les domaines en termes de citations totales
- Geoffrey Hinton (l'Institut Vecteur) a remporté le prix Nobel de physique 2024 pour ses travaux fondamentaux sur les réseaux neuronaux. Des recherches qui ont rendu possible l'IA telle que nous la connaissons aujourd'hui
- Richard S. Sutton (Amii) a remporté le prix Turing 2024 pour ses travaux pionniers dans le domaine de l'apprentissage par renforcement, une méthode clé permettant aux systèmes d'IA d'apprendre par l'interaction
- Grâce au programme des chaires CIFAR en IA, le Canada recrute les meilleurs chercheurs mondiaux en IA tout en conservant les meilleurs talents nationaux. Depuis 2017, plus de 125 chercheurs ont été nommés à des chaires CIFAR en IA au Canada, dont plus de 50 chercheurs internationaux de premier plan recrutés au Canada
- Les NAII indiquent qu'environ 250 étudiants diplômés et postdoctorants terminent leur formation chaque année
- Les chaires CIFAR en IA du Canada constituent le troisième groupe de recherche en IA le plus influent au monde (par chercheur), derrière Google et l'Institut Max Planck pour l'informatique, et devant Meta, le MIT, Oxford, Stanford, Tsinghua et bien d'autres
- Ils sont 4,5 fois plus susceptibles qu'un chercheur en IA moyen dans le monde de publier un article dans le premier pourcent des revues les plus citées
- En 2024-2025, 418 stagiaires ont participé aux programmes de formation NextGen AI du CIFAR, qui les aident à développer les compétences, l'expertise et les réseaux dont ils ont besoin pour réussir dans leur future carrière. Ces programmes visent à impliquer les groupes méritant l'équité dans le domaine de l'IA et à soutenir les programmes qui font progresser les approches de l'IA pour des avantages sociétaux positifs
- Ces résultats démontrent que nos investissements génèrent des rendements importants en matière de développement des talents, de commercialisation et de leadership mondial. Ils renforcent également la nécessité de continuer à investir dans les infrastructures et les politiques afin de maintenir l'élan et de garantir que le Canada reste à l'avant-garde
Q4. Comment le programme des Grappes d'innovation mondiales aide-t-il la recherche en IA à se traduire en applications concrètes?
- Les grappes d'innovation mondiales rassemblent des entreprises, des organismes sans but lucratif et des établissements de recherche afin de favoriser l'innovation et de relever ensemble des défis qu'aucune entreprise, aucun secteur ou aucune communauté ne peut surmonter seul. Chaque grappe finance des projets collaboratifs menés par l'industrie afin de résoudre des problèmes concrets à l'aide de technologies de pointe, notamment l'IA. Le financement de contrepartie réduit les risques liés à la recherche en IA à un stade précoce pour les entreprises et encourage les investissements du secteur privé dans l'innovation et la commercialisation de pointe fondées sur la recherche
- Les grappes jouent également un rôle important dans la création d'écosystèmes d'innovation solides en mettant en relation les start-ups, les petites et moyennes entreprises (PME) et les grandes entreprises avec les universités et les instituts de recherche, y compris ceux qui se concentrent sur l'IA, en soutenant les réseaux de partage des connaissances, les possibilités de formation et la mobilité des talents. Cette approche garantit que la recherche en IA est intégrée aux défis industriels plutôt que confinée au monde universitaire
- Par exemple, le projet Industries des protéines du Canada (IPC) mené par la société canadienne Precision AI utilise l'IA pour localiser les mauvaises herbes et pulvériser des herbicides à l'aide de drones
- Le développement des talents et la formation professionnelle constituent un autre volet des programmes des grappes, notamment le soutien aux initiatives de perfectionnement et de reconversion spécifiques à l'IA afin d'élargir le bassin de talents et de répondre à la demande critique pour satisfaire les besoins actuels et futurs du Canada en matière de main-d'œuvre. Cela comprend des partenariats avec des collèges et des universités afin de créer des micro-certifications et des programmes de formation spécialisés liés à l'IA
- Depuis leur création en 2018, les grappes ont soutenu 131 projets d'IA avec des partenaires universitaires ou de recherche. Ces projets ont une valeur totale de 924 millions de dollars et ont réuni 970 collaborateurs, dont 222 (soit 23 pourcent) étaient des partenaires universitaires ou de recherche
Q5. Pourquoi le pays est-il à la traîne dans l'adoption et la commercialisation des innovations issues de la recherche en IA afin de générer des avantages économiques et de productivité tangibles pour les Canadiens?
- Les investissements précoces et soutenus du Canada, qui s'élèvent à plus de 3 milliards de dollars depuis 2017, ont permis de mettre en place un écosystème de recherche en IA reconnu mondialement, ancré par le CIFAR, Mila, l'Institut Vecteur et Amii, qui attire les meilleurs talents et favorise l'innovation responsable
- Les investissements fédéraux plus récents se sont concentrés sur la mise en relation des découvertes et du déploiement, en mettant en contact les chercheurs avec les start-ups, les PME et l'industrie afin d'accélérer la commercialisation grâce à des programmes tels que la Stratégie pancanadienne en matière d'IA, le Fonds stratégique pour l'innovation et les agences de développement régional
- De nombreuses entreprises canadiennes, en particulier des PME, nous ont fait part des obstacles auxquels elles sont confrontées en matière de commercialisation et d'adoption. Ces défis comprennent l'expertise et les talents limités en matière d'IA, l'accès au capital, la disponibilité des données et l'accès aux ressources informatiques
- Nous nous employons déjà à relever ces défis, à commencer par le lancement de la Stratégie souveraine canadienne en matière de calcul IA et un investissement de 2 milliards de dollars pour renforcer la capacité souveraine de calcul IA pour la recherche et l'industrie
- Alors que nous nous tournons vers la prochaine phase de la stratégie canadienne en matière d'IA, nous nous appuierons sur les contributions du groupe de travail sur l'IA et les consultations publiques pour déterminer comment accélérer l'adoption de l'IA, renforcer les voies de commercialisation de l' t maximiser les retombées économiques et sociétales des investissements du Canada dans l'IA
Main-d'œuvre et attraction des talents dans le domaine de l'IA
Q6. Pourquoi l'attraction de talents internationaux en IA est-elle importante pour l'écosystème de recherche du Canada et constitue-t-elle un pilier central de la Stratégie pancanadienne en matière d'IA (SPCIA)?
- Dans le cadre de la Stratégie pancanadienne en matière d'intelligence artificielle, le gouvernement du Canada investit dans des initiatives visant à favoriser l'adoption de l'IA dans l'économie et la société canadiennes. Sous le pilier « Talents et recherche », le CIFAR collabore avec les instituts nationaux d'IA du Canada – Amii (Edmonton), Mila (Montréal) et l'Institut Vecteur (Toronto et Waterloo) – afin d'attirer, de retenir et de former les meilleurs talents en IA au Canada
- L'écosystème canadien de l'IA repose sur le talent. Des chercheurs canadiens tels que Geoffrey Hinton, Yoshua Bengio et Richard Sutton ont jeté les bases de nombreuses avancées qui sous-tendent la technologie actuelle de l'IA, et les chercheurs canadiens dans ce domaine comptent parmi les meilleurs au monde. Mais cet avantage n'est en aucun cas acquis, car la concurrence mondiale pour attirer les talents dans le domaine de l'IA s'intensifie. Les investissements du Canada dans le cadre de la Stratégie pancanadienne en matière d'IA visent à retenir les meilleurs talents canadiens en IA et à attirer les meilleurs et les plus brillants talents du monde entier pour qu'ils s'installent au Canada
- En travaillant aux côtés de leaders mondiaux, les chercheurs et les étudiants diplômés canadiens en IA bénéficieront d'une formation et d'un mentorat inestimables. Ces talents de classe mondiale serviront également de catalyseurs, attirant ainsi d'autres personnes hautement qualifiées au Canada. En fin de compte, cet investissement contribue à la constitution d'un solide vivier de talents, préservant ainsi la capacité à long terme du Canada dans des domaines, notamment l'IA, qui sont essentiels à notre croissance économique et à notre bien-être social, et positionnant le Canada comme un pôle scientifique et d'innovation de premier plan à l'échelle mondiale, aujourd'hui et à l'avenir. L'élargissement du bassin de talents spécialisés en IA contribuerait à faire progresser la Stratégie nationale en matière d'IA, en attirant des experts mondiaux, en formant la prochaine génération de scientifiques et en soutenant les partenariats industriels et la commercialisation
Q7. Quelles nouvelles mesures sont nécessaires pour aider les chercheurs talentueux à venir au Canada et à y rester?
- Le gouvernement du Canada s'est engagé à soutenir la science et la recherche et reconnaît que des talents de calibre mondial sont essentiels pour stimuler l'innovation, renforcer la résilience du Canada et assurer son leadership dans une économie mondiale en rapide évolution
- C'est pourquoi le budget 2025 a annoncé jusqu'à 1,7 milliard de dollars pour recruter les meilleurs talents internationaux en recherche afin de contribuer à la compétitivité mondiale du Canada et à l'économie de l'avenir
- Cette initiative s'inscrit dans le cadre plus large de la Stratégie et du Plan d'action pour attirer les talents internationaux, dirigés par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. Cette stratégie à plusieurs volets saisit l'occasion de recruter des chercheurs de renommée mondiale qui cherchent des débouchés à l'étranger en raison des réductions budgétaires et des changements de politique mis en œuvre aux États-Unis
- L'initiative d'attraction des talents annoncée dans le budget 2025 vise à recruter plus d'un millier de chercheurs. L'approche à trois volets comprend le financement des trois organismes subventionnaires fédéraux pour :
- les chaires de recherche axées sur la recherche transformationnelle et translationnelle (1 milliard de dollars sur 13 ans)
- les chercheurs doctorants et postdoctorants (133,6 millions de dollars sur trois ans)
- les professeurs adjoints (120 millions de dollars sur 12 ans)
- Afin de garantir des conditions de recrutement attrayantes, le budget 2025 prévoit également 400 millions de dollars sur sept ans pour la Fondation canadienne pour l'innovation afin de fournir un soutien aux infrastructures de recherche pour les chaires recrutées. Ensemble, ces initiatives permettront au Canada de rivaliser pour attirer les meilleurs talents mondiaux dans le domaine de la recherche, à un moment où la concurrence pour les talents hautement qualifiés s'intensifie
- Le Canada compte certains des meilleurs chercheurs au monde, en partie grâce au soutien important que le gouvernement accorde à la recherche et à l'innovation. Par exemple, le budget 2024 a prévu 825 millions de dollars pour augmenter la valeur annuelle et le nombre de bourses d'études et de recherche afin de soutenir la prochaine génération de talents. Il a également prévu 1,8 milliard de dollars pour les conseils subventionnaires fédéraux afin d'augmenter le financement des subventions de recherche. Ce financement renforce l'engagement de notre gouvernement envers la science et la recherche et le soutien aux meilleurs talents canadiens en matière de recherche
Q8. Compte tenu des changements récents, que fait le gouvernement pour s'assurer que les meilleurs talents mondiaux puissent venir ici rapidement et contribuer à notre écosystème de recherche?
- Le budget 2025 prévoit un investissement de 1,7 milliard de dollars pour recruter plus de 1 000 chercheurs de calibre mondial, attirer les meilleurs doctorants et postdoctorants et aider les universités à embaucher à l'échelle internationale, afin de positionner notre système d'immigration de manière à répondre aux besoins d'une économie moderne et compétitive
- La Stratégie et le Plan d'action pour attirer les talents internationaux permettront au système d'immigration de répondre aux besoins stratégiques du marché du travail, en veillant à ce que le Canada dispose des talents nécessaires pour stimuler l'innovation et la croissance dans nos industries stratégiques, tout en respectant les objectifs en matière d'immigration afin de garantir un taux d'immigration durable
- Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada offrira un soutien dédié et un traitement accéléré aux talents recrutés, contribuant ainsi à garantir que des chercheurs de calibre mondial soient en place dès que possible
- Si on vous presse : Chaque année, le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté dépose le Plan des niveaux d'immigration, un aperçu prospectif des objectifs en matière d'immigration. Ces mesures relèvent du mandat de mon collègue, mais nous travaillons en étroite collaboration pour veiller à ce que les réservoirs de talents soutiennent les objectifs du Canada en matière d'IA
Q9. Comment le gouvernement prévoit-il de soutenir les chercheurs en début et en milieu de carrière dans le domaine de l'IA qui ont du mal à obtenir des financements dans un environnement hautement concurrentiel?
- Les chercheurs en début de carrière inspirent et stimulent certaines des recherches les plus innovantes et les plus tournées vers l'avenir au Canada. En soutenant les chercheurs en début de carrière, le Canada ouvre la voie à de nouvelles découvertes et renforce sa position de leader mondial dans le domaine du développement des talents en recherche
- Les trois organismes subventionnaires fédéraux (les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH)) et la Fondation canadienne pour l'innovation soutiennent les chercheurs en début de carrière de plusieurs façons
- Cela comprend, par exemple, l'affectation d'une partie du financement des programmes de recherche phares appropriés à des projets dirigés par des chercheurs en début de carrière, en fonction du nombre de demandes reçues. La stratégie de financement a été mise en œuvre, par exemple, pour les subventions à la découverte du CRSNG, les subventions à la découverte du CRSH et le Fonds des nouvelles frontières en recherche des trois organismes
- Le budget 2025 propose d'accorder jusqu'à 120 millions de dollars sur 12 ans, à compter de 2026-2027, aux organismes subventionnaires fédéraux afin de soutenir le recrutement de professeurs adjoints internationaux par les universités. Cet investissement s'inscrit dans le cadre d'une « stratégie et d'un plan d'action pour attirer les talents internationaux » plus larges visant à renforcer l'écosystème de recherche et la compétitivité mondiale du Canada
- Le programme de chaires CIFAR en IA est ouvert aux chercheurs en début de carrière et contribue à recruter et à retenir les meilleurs talents émergents dans l'écosystème canadien de l'IA
- L'Institut canadien pour la sécurité de l'IA, par l'intermédiaire du CIFAR, finance des projets à haut risque et à haut rendement et accorde la priorité au soutien des chercheurs émergents et étudiants afin de former la prochaine génération d'experts en sécurité de l'IA
Capacité de calcul et infrastructure d'IA
Q10. Les investissements récents dans les infrastructures d'IA sont-ils suffisants pour lever les obstacles auxquels sont confrontés les chercheurs?
- Le Canada se classe au dernier rang du G7 en termes de capacité de calcul accessible au public. L'offre nationale limitée d'infrastructures de processeurs graphiques (GPU) à haute densité limite la capacité des chercheurs à former et à déployer à grande échelle des modèles d'IA avancés. Sans accès à une infrastructure d'IA de pointe, les chercheurs et les innovateurs canadiens risquent d'être laissés pour compte
- L'adoption rapide des technologies d'IA stimule les investissements dans les centres de données à travers le monde, les investisseurs du secteur privé et les gouvernements agissant de toute urgence pour s'assurer que leurs économies disposent de l'infrastructure informatique nécessaire pour tirer parti des progrès de la technologie d'IA. La compétitivité à long terme du Canada dans le domaine de l'IA dépend de la garantie que les chercheurs ont accès à des ressources informatiques de classe mondiale qui ne sont pas disponibles au niveau national
- Le budget 2025 s'appuie sur les engagements antérieurs en matière d'infrastructure souveraine en proposant 925,6 millions de dollars sur cinq ans pour la construction d'une infrastructure publique souveraine à grande échelle dédiée à l'IA afin de stimuler la recherche et l'innovation dans les secteurs public et privé. La création d'une infrastructure informatique publique souveraine renforcera directement la capacité du Canada à mener des recherches fondamentales et appliquées dans le domaine de l'IA, à attirer et à retenir les meilleurs talents, et à favoriser la collaboration entre les universités, les start-ups et les entreprises établies. L'ancrage de la capacité de calcul dans le domaine de la recherche publique garantit un accès large et équitable tout en créant une plateforme que l'industrie peut exploiter pour établir des partenariats de recherche et développement alignés sur les priorités nationales
Q11. Quelle infrastructure nationale est en place pour soutenir la connectivité à haut débit, le partage sécurisé des données et la collaboration pour la recherche en IA à travers le Canada?
- CANARIE est un organisme sans but lucratif financé par le gouvernement fédéral qui exploite le réseau national de recherche et d'éducation à très haute vitesse du Canada ultra-rapide du Canada, qui relie les chercheurs, les enseignants et les innovateurs à travers le pays et à leurs partenaires internationaux
- En tant que pierre angulaire de la stratégie canadienne en matière d'infrastructure de recherche numérique (IRN), qui a reçu 176 millions de dollars sur cinq ans dans le cadre du budget 2024, CANARIE soutient la collaboration et la recherche à forte intensité de données grâce à des initiatives telles que le Réseau national de recherche et d'éducation (NREN), les programmes de logiciels de recherche et la gestion des données de recherche
- Ces services fournissent une connectivité à haut débit, des logiciels réutilisables et des outils de partage de données sécurisés, reliant les réseaux provinciaux et territoriaux entre eux et aux partenaires internationaux du NREN
Sécurité, éthique et innovation responsable en matière d'IA
Q12. Comment le gouvernement fédéral assure-t-il le leadership du Canada en matière de sécurité de l'IA et quelles mesures concrètes prend-il pour favoriser la collaboration et la recherche multidisciplinaire sur les risques liés à l'IA?
- En novembre 2024, le gouvernement du Canada a lancé l'Institut canadien de la sécurité de l'IA (ICSIA). L'Institut fait progresser la compréhension scientifique des risques associés aux systèmes d'IA les plus avancés et élabore des mesures pour y faire face. Les systèmes d'IA avancés peuvent, par exemple, être utilisés intentionnellement par des acteurs malveillants pour commettre des fraudes, faciliter des cyberattaques ou développer plus facilement des armes biologiques
- L'Institut tire parti de l'écosystème canadien de recherche en IA de classe mondiale et collabore avec des instituts partenaires du monde entier en tant que membre du Réseau international pour la sécurité de l'IA (Réseau ISIA). L'ICSIAcherche à faire progresser la collaboration internationale en continuant à travailler avec les membres du réseau ISIA sur des exercices conjoints d'évaluation de modèles et en mettant en place un programme de recherche solide qui contribue à faire progresser les connaissances dans le domaine de la sécurité de l'IA
- L'Institut est hébergé par l'ISDE, qui dispose d'un bureau dédié chargé de coordonner les politiques et les engagements internationaux, grâce auquel l'ICSIA collabore avec la communauté canadienne de recherche en IA, solide et à la pointe au niveau mondial, notamment les trois instituts nationaux d'IA (INIA)
- Les activités de recherche sont menées selon deux axes : un axe de recherche dirigé par des chercheurs en collaboration avec l'Institut canadien de recherches avancées (CIFAR), qui permet à des experts canadiens et internationaux d'explorer des questions cruciales relatives à la sécurité de l'IA, et un axe de projets dirigés par le gouvernement en collaboration avec le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), qui se concentre sur des projets répondant aux priorités du gouvernement
- L'ICSIA établit également des partenariats de collaboration avec les principaux acteurs du secteur de l'IA, notamment un protocole d'entente (PE) récemment conclu avec la société canadienne d'IA Cohere
Q13. Quels types de recherche et de collaboration sont soutenus par l'Institut canadien de la sécurité de l'IA?
- L'Institut canadien de la sécurité de l'IA (ICSIA)collabore avec des acteurs des secteurs public et privé, du monde universitaire et de la société civile, garantissant ainsi une approche multidisciplinaire de la recherche sur la sécurité de l'IA. Le soutien à la recherche est regroupé en deux grandes catégories :
- Recherche appliquée et dirigée par des chercheurs : gérée dans le cadre d'un accord de contribution avec l'organisation de recherche mondiale basée au Canada, CIFAR, permettant à des experts canadiens et internationaux d'explorer des questions cruciales relatives à la sécurité de l'IA, telles que le contenu synthétique, l'alignement de l'IA et l'amélioration de la gouvernance des risques
- Projets dirigés par le gouvernement : mis en œuvre dans le cadre d'un protocole d'entente (PE) avec le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), axés sur des projets d'IA qui répondent aux priorités directes du gouvernement, comme la cybersécurité, y compris la collaboration internationale
- L'ICSIA tire parti du solide écosystème de recherche canadien en matière d'IA et de son vivier de talents de renommée mondiale pour faire progresser la compréhension des risques associés aux systèmes d'IA avancés et des mesures d'atténuation
Q14. Pourquoi l'Institut de sécurité de l'IA est-il situé au sein du gouvernement du Canada?
- L'ICSIA est hébergé par l'ISDE, qui dispose d'un bureau dédié chargé de la coordination des politiques et de l'engagement international
- Cette structure de gouvernance est optimale pour tirer parti du solide écosystème de recherche en IA du Canada, de son vivier de talents de premier plan au niveau mondial ainsi que de la communauté canadienne de recherche et d'affaires au sens large afin de faire progresser la compréhension des risques associés aux systèmes d'IA avancés et de collaborer avec des partenaires internationaux. Cette structure permet également au Canada de s'engager dans le réseau international des ISIA, dans le cadre duquel l'ICSIA collabore avec des ISIA partageant les mêmes idées aux États-Unis, au Royaume-Uni, dans l'Union européenne, au Japon et en Corée du Sud
- Compte tenu des risques importants que présentent les systèmes d'IA avancés, notamment le risque d'attaques malveillantes et de violations de la cybersécurité, il existe des liens entre la sécurité de l'IA et la sécurité publique
- Le bureau de l'ICSIA continue de servir de lien entre la recherche sur la sécurité de l'IA et les travaux en cours au sein de la communauté de la sécurité nationale
Q15. Comment le Canada garantit-il la sécurité de l'IA tout en conservant son leadership international dans la recherche sur l'IA?
- Les progrès rapides de l'IA ont mis en évidence le potentiel de cette technologie transformatrice, mais aussi le fait que sa puissance peut soulever des questions en matière de risques et de sécurité
- En novembre 2024, le gouvernement du Canada a créé l'Institut canadien de la sécurité de l'IA afin de faire progresser la compréhension scientifique des risques associés aux systèmes d'IA les plus avancés et de fournir des outils pour y faire face
- L'Institut canadien de la sécurité de l'IA est membre fondateur du Réseau international des instituts pour la sécurité de l'IA, qui comprend des organisations homologues aux États-Unis, au Royaume-Uni, dans l'Union européenne, en France, au Japon, en Corée, à Singapour, en Australie et au Kenya
- L'Institut cherche à faire progresser la collaboration internationale en travaillant avec les membres du réseau sur des exercices conjoints d'évaluation de modèles et en mettant en place un programme de recherche solide qui contribue à faire progresser les connaissances dans le domaine de la sécurité de l'IA
- En juillet 2025, l'Institut s'est engagé à verser 1 million de dollars à un partenariat de collaboration avec l'Institut britannique pour la sécurité de l'IA afin de financer la recherche sur l'alignement de l'IA. Ce partenariat offre l'occasion de collaborer plus étroitement avec le Royaume-Uni et de consolider le leadership mondial du Canada dans la recherche sur la sécurité de l'IA
- L'ICSIA codirige avec l'Australie le volet recherche du réseau sur les risques posés par les contenus synthétiques générés par l'IA et a publié le programme de recherche du réseau sur les contenus synthétiques en juillet 2025. L'ICSIA participe également à des évaluations de modèles multilingues menées par Singapour et l' r le Royaume-Uni, avec des contributions en cantonais, en farsi et en télougou; il a également publié conjointement les résultats des tests de modèles et un inventaire des outils d'évaluation des risques lors du Sommet d'action sur l'IA de Paris (février 2025)
Q16. De quelle manière le code de conduite volontaire contribue-t-il à un écosystème de recherche responsable en matière d'IA au Canada, et quelles sont les preuves de son adoption?
- Face aux préoccupations croissantes concernant les risques et les impacts de l'IA générative, le gouvernement du Canada a lancé à l'été 2023 une consultation sur les éléments d'un code de conduite volontaire pour les systèmes d'IA générative. Des personnes issues de divers horizons, notamment des innovateurs, des chercheurs et des acteurs de la société civile, ont donné leur avis sur ce que les organisations doivent faire pour créer et déployer des produits fiables, et sur la manière de garantir que le code reste d'actualité
- À cette fin, le gouvernement a élaboré le Code de conduite volontaire pour les systèmes avancés d'IA générative, qui définit les pratiques que les entreprises peuvent mettre en œuvre pour atténuer les risques associés à l'IA
- La poursuite des travaux sur l'utilisation sûre et responsable de l'IA contribue à renforcer la confiance et l'adoption de cette technologie, et permet de soutenir en toute confiance l'IA là où elle peut le plus favoriser la croissance et les opportunités
- Le Code s'articule autour de six principes conformes aux normes internationales en matière de gouvernance des systèmes d'IA et met l'accent sur les résultats nécessaires pour instaurer la confiance auprès des Canadiens. Les signataires du Code s'engagent publiquement à respecter ses principes et ses mesures, notamment à promouvoir la transparence, la responsabilité, la sûreté et la sécurité de leurs systèmes d'IA
- Le Code compte actuellement 46 signataires, allant des petites et moyennes entreprises aux organismes de recherche de pointe en IA et aux multinationales du Fortune 500
- Initialement élaborés pour les systèmes d'IA générative, les principes du Code et la plupart de ses mesures s'appliquent à toute une gamme de systèmes d'IA et peuvent être adoptés par les acteurs de l'écosystème canadien de l'IA
- En mars 2025, le gouvernement a publié des directives supplémentaires pour aider les gestionnaires de systèmes d'IA à mettre en œuvre le code et à élaborer des politiques responsables en matière d'IA au sein de leurs organisations
Q17. Étant donné que le Code de conduite volontaire pour l'IA n'est pas contraignant, que fait le gouvernement pour garantir un développement responsable de l'IA et une atténuation efficace des risques?
- Si l'IA offre des possibilités considérables pour la prospérité économique du Canada, elle soulève également de nouveaux défis et risques
- Bien que le Canada ne dispose pas d'une législation fédérale horizontale sur l'IA, de nombreuses lois canadiennes s'appliquent déjà à certains aspects du développement, du fonctionnement et de l'utilisation de l'IA, notamment la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE), la Loi sur le droit d'auteur et le Code criminel
- De plus, des lois sectorielles, telles que la Loi sur les aliments et drogues pour les dispositifs médicaux et la Loi sur la sécurité automobile pour les véhicules automobiles, peuvent traiter les risques liés au déploiement de l'IA dans des secteurs spécifiques
- Le Code de conduite volontaire pour le développement et la gestion responsables des systèmes avancés d'IA générative a été conçu comme une mesure provisoire en attendant l'adoption d'une législation contraignante. Ce code visait à faire le pont avec la réglementation prévue dans le projet de loi sur l'IA et les données (AIDA) en fournissant un ensemble de lignes directrices claires que les entreprises peuvent mettre en œuvre immédiatement
- En 2024, le gouvernement a lancé l'Institut canadien de la sécurité de l'IA (ICSIA) afin de financer et d'entreprendre des recherches techniques sur les risques liés à la sécurité de l'IA et les mesures d'atténuation, et de collaborer et partager des informations avec ses homologues du Réseau international des instituts pour la sécurité de l'IA. Le travail de l'ICSIA vise à faire progresser le déploiement sécuritaire de l'IA et à éclairer les politiques du gouvernement
- Le gouvernement travaille actuellement à la mise à jour de la stratégie nationale canadienne en matière d'IA, et la sécurité et la sûreté des systèmes d'IA, ainsi que les moyens de renforcer la confiance dans l'IA, sont des considérations essentielles. Le gouvernement s'engage à veiller à ce que les cadres politiques et législatifs soient suffisamment solides pour relever les défis et les risques liés à l'IA. Cependant, les différentes applications de l'IA et les différents risques nécessitent des réponses politiques différentes
- Afin de soutenir l'écosystème de recherche et d'innovation du Canada, nous devons veiller à ce que nos cadres réglementaires favorisent l'innovation et permettent d'équilibrer l'atténuation des risques. Certains aspects de l'AIDA pourraient être repris dans l'élaboration d'un cadre réglementaire actualisé pour l'IA
Leadership et gouvernance à l'échelle internationale
Q18. Comment le Canada fait-il progresser l'innovation et la gouvernance responsables en matière d'IA à l'échelle internationale, et quelles mesures sont prises pour harmoniser la recherche canadienne en IA avec les normes mondiales?
- Le Canada joue un rôle central dans l'élaboration de normes mondiales et l'organisation d'actions collectives autour de l'IA
- Le Canada est membre fondateur du Partenariat mondial sur l'IA (GPAI), une initiative internationale : initiative multipartite de l'OCDE qui se consacre à la promotion d'une IA responsable. Le GPAI a été créé à la suite des présidences canadienne et française du G7 en 2018 et 2019, avec pour mission de promouvoir le développement et l'utilisation responsables de l'IA par le biais de projets concrets. Le Canada continue de jouer un rôle de premier plan dans l'évolution du GPAI
- Le Canada est également un membre actif du Groupe de travail de l'OCDE sur la gouvernance de l'IA (AIGO) depuis sa création et en assure actuellement la vice-présidence. Le Canada considère le GPAI/OCDE comme un forum essentiel pour parvenir à un consensus entre les pays partageant les mêmes idées sur la gouvernance de l'IA et les cadres politiques internationaux en matière d'IA. Le GPAI envisage actuellement d'élargir sa composition afin de renforcer sa valeur en tant que forum inclusif, ce que le Canada et d'autres partenaires clés soutiennent
- Le Canada participe activement à des forums multilatéraux liés à l'IA, tels que le G20 et le G7, ainsi qu'à des forums bilatéraux, afin de faire progresser la collaboration et les opportunités pour l'économie canadienne. Nous poursuivons activement notre collaboration avec des partenaires clés afin de stimuler l'écosystème canadien de l'IA. La présidence canadienne du G7 accorde la priorité à l'adoption généralisée de systèmes d'IA responsables pour une prospérité partagée
- Le Canada a signé le Pacte numérique mondial, un cadre mondial pour la coopération numérique et la gouvernance de l'IA, lors du Sommet de l'avenir des Nations unies en septembre 2024
- Le Canada a également adopté la Convention-cadre du Conseil de l'Europe sur l'IA en février 2025, après consultation des provinces, des communautés autochtones et des parties prenantes. Il s'agit du tout premier traité international juridiquement contraignant visant à garantir que l'utilisation des systèmes d'IA soit pleinement conforme aux droits de la personne, à la démocratie et à la primauté du droit
Protection et valorisation des découvertes en matière d'IA
Q19. Comment ISED veille-t-il à ce que les recherches et les découvertes canadiennes en matière d'IA soient protégées et commercialisées plutôt que perdues au profit d'acquisitions étrangères ou de licences à l'étranger?
- La propriété intellectuelle et les droits de propriété sont essentiels : l'innovation commence par une idée, et l'ISDE peut aider à l'identifier et à la protéger. Lorsque vous inventez, vous apprenez. Et vous créez de la PI. Pratiquement toutes les innovations comportent une part de PI, dès le moment où vous commencez à donner vie à votre idée
- Dans l'écosystème de la recherche et de l'IA, il peut exister différents types de droits de PI que les chercheurs ou les établissements de recherche peuvent vouloir protéger. Cela peut se faire par le biais du droit d'auteur, des marques de commerce, des brevets et des dessins industriels. Les chercheurs peuvent également avoir des secrets commerciaux liés à des algorithmes d'IA qu'ils souhaitent protéger. Les secrets commerciaux peuvent inclure des formules, des pratiques, des conceptions, des modèles, des compilations de données, des dispositifs ou des instruments
- L'Office de la propriété intellectuelle du Canada (OPIC) de l'ISDE offre des services et peut mettre les parties prenantes en relation avec des programmes susceptibles de les aider. L'OPIC peut fournir des informations sur la PI afin d'aider les chercheurs, les institutions de recherche et les particuliers à élaborer leur stratégie en matière de PI. L'OPIC peut fournir des informations et des services sur la PI afin de vous aider à élaborer et à mettre en œuvre des stratégies en matière de PI, et peut offrir une assistance et des services pour enregistrer, gérer et exploiter commercialement des actifs de propriété intellectuelle (par exemple, par le biais de licences ou de marques de commerce). L'OPIC offre des services d'enregistrement, de gestion et d'exploitation commerciale des actifs de PI
- Grâce à la Stratégie canadienne en matière de propriété intellectuelle (PI), le gouvernement du Canada veille à ce que les entreprises, les créateurs, les entrepreneurs et les innovateurs canadiens aient accès aux meilleures ressources possibles en matière de PI grâce à la sensibilisation, à l'éducation et aux conseils en matière de PI, à des outils stratégiques de PI pour la croissance et à la législation sur la PI. La Stratégie canadienne en matière de propriété intellectuelle (PI) de l'ISDE et les programmes connexes (tels que le programme Assistance PI et Élever laPI) offrent de la formation, des conseils et des outils pour aider les entreprises à comprendre comment protéger leurs secrets commerciaux et leurs renseignements commerciaux confidentiels
- Si la protection de la PI est bien établie, la commercialisation reste un défi au Canada et dans le contexte de l'IA. Le gouvernement continue d'examiner comment les préoccupations canadiennes soulevées par l'IA générative, y compris celles soulevées par les industries culturelles et technologiques, peuvent être prises en compte dans le cadre du droit d'auteur ou par d'autres moyens
Acronymes : IA et écosystème de recherche canadien
A
- AGI – Intelligence artificielle générale
- AIDA – Loi sur l'intelligence artificielle et les données
- Amii – Institut d'intelligence artificielle de l'Alberta
- ANI – Intelligence artificielle étroite
- ARC – Calcul scientifique avancé
C
- CAISI – Institut canadien pour la sécurité de l'intelligence artificielle
- CCAI Chair – Canada CIFAR AI
- CFI – Fondation canadienne pour l'innovation
- CIFAR – CIFAR est le nom officiel de l'organisation. Elle était auparavant connue sous le nom d'Institut canadien de recherches avancées. Le nom « CIFAR » n'est pas utilisé comme acronyme.
- CPU – Unité centrale de traitement
D
- DEWG – Groupe de travail sur l'économie numérique
- DL – Apprentissage profond
- DPI – Infrastructure publique numérique
- DRAC – Alliance de recherche numérique du Canada
E
- EURO HPC JU – Entreprise commune européenne pour le calcul haute performance
G
- G20 – Groupe des vingt
- G7 – Groupe des Sept
- GenAI – IA générative
- GIC – Pôles d'innovation mondiaux
- GPAI – Partenariat mondial sur l'intelligence artificielle
- GPT – Transformateur génératif pré-entraîné
- GPU – Processeur graphique
H
- HAIP – Processus d'IA d'Hiroshima
- HPC – Calcul haute performance
I
- ICML – Conférence internationale sur l'apprentissage automatique
- IP – Propriété intellectuelle
L
- LLM – Modèle linguistique à grande échelle
- Parmi les LLM populaires, on trouve : GPT-4o (OpenAI), Claude 3 (Anthropic), Gemini 1.5 (Google), Mistral (open source)
M
- Mila – Institut d'intelligence artificielle du Québec
- ML – Apprentissage automatique
- MOU – Protocole d'accord
- MT – Traduction automatique
N
- NAII – Instituts nationaux d'IA
- NeurIPS – Systèmes de traitement de l'information neuronale
- NGen – Fabrication de nouvelle génération Canada
- NLP – Traitement du langage naturel
- NRC – Conseil national de recherches
O
- OCDE – Organisation de coopération et de développement économiques
P
- SPCAI – Stratégie pancanadienne en matière d'intelligence artificielle
- PIC – Protein Industries Canada
- LPRPDE – Loi sur la protection des documents électroniques
R
- RAG – Génération augmentée par la récupération
S
- SCC – Conseil canadien des normes
- SCS – Stratégie canadienne en matière de calcul souverain de l'IA
- SIF – Fonds stratégique pour l'innovation
- SL – Apprentissage superficiel
- FSR – Fonds de réponse stratégique, anciennement Fonds stratégique pour l'innovation (FSI)
T
- TDM – Exploration de textes et de données
V
- VC – Capital-risque
- Projet VITAL – Données de santé vitales en temps quasi réel pour les essais cliniques, l'intelligence artificielle et un système de santé évolutif
X
- XAI – IA explicable
FedDev Ontario : Questions et réponses
Question : Outre l'Initiative régionale en matière d'intelligence artificielle, qu'a fait FedDev Ontario pour appuyer le développement et l'adoption de l'intelligence artificielle (IA) dans le Sud de l'Ontario?
Messages clés :
- L'intelligence artificielle est un domaine d'intérêt stratégique pour FedDev Ontario. Environ la moitié des entreprises canadiennes spécialisées en IA se trouvent dans le Sud de l'Ontario
- FedDev Ontario reconnaît le potentiel qu'a l'IA de favoriser la croissance et l'amélioration de la productivité des PME de la région. C'est pourquoi, depuis 2015, l'Agence a investi plus de 420 millions de dollars dans des projets comportant une composante liée à l'adoption ou à la commercialisation de l'IA
- L'Agence continuera d'accorder la priorité aux projets qui favorisent la croissance et l'amélioration de la productivité au moyen d'outils et de produits basés sur l'IA dans le cadre de la prestation continue de l'Initiative régionale en matière d'intelligence artificielle et de la prestation de ses programmes permanents et temporaires,
Question : Vous êtes également le ministre responsable de l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario. Selon vous, quel potentiel l'IA a‑t‑elle pour favoriser la croissance économique et la productivité dans le Sud de l'Ontario?
Messages clés :
- Le Sud de l'Ontario est au cœur de l'économie canadienne, et je suis fier de contribuer à renforcer son potentiel en tant que ministre responsable de FedDev Ontario
- Dans le contexte de l'AI, le Sud de l'Ontario joue un rôle essentiel. La région compte des chercheurs, des experts et des institutions de renommée mondiale qui travaillent sur l'efficacité et la sécurité de l'IA. Geoffrey Hinton, le « parrain de l'IA », est professeur émérite à l'University of Toronto, avec laquelle il est affilié depuis plus de trente ans
- Le Sud de l'Ontario abrite également la moitié des entreprises spécialisées en IA du Canada, qui élaborent des moyens novateurs d'utiliser cette technologie transformatrice pour favoriser la productivité et la croissance
- FedDev Ontario investit pour aider ces entreprises à commercialiser leurs technologies axées sur l'IA et aider les entreprises d'autres secteurs à intégrer l'IA à leurs activités afin d'accroître leur productivité et de devenir plus compétitives à l'échelle mondiale.
Note de scénario pour la comparution du ministre Solomon devant le Comité permanent de la science et de la recherche (SRSR)
Le 3 décembre 2025, de 16 h 30 à 18 h 30
| Libéral | Salma Zahid (Scarborough-Centre—Don Valley-Est, Ont.) | Présidente du comité |
|---|---|---|
| Helena Jaczek (Markham—Stouffville, Ont.) | ||
| Jennifer McKelvie (Ajax, Ont.) | Secrétaire parlementaire du ministre du Logement et de l'Infrastructure | |
| Taleeb Noormohamed (Vancouver Granville, C.-B.) | Secrétaire parlementaire du ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique | |
| Aslam Rana (Hamilton-Centre, Ont.) | ||
| Conservateur | Tony Baldinelli (Niagara Falls—Niagara-on-the-Lake, Ont.) | Vice-président du comité, ministre du cabinet fantôme du PCC pour le tourisme |
| Kelly DeRidder (Kitchener-Centre, Ont.) | ||
| Vincent Neil Ho (Richmond Hill-Sud, Ont.) | ||
| Jagsharan Singh Mahal (Edmonton-Sud-Est, Alb.) | ||
| Bloc Québécois | Maxime Blanchette-Joncas (Rimouski—La Matapédia, Québec) | Vice-président du comité, BQ |
Détails sur la comparution :
Le Comité permanent de la science et de la recherche (SRSR) de la Chambre des communes a invité l'honorable Evan Solomon, ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique et ministre responsable de l'Agence fédérale de développement économique pour le sud de l'Ontario, à comparaître devant le comité au sujet de l'innovation et de la recherche scientifique menée sur l'intelligence artificielle (IA). Le sous-ministre délégué Mark Schaan accompagnera le ministre Solomon à la comparution pendant la première heure, et le sous-ministre délégué Mark Schaan et le sous-ministre adjoint Nipun Vats comparaîtront pendant la deuxième heure pour continuer à répondre aux questions.
Cette invitation fait suite à une motion du comité adoptée le 3 novembre 2025 qui invite le ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique à comparaître lors d'une réunion d'une durée d'au moins deux heures, aux côtés de représentants fédéraux d'ISDE.
Le texte intégral de la motion est disponible ici : Procès-verbal – SRSR (45-1) - n° 13 – Chambre des communes du Canada.
Motion au complet :
Que, conformément à l'article 108(3) du Règlement, le Comité permanent des sciences et de la recherche entreprenne une étude d'au moins quatre réunions sur l'innovation et la recherche scientifique menée sur le sujet de l'intelligence artificielle.
Que l'étude ait pour objectif d'examiner :
- les avancées récentes en recherche fondamentale et appliquée dans le domaine de l'intelligence artificielle;
- les besoins et défis des centres de recherche, des universités et des instituts publics en matière de financement, d'infrastructure, de recrutement et de collaboration interdisciplinaire;
- le rôle du gouvernement fédéral dans la promotion d'un écosystème de recherche responsable en l'intelligence artificielle;
- et les mécanismes permettant d'assurer la diffusion, la valorisation et la protection des découvertes scientifiques canadiennes en IA.
Et compte tenu du mandat du comité d'étudier les questions liées aux sciences et à la recherche, qui comprend la technologie de l'intelligence artificielle, que le comité invite :
- le ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation à comparaître lors d'une réunion d'au moins deux heures;
- des représentants fédéraux du ministère de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique du Canada;
- divers représentants et experts du secteur de l'intelligence artificielle;
- que le comité fasse rapport à la Chambre de ses conclusions et recommandations.
Logistique de la comparution:
Le ministre Solomon et les représentants d'ISDE sont les seuls témoins confirmés pour le 3 décembre. Il s'agira de la troisième d'au moins quatre réunions portant sur cette étude. Le ministre Solomon commencera par faire une allocution d'ouverture de 5 minutes, suivie d'une ronde de questions.
Le Ministre Solomon et les représentants d'ISDE comparaîtront comme suit :
Première heure :
- L'hon. Evan Solomon, C.P., député, ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique
- Mark Schaan, sous-ministre délégué
Deuxième heure :
- Mark Schaan, sous-ministre délégué
- Nipun Vats, sousministre adjoint, Secteur des sciences et de la recherche
L'ordre des questions au Comité SRSR :
- Première ronde : 6 min au PCC, au PLC et au BQ, dans cet ordre.
- Deuxième ronde et subséquentes : 5 min au PCC et au PLC, 2,5 min au BQ, puis 5 min au PCC et au PLC.
Contexte parlementaires:
Les réunions du Comité SRSR lors de la 45e législature se sont déroulées dans un esprit de collégialité. Les députés ont généralement orienté leurs questions sur le sujet à l'étude. Dans l'ensemble, les réunions du comité n'ont pas été teintées de combativité et les députés ont été respectueux envers les témoins, y compris les hauts représentants des ministères et organismes du gouvernement fédéral. Aucun ministre n'a comparu devant le Comité SRSR lors de la présente législature.
L'IA a fait l'objet d'un grand intérêt à la Chambre des communes ces derniers mois. Elle a été vantée par tous les partis politiques comme étant un domaine qui présente des occasions et un potentiel immenses en matière de changement technologique. Les députés de l'opposition du PCC et du BQ ont soulevé des préoccupations au sujet des pertes d'emplois au profit de l'IA, de la nécessité d'une réglementation plus robuste, des agents conversationnels de l'IA qui fournissent des informations incorrectes et de la souveraineté numérique, et ont questionné l'éthique du pouvoir des machines d'imiter l'intelligence humaine. Le BQ s'est également inquiété du fait que l'IA compromette les contenus culturels québécois et uniformise la culture.
Le gouvernement est résolu à faire avancer l'IA. Le budget de 2025 a consenti les investissements suivants :
- 925,6 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2025-2026, pour appuyer une infrastructure publique souveraine à grande échelle pour l'IA qui augmentera la puissance de calcul de l'IA disponible et appuiera l'accès à une capacité de calcul souveraine de l'IA à des fins de recherches publiques et privées. L'investissement assurera que le Canada dispose de la capacité dont il a besoin pour être concurrentiel à l'échelle mondiale dans un environnement sûr et souverain. De cette somme, 800 millions de dollars proviendront de fonds attribués dans le cadre financier.
- Le ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique échangera avec l'industrie pour cerner de nouveaux projets d'infrastructure prometteurs pour l'IA et conclure des protocoles d'entente pour ces projets.
- Le budget de 2025 annonce également l'intention du gouvernement de permettre à la Banque de l'infrastructure du Canada d'investir dans des projets d'infrastructure pour l'IA.
Analyse de la période des questions:
Il y a eu une diversité de questions posées au sujet de l'IA par les partis d'opposition durant la période des questions. Les questions de l'opposition ayant trait à l'IA ont porté sur la puissance de l'IA pour répandre de la désinformation et des faussetés, la perte d'emplois par les jeunes et les travailleurs dans les secteurs des services en raison de l'IA et les préoccupations liées à la sécurité de l'IA.
Questions connexes inscrites au Feuilleton:
Il y a eu cinq questions inscrites au Feuilleton lors de la 45e législature qui ont directement trait à l'IA, et plusieurs questions additionnelles inscrites au Feuilleton qui mentionnent des initiatives numériques. Les questions inscrites au Feuilleton portant sur l'IA ont porté sur l'utilisation de l'IA par le gouvernement, l'utilisation de l'IA à l'Agence du revenu du Canada (ARC) et son utilisation dans la détection et la surveillance des feux de forêt.
FedDev Ontario – Principaux acronymes
APECA – Agence de promotion économique du Canada atlantique
IA – Intelligence artificielle
Fonds pour l'écosystème du PECN – Fonds pour l'écosystème du Programme pour l'entrepreneuriat
des communautés noires
AÉPE – Accroissement d'échelle et productivité des entreprises
AC – Accord de contribution
CG – Conditions générales
CanNor – Agence canadienne de développement économique du Nord
DEC – Développement économique Canada pour les régions du Québec
DÉDC – Développement économique et diversification des collectivités
PDC – Programme de développement des collectivités
SID – Stratégie industrielle de défense
MDN – Ministère de la Défense nationale
IDE – Initiative de développement économique (pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire)
FedNor – Agence fédérale de développement économique pour le Nord de l'Ontario
PIB – Produit intérieur brut
PI – Propriété intellectuelle
Ministre de l'IAIN – Ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique
PacifiCan – Développement économique Canada pour le Pacifique
PrairiesCan – Développement économique Canada pour les Prairies
R et D – Recherche et développement
IRIA – Initiative régionale en matière d'intelligence artificielle
ADR – Agence de développement régional
IRID – Initiative régionale d'investissement pour la défense
CERI – Croissance économique régionale par l'innovation
IRICR – Initiative régionale pour l'innovation en construction résidentielle
EIR – Écosystème d'innovation régional
IQR – Initiative quantique régionale
IRRT – Initiative régionale de réponse tarifaire
Sud de l'Ont. – Sud de l'Ontario
PME – Petite et moyenne entreprise
CG – Conditions générale